Des lois de la nature et sa dynamique

Les ancien égyptiens, ne nous ont rien laissé d’écrits sur l’état de leurs connaissances des lois qui régissent le mouvement sur terre.

Les hiéroglyphes qui nous sont parvenus étant majoritairement extraits de tombes ou de gravures de temples sont de nature mystique, poétique ou de description de la vie courante.

Il serait vain de chercher la théorie de la relativité dans le cercueil d’Einstein ou les lois de la gravité de Newton dans sa tombe!

Devant cette absence de textes, on a eu tendance à considérer que leur connaissance ne pouvait être supérieure à celle que les grecs ont exprimée à travers leurs savants les plus connus comme Aristote, Ptolémée et Archimède, pour n’en citer que trois, tous formés en Égypte.

Mais c’est faire là une grave erreur, les anciens égyptiens ont eu eux aussi leur « siècle des lumières »…

Ces écrits ont servi de viatique scientifique aux civilisations du bassin méditerranéen et d’Europe du nord jusqu’au seizième siècle quand Copernic, mis le soleil au centre de l’univers et par conséquence la terre en mouvement autour du soleil, chose qu’il a bien fallu expliquer en introduisant la notion de gravité, notion reformulée un siècle plus tard par Galilée et finalement mise en mathématique par Newton au dix-huitième siècle.

Néanmoins l’existence d’un calendrier très précis peut nous convaincre que les anciens égyptiens avaient un bon niveau de connaissance en astronomie.

Qui dit astronomie dit mathématiques.

Sentiment qui se transforme en certitude quand on constate l’orientation très précise de la pyramide de Chéops, l’étoile polaire de l’époque que nous appelons Thuban aujourd’hui ne leur était pas inconnue.

La perfection et l’équilibre de leurs monuments ne nous laisse aucun doute sur leurs connaissances en géométrie, en équilibre statique et en techniques de mesures physiques.

La taille des linteaux protégeant des corridors étroits, de leurs toits à double pente et leurs voûtes en encorbellement pour protéger des volumes plus important, tous ces dispositifs encore intacts après 4 500 ans d’usage, peut nous laisser croire légitimement qu’ils connaissaient un moyen de calculer et la contrainte = le poids qu’un entassement de pierres peut appliquer et la résistance des matériaux = ce que l’on pouvait attendre comme résistance d’un bloc de pierre, car la solution employée variait en fonction de la contrainte appliquée.

Couloir étroit = linteau, chambre = toit ou voûte.

Ayant construit et fait naviguer des bateaux de toutes sortes, on peut être certain qu’ils avaient a minima une connaissance empirique du principe dit « d’Archimède », lequel ayant fait ses études à Alexandrie, aurait très bien pu en hériter des Égyptiens.

On ne sait rien de leurs connaissances « scientifiques » sur la chute des corps, c’est à dire sur les lois de la gravité et de l’inertie des masses.

Cependant, on peut leur prêter facilement, et ce sera mon cas, au moins une connaissance partie empirique partie théorique dans ce domaine, car de la pyramide de Djoser à celle de Mykérinos, ils n’ont pas pu en 150 ans tailler, transporter et entasser 30 millions de tonnes de pierres, sans ne rien connaître de la gravité ni de l’inertie.

Les constructeurs avaient donc compris que les forces éternelles de la nature qui nous entoure étaient disponibles pour mener leur chantier à condition d’en connaître assez et de s’y soumettre.

L’eau est insaisissable mais bien comprise et bien utilisée, elle peut pousser un flotteur capable d’élever à la verticale n’importe quelle pierre, même le plus lourd des mégalithes.

Une masse mise en mouvement d’une façon contrôlée devient une force aussi grande que son poids et en même temps un réservoir d’énergie qu’il faudra néanmoins savoir régénérer.

La force est dans la nature: tranquille elle peut être un obstacle : comme une étendue d’eau, une pierre trop lourde à déplacer, mais quand elle se déchaîne dans une tempête ou une avalanche mieux vaut ne pas se trouver là!

Domestiquer la force de la nature, s’en faire une alliée, a été le secret des constructeurs des pyramides.

Si comme dans TOUTES les théories présentées jusqu’alors , ils s’étaient contentés d’une utilisation statique de la faible force humaine même en nombres, les pyramides n’auraient jamais été construites.

Cette maîtrise dynamique a une exigence, qui va transparaître en filigrane dans toute cette étude: Tout dans ces pyramides est précis, non seulement les dimensions et les orientations, mais aussi les modes opératoires, les opérateurs étaient lestés pour peser exactement un poids connu à l’avance, les charges avaient un poids ajusté, les temps d’exécution étaient rythmés, les forces exercées étaient connues, les énergies délivrées exactement mesurées, les amplitudes de mouvement ajustées.

Le nombre est présent partout.

Rien n’était improvisé, tout était fixé d’avance.

Il reste néanmoins pour moi un mystère non résolu, comment des hommes dont on ne connait comme support d’information que la parole ou le papyrus, ont-ils pu consigner sur une si longue durée de chantier, avec une telle précision, des quantités considérables d’information sur les conceptions et les instructions d’exécution?

Comment maîtriser le stockage, le classement et la diffusion d’une information aussi complexe que précise à des milliers d’exécutants dont certains étaient à 1000 km du monument, avec une efficacité attestée par la réussite du projet, en n’utilisant que ces moyens rudimentaires de traitement de l’information ?

Merveille du monde

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