Flotteur oscillant

Le flotteur oscillant est une évolution du flotteur submersible inventé par Imhotep pour la pyramide de Saqqarah.

Il repose sur le phénomène naturel suivant, un flotteur correctement lesté, se met à osciller verticalement si on entretient cette oscillation.

Si H est la longueur du flotteur, à la course maximum, on trouve en simplifiant que la période est égale à √ (2 × H) par exemple 7.75 s pour un flotteur de 30 m.

flotteur

Ce flotteur peut faire un ascenseur vertical très performant, la hauteur de la course peut être très proche de la longueur totale du flotteur.

En se rapprochant de la solution du flotteur submersible de Saqqarah, si ce flotteur avait une longueur de 33 m ( la profondeur du puits) et une section de 3 M² ( proche de la section du puits), pour obtenir une course maximum, il devrait a son point d’équilibre hydrostatique avant d’être mis en oscillation être à demi immergé, soit avoir un tirant d’eau de 16.5 m, tenant alors une colonne d’eau de 16.5 m de haut et 3 M² de section, il devrait peser 50 t et osciller avec une période proche de 8 secondes .

50 t, poids considérable qui serait obtenu en accumulant des lingots de cuivre dans sa partie inférieure. Ce lest abaissant notablement son centre de gravité sous le point de résultante de la poussée d’Archimède  assure une grande stabilité verticale.

Cependant pour des raisons que l’on comprendra plus loin il faut limiter à 30 m la course à vide.

  • Une fois mis en mouvement par des opérateurs avec une amplitude de +/- 15 m pour une course totale de 30 m sans charge à soulever, ce flotteur a une énergie potentielle de 50 x 9.82 x 15 = 7 365 KJ ou 2 KWH, au point haut de son mouvement, qui se transforme totalement en énergie cinétique lorsqu’il passe en son point d’équilibre hydrostatique et vice versa, indéfiniment avec un besoin infime d’apport d’énergie pour entretenir ce mouvement.
  • Si au point bas de sa course on charge une pierre de 25 t sur le plateau du flotteur, l’énergie emmagasiné par le mouvement du flotteur, n’aura pas changé, mais le poids de l’ensemble sera plus élevé de 25 t, donc l’amplitude du mouvement va diminuer pour que l’énergie potentielle au point haut retrouve la même valeur.
  • L’amplitude de l’oscillation va varier proportionnellement aux charges, donc dans cet exemple, de 30 m elle va passer à 30 x 50 / 75 = 20 m
  • Le flotteur élèvera donc la pierre de 25 t à 20 m de hauteur en un temps égal à 1/4 de période soit  2 secondes!
  • Le prix à payer sera de devoir faire descendre par le flotteur un poids d’opérateurs égal à 25 t également, mais au lieu de faire cette compensation dans un seul va et viens, (ce qui est le cas du flotteur submersible) qui aurait demandé de charger le plateau avec 25 t d’opérateurs + lest sur 4 M² de plateau, maintenant on peut faire la compensation sur plusieurs oscillations à vide donc se passer de lest et ne travailler qu’avec des opérateurs.
  • Avec 3 m² de plateau on peut faire descendre 1.5 t d’opérateur par période, il faudra alors 17 périodes de fonctionnement à vide avec à chaque descente 15 opérateurs sur le plateau pour rendre au flotteur son énergie potentielle initiale qui se traduira par une amplitude d’oscillation à vide de +/- 15 m.
  • Le cycle total avant de pouvoir prendre une nouvelle charge sera alors de 17 périodes soit 136 s.
  • Dans le même puits qui élevait à 20 m une charge de 1 t en 76 s avec un flotteur submersible, le flotteur oscillant y élève 25 t toutes les 136 secondes.

La performance du flotteur oscillant dans le même puits est multipliée par 25 en terme de poids maximum à élever et par 14 en terme de débit massique.

Cependant pour accéder à cette performance il y a deux conditions préalables à remplir chacune posant un problème technologique ardu:

  1. Le flotteur étant toujours en mouvement, il faut être capable de charger une pierre sur le plateau à la volée en moins de 1.5 s et la décharger en 8 s. C’est un problème de mécanique dont une solution est expliquée ici.
  2. Le flotteur oscillant déplace beaucoup d’eau (45 M3 dans l’exemple) et il ne faut pas que le niveau d’eau soit trop modifié par la course du flotteur. Il faut construire à l’intérieur de la pyramide, un réservoir d’eau qui présente une surface importante de 20 à 30 fois la section du flotteur, alors que cette chambre est soumise à une pression de pierres énorme. C’est un problème d’architecture .

Fort heureusement par rapport à un sous marin cette pression ne s’exerce que verticalement de haut en bas mais pose un problème de résistance mécanique du toit, qui sera résolu par un toit en double chevron.

La première précaution  prise était de chercher à limiter la section du flotteur pour minimiser la surface du réservoir, mais c’était alors au détriment du poids maximum que l’on pouvait élever dans la pyramide.

Dans la pyramide de Chéops les dimensions de chambres sont conséquentes grâce à l’utilisation d’un grotte taillée dans la roche pour le premier étage: 116 M² de surface, l’adjonction d’une galerie horizontale de 40 M² de surface à la chambre basse: 71 M² de surface en tout et une chambre haute de 50 M² qui pouvait suffire pour un flotteur de section réduite.

La longueur du flotteur est la portée de l’élévateur à vide, en partie haute le flotteur reçoit le plateau porte charges.

Avec très peu de frottements cet oscillateur à un grand « facteur de qualité », ce qui veut dire qu’avec une infime quantité d’énergie on peut entretenir des amplitudes d’oscillation considérables.

On a compris que ce flotteur est très lourd, si on lui demande de soulever une pierre, il va le faire facilement en cédant à cette pierre une partie de l’énergie qu’il avait emmagasinée dans son mouvement.

Cédant son énergie, l’amplitude de ses oscillations va être réduite, il faudra que des opérateurs lui restituent l’énergie perdue avant que le flotteur ne lève une nouvelle charge.

Comment?

Très simplement en prenant place depuis l’assise sur le plateau qui a monté la pierre quand ce plateau descend, ils cèdent ainsi l’énergie potentielle qu’ils avaient acquise à la force de leurs muscles en gravissant avec leurs jambes des échelles posées contre la paroi extérieure de la pyramide, depuis la base jusqu’à la hauteur de l’assise en cours de remplissage.

Prenons un exemple pour illustrer:

Le plateau vient d’élever une pierre de 3 t sur l’assise, cette élévation a pris 2 secondes pour une période d’oscillation de 8 s. Si la hauteur de levage avait été de 20 m la puissance instantanée produite par le flotteur pendant la monté aurait été de 300 KW!

Si le plateau avait fait 5 M² de surface 25 opérateurs lestés à 100 KG auraient pu y prendre place pour accompagner sa descente, soit l’équivalent de 2.5 t.

Mais si 3 t montent, on a besoin que 3 t descendent pour compenser l’énergie perdue, ceci ne peut se compenser en une seule fois, il faut donc 2 montées dont une en charge et une à vide et deux descentes de 15 opérateurs, pour remettre l’élévateur dans l’état d’énergie initial, avant de pouvoir monter à nouveau une pierre.

Finalement en 2 cycles, soit 16 s 3 t on été élevée de 20 m soit une puissance moyenne de 37 KW délivrée. Pour tenir ce rythme sur toute la journée il aurait fallu une équipe de 37 000 / 80 = 460 opérateurs se relayant, mais si l’on se contentait d’une élévation toutes les 88 s qui est le rythme moyen de pose des pierres dans la pyramide, alors la puissance moyenne passe à 7 KW  et l’équipe nécessaire se limiterait à 88 individus.

C’est une régulation numérique à un pour un exacte à quelques KG près sur quelques tonnes, c’est un exemple de plus de la précision dans la pyramide!

Il faut comprendre qu’il y a deux modes possibles de fonctionnement de ce flotteur dans un cylindre:

  1. Le flotteur est immergé dans la colonne d’eau, il oscille autour de la ligne de flottaison de son point d’équilibre hydrostatique, le mode le plus simple à réaliser.
  2. Le flotteur, en fait un piston, est au dessus de la colonne d’eau qu’il comprime ce qui nécessite une étanchéité entre le piston et le cylindre.

Pourquoi se compliquer la vie à faire une étanchéité entre le piston et le cylindre?

Pour la raison suivante:

  • Dans le premier cas, le niveau d’eau du circuit ne peut dépasser le haut du cylindre, sinon le circuit se viderait par cet orifice. La course du flotteur ne peut être supérieure à la longueur du cylindre, donc à la course maximum, en équilibre statique, le flotteur est immergé de sa demi hauteur et en fonction du principe d’Archimède va peser un poids qui est égal à son volume immergé, poids qui peut être de l’ordre de 50 t.
  • Dans le deuxième cas, le niveau de l’eau dans le circuit peut être notablement au dessus du point haut du cylindre puisque l’eau ne passe plus entre le cylindre et le flotteur qui devient de facto un piston. A la course maximum, au point d’équilibre statique, le flotteur-piston sera encore engagé à mi-course dans le cylindre, mais au lieu de repousser seulement sa demi-hauteur d’eau, il devra repousser en plus tout le dépassement de niveau du haut du cylindre, pour ça il devra être d’autant plus lourd frisant les 100 t, donc plus puissant et osciller avec une période plus grande.

Flotteur immergé:

principeCh-Haute

La masse M du flotteur de longueur L et de section S est donnée par l’équilibre statique où le niveau d’eau arrive à mi-longueur du flotteur, la densité de l’eau étant 1, M=(L × S)/2. Ainsi pour une hauteur de levage à vide de 30 m et une section de flotteur de 3 M² la masse du flotteur sera de 45 t, avec un flotteur en bois, pour obtenir un tel poids, il faudra le lester en partie basse avec des lingots de cuivre.

En fait, tout en respectant sa solidité pour soulever de lourdes charges sans plier, on a intérêt à ce que flotteur lui même soit le plus léger possible et donc le lest en position basse le plus lourd possible, pour que le centre de gravité du flotteur soit le plus bas possible, gage de stabilité verticale dans son mouvement.

La conséquence en sera que pour 80% de la course du flotteur, le centre de gravité, se situera en dessous du centre de poussée, donc la trajectoire du flotteur sera exactement verticale, c’est le travail de la pesanteur.

La limite supérieure de la hauteur d’élévation est donnée par la capacité technologique de réaliser des flotteurs étanches de grande longueur capables de supporter de lourdes charges.

Flotteur piston:

Il n’existe que pour l’oscillateur de la grotte souterraine de Chéops dans une configuration particulière pour soulever les mégalithes du toit de la chambre haute:

TypeCheops piston

Dans cette configuration, le niveau d’eau dans le circuit peut être notablement plus élevé que le point haut du cylindre (21 m d’altitude contre 3 m), donc pour maintenir l’équilibre statique au même point de fonctionnement, il faut alourdir le flotteur-piston ce qui permet à la fois d’augmenter la période de l’oscillation et la capacité à soulever des charges plus lourdes.

Ce schéma impose une étanchéité piston cylindre qui est un problème difficile qui a été résolu avec élégance par les constructeurs, mais néanmoins cela introduit une pièce d’usure donc une fragilité, il y a des millions de pierres à monter mais des dizaines de millions de va et viens des flotteurs élévateurs.

Ce schéma ne fut donc utilisé que pour une ou deux centaines de pierres, les mégalithes du toit de la chambre haute et du complexe mortuaire.

Les équations de fonctionnement sont les même mais la masse du piston flotteur est plus élevée que celle du flotteur immergé.

Des six grandes pyramides à faces lisses, seulement deux: celles attribuées à Chéops et Khéphren disposent de flotteurs oscillants et seulement pour les 3 premiers étages. Les 4 autres pyramides et les étages supérieurs de ces deux dernières utilisant les flotteurs submersibles de deuxième génération.

 

 

 

 

 

 

 

 

15 réflexions sur “Flotteur oscillant

  1. Ricosar

    Il faudrait créer un forum.
    Le principe du piston immergé est le même que celui d’un ressort vertical que l’on écrase pour le laisser remonter ensuite.
    17 x 15 = 255 opérateurs lestés chacun de 30 kg en moyenne (100 kg par personne) qui montent en 2 mn sur un piston de 3 m2 de section tout en chargeant à la volée une pierre de 25 T : ça n’est pas sérieux !
    Il y a des techniques beaucoup moins dangereuses et très simples pour lever des pierres : le palan à poulies, ou à glissières, ou à noeuds (breton) ou le cabestan.
    Pour ma part je pense que les pierres ont été montées à l’aide un palan en les faisant glisser sur la médiane verticale des flancs extérieurs de la pyramide. C’est pour cela qu’il y a un sillon sur la médiane de chaque flanc (que l’on devine sur les photos en lumière rasante), en plus de l’inclinaison concave conférant 8 faces à la géométrie.

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    1. khufulite

      Merci Ricosar pour votre commentaire, vous m(avez conduit à apporter plus de précision à ma description du flotteur élévateur submersible de la pyramide de Saqqarah en ajoutant une vidéo montrant son fonctionnement à l’aide d’une maquette de preuve du concept au 1/100.

      Non le principe de ce flotteur submersible n’est pas comparable au fonctionnement d’un ressort. Ce flotteur reçoit en permanence une poussée CONSTANTE égale à son volume immergé. Ce volume varie très légèrement entre ses positions basse et intermédiaires dans lesquelles il est submergé et sa position haute où il flotte, la différence est de l’ordre du % ce qui explique son déplacement très lent.
      Si ce flotteur dont le poids total est de l’ordre de 200 t est taré pour élever lentement un poids de 23 t à la limite de la flottaison, une charge de 25 t le fera couler lentement, c’est le cas du flotteur central de la pyramide se Saqqarah dont la surface de plateau est de l’ordre de 49 M² (et non pas 3 M² ce qui est le cas des 11 flotteurs de la face est). Franchement face à un flotteur qui coulisse lentement dans un puits je ne vois pas où il y a danger comme vous dites.
      Je vous laisse avec les poulies et rampes de glissement, il y a la dessus une littérature abondante, mais aucun des auteurs ne s’est donné la peine de démontrer qu’avec cet outillage et 2000 ouvriers (qui avaient aussi à extraire les pierres) ils auraient pu construire une pyramide de 6 millions de tonnes en 20 ans.
      Je vous rappelle que la pyramide de Saqqarah est une pyramide à degrés et non pas à faces lisses, seule la pyramide attribuée à Khéops dispose du creusement des faces, pas les 5 autres grandes pyramides à faces lisses.

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      1. Ricosar

        Je commentais le flotteur oscillant dans la rubrique consacrée avec vos chiffres : 255 opérateurs, 3 m2 de surface et 136 s, vous me répondez sur le flotteur simple de Saqqarah…
        Vous avez raison : la poussée d4archimède n’agit pas réellement comme un ressort, elle est constante quelque soit la pronfondeur du corps immerrgé, mais un flotteur en forme de poutre verticale que l’on enfonce dans l’eau subit une poussée verticale proportionelle au volume immergé.

        Personellement je vois sur les photos : des sillons médians sur Kephren, sur la pyramide rouge mais moins prononcés, sur la pyramide de Mykérinos (sur la photo vue de dessus), des traces d’usures médianes évidentes sur Saqqarah, etc..
        Je dis ceci : ces monuments funéraires ont une forme pyramidale à pente de 50° principalement due à leur méthode de construction : on hisse les pierres (avec des palans) en les faisant glisser sur les médianes des flancs.

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        1. khufulite

          OK, sur le flotteur je n’avais pas compris que vous parliez du flotteur oscillant de Khéops, qui lui et je vous rejoins, fonctionne sur le même principe qu’un ressort. Bien sûr il ne pouvait tenir au maximum qu’une quinzaine d’individus sur un plateau de 3 M².
          Dans la procédure « ordinaire » les pierres qui montaient pesaient au maximum 6 à 8 t, les poutres des toits passaient dans la procédure « mégalithes ».
          L’avantage du flotteur oscillant est qu’il a un cycle propre de l’ordre de 7 s, les constructeurs pouvaient utiliser plusieurs cycles pour recharger l’énergie en le relançant sur plusieurs cycles, par exemple 4 cycles de 15 opérateurs ou 6 cycles de 10 opérateurs lestés à 100 KG pour restituer l’énergie consommée par le flotteur à monter une pierre de 6 tonnes. Aux faibles pertes près, le poids qui descend égale le poids qui monte.
          On peut évaluer le cycle moyen du bloc moyen de 2.5 t autour de 90 s pour tenir le rythme de construction de la pyramide, sa hauteur moyenne d’élévation est le centre de gravité à 40 m du sol, soit deux étages de flotteurs, ce qui donne droit à « perdre » 6 cycles de 7 s par flotteur pour monter la pierre moyenne, ce qui passe largement. Donc par l’ascenseur hydraulique, les pierres peuvent passer les unes derrière les autres.
          Je sais que « la montée à la volée » du bloc sur le plateau effraye tout le monde, mais rien n’est plus simple car elle utilise la gravité donc la loi de la chute des corps, dont la vitesse ne dépend pas de la masse (ce que beaucoup ont oublié) un bloc de 500 kg ne va pas moins vite qu’un bloc de 8 t.
          Avec la maquette du patin j’ai fait le test qui bien évidemment se vérifie (merci Newton!) le bloc parcours le mètre qui lui permet de passer sur le plateau en 1.3 s et c’est naturellement reproductible à l’infini, la gravité est infaillible et ne tombe jamais en panne!

          Je vous félicite pour votre vue, vous êtes le seul a avoir discerné 8 faces sur les pyramides autres que Khéops!
          Mais le problème n’est pas là, si d’aventure on avait voulu monter les pierres le long des parois de la pyramide avec poulies, palans et nœuds bretons ou cabestan, par ce procédé il n’est pas possible de placer à la queue leu leu une pierre moyenne en 90 s, il faut donc en hisser plusieurs en parallèle, je n’ai pas fait le calcul, mais peut être de l’ordre d’une dizaine ou plus, donc il aurait fallu plusieurs rampes en parallèle, elles ne peuvent pas être toutes au milieu!
          J’ai lu beaucoup d’auteurs qui ont proposé la méthode traîneaux glissants/rampes, à ma connaissance vous n’êtes que deux à monter directement le long des parois de la pyramide, ce qui de mon point de vue est la meilleure méthode en terme de rendement énergétique, qui de plus oblige quasiment à utiliser le poids des opérateurs comme force motrice au lieu de les faire marcher en tirant, ce qui est 5 fois plus efficace.
          Cependant aucun de ces auteurs ne s’étend sur la façon dont à l’arrivée la pierre est retirée du traîneau puis placée à son emplacement définitif ce qui n’est pas si évident en terme d’efforts à développer et de temps à y passer. Comme toujours dans le transport c’est le dernier mètre qui est le plus difficile. Aucun non plus n’a fait l’effort de vérifier si avec 2000 ouvriers en tout pour tout leur méthode passe.
          Mais ce qui me surprend le plus est que l’ENSEMBLE de ces auteurs tient pour acquis que les volumes intérieurs étaient des chambres funéraires alors que personne dans toute l’histoire n’ai jamais fait état de n’y avoir trouvé autre chose que des gravats et des graffitis des visiteurs antérieurs et qu’AUCUN de ces volumes dans les 7 grandes pyramides n’a les attributs d’une chambre funéraire royale et qu’il est inconcevable que les constructeurs aient entassé des millions de pierres pour arriver à une protection de ces volumes aussi faible. (sans citer les histoires abracadabrantes sur les 3 bouchons de granite de la galerie ascendante dans la pyramide de Khéops) .
          Mais à la réflexion cela est bien commode, car si l’on avait admis que ces volumes n’aient pas eu une destination funéraire, il aurait fallu trouver la réponse à la question qui suit: à quoi auraient-ils pu servir? Avant de se lancer dans une théorie de construction.

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          1. Ricosar

            Je n’ai jamais dit que j’avais vu 8 faces sur les autres pyramides. J’ai parlé de sillons.
            Si le principe de l’ascenceur immergé à pierre était pertinent on l’aurait retrouvé dans l’histoire de l’architecture.

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            1. khufulite

              1-OK, pardon pour les faces!
              2-« si….architecture » est une affirmation qui n’engage que vous.
              J’ajouterai cependant que ce mode d’élévation s’est perdu après les 7 grandes pyramides, donc tombé dans l’oubli, mais pas tout à fait, il a laissé des traces indélébiles dans les pyramides, maquillées en pseudo chambres mortuaires ce qui semble satisfaire (presque) tout le monde et surtout l’intégralité des auteurs de théories de construction et pour cause. Mais je ne suis pas le seul sceptique, que croyez vous que cherche le projet scan pyramid, sinon la vrai chambre mortuaire?

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              1. Ricosar

                Bien-sûr qu’on cherche la vraie chambre du roi dans la pyramide de Khéops. La chambre haute est très probablement un leurre, comme beaucoup de galeries ou couloirs orientés de manière à éloigner les profanateurs de sépulture sacrée (publics : voleurs, mandatés : archéologues) du butin royal.
                Je pense que la chambre haute de Khéops a été mise en pression d’eau via les conduits obliques pour piéger les pilleurs (et ce n’est certainement pas un mécanisme d’ouverture comme le dit P. Lheureux). La grande galerie oblique a servi de rampe de hissage des plus grosses pierres.
                La fonction principale d’une pyramide est de conserver inviolée le plus longtemps possible la tombe royale en décourageant astucieusement les profanateurs. Et ça marche ! On peut même imaginer que le vrai tombeau se trouve dans un souterrain sous la pyramide, on mettra alors encore beaucoup de temps à le retrouver, voire même jamais. La cavité révélée par le scanner à muons est peut-être encore une fausse chambre.
                Je ne partage pas la théorie de l’ascenseur à piston pour les raisons suivantes :
                – Long à construire
                – Délicat à mettre au point
                (vous ne prenez pas en compte ces 2 délais dans vos calculs)
                – MTBF incertain (durée de fonctionnement avant la première panne)
                – On a retrouvé nulle part ailleurs un tel dispositif.
                – Un outillage à simple palan est rapide à réaliser (un par flanc). D’ailleurs si on fait l’hypothèse que les égyptiens connaissaient effectivement le principe du palan, alors le mystère de la construction disparait.
                Ces égyptiens étaient tellement ingénieux, je ne vois pas pourquoi ils n’auraient pas découvert le procédé élémentaire du palan.

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                1. khufulite

                  Ricosar, ce que je trouve curieux dans votre analyse, c’est que d’une part vous ne croyez pas que ces chambres aient été des chambres funéraires et d’autre part vous ne répondez pas à la question qui en découle, mais alors à quoi ont-elle servi?
                  Vous émettez un avis sur des techniques de construction de la pyramide sans justifier les vestiges visibles dans vos affirmations.
                  Pour avancer une théorie crédible il faut que que celle-ci rende compte des données archéologiques connues et présente un processus global intégrant non seulement l’élévation mais aussi l’extraction et le transport des pierres en 5000 jours avec 2000 ouvriers environ.
                  Sinon ce n’est que du bla bla et dans ce domaine ça ne manque pas.
                  Franchement utiliser la GG, ce cloaque, pour élever les plus grosses pierres c’est prendre les constructeurs pour des crétins arriérés et ce d’autant plus que les plus grosses pierres arrivaient quand la GG était complètement sous l’assise 20 m plus bas!

                  Je me demande sur quelle bases et avec quelles compétences vous pouvez être aussi péremptoire sur le MTBF du flotteur oscillant et la difficulté de s’en servir? Alors qu’il n’y a comme vous le dites justement aucune expérience rapportée de fonctionnement de ce type d’élévateur.
                  Contrairement à votre affirmation j’ai pris en compte dans le planning la conception, l’entretien et la mise au point de tout le dispositif puisque sur 20 ans le durée totale, je n’ai compté que 5 000 jours de montage de la pyramide.
                  N’auriez vous pas remarqué que le »trial passage » qui est une maquette des conduits principaux de la pyramide disposait d’un puits vertical? Cette maquette n’aurait-elle pas pu servir à un certain nombre de tests et de mises au point avant de démarrer le montage de la pyramide?
                  Voyez vous les constructeurs étaient bien trop subtils, ingénieux et rigoureux pour « bricoler » avec des palans (inutiles par ailleurs) et des cordes,
                  La pyramide était une USINE de production en série à flux tendus qui traitait en moyenne 500 pierres et 1200 tonnes par jour, tous les jours, il n’y avait pas de place pour de l’approximatif et de l’amateurisme, j’en ai fait l’expérience, industrielle conception et exploitation dans un autre domaine, je sais de quoi je parle.

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                  1. Ricosar

                    Relisez-moi bien : les différentes cavités ont dû servir de leurre.
                    « J’émets un avis sur des techniques de construction de la pyramide sans justifier les vestiges visibles dans mes affirmations ? ». C’est précisément ce que vous faites puisque vous n’expliquez pas les sillons sur les flancs que je justifie de mon côté. De plus vous « supposez » l’existence de puits et d’une galerie horizontale côté est dans Khéops, invisibles par conséquent !
                    Je ne dis pas que votre théorie est fausse, je n’y adhère pas, c’est tout.
                    Cependant j’admets que vous donnez une interprétation intéressante à la structure de la pyramide de Djeser et au Trial passage. Notons « au passage » que ce dernier dispositif peut constituer un leurre lui aussi.
                    Je n’affirme rien sur le MTBF puisque je dis simplement qu’il est incertain, c’est-à-dire inconnu. Sauf si évidemment vous avez raison et que la pyramide de Djeser a servi de mise au point de ce système de levage. Vous pourriez d’ailleurs tester votre mécanisme d’ascenseur dans un vrai puits, ça ne manque pas en France.
                    « des palans (inutiles par ailleurs) », diable pourquoi utilise-t-on encore aujourd’hui cette techno inutile.
                    « Vous savez de quoi vous parlez, et le contradicteur fait dans l’amateurisme et n’a pas d’expérience », voilà qui achève de me convaincre.
                    En résumé je n’opte pas pour la théorie des 3 ascenseurs : amenée et levage des pierres par l’intérieur de la pyramide. Je ne vois d’ailleurs pas comment les opérateurs lestés remontaient à l’assise haute.

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                    1. khufulite

                      Ricosar, merci d’entretenir la conversation, à travers laquelle, que vous soyez amateur ou professionnel de l’industrie, je ne cherche pas à vous convaincre, mais à donner à d’autres qui par hasard passeraient dessus, des explications complémentaires leur permettant de mieux comprendre ma théorie.

                      Dans une humanité où en gros 7 milliard d’individus croient aux dogmes les plus fous de 4 ou 5 religions dont chacune se réclame exclusivement de la vérité absolue, sans compter les nouvelles religions du climat et de Wall-street, je sais à quel point il est vain de vouloir convaincre par des faits vérifiables. La fiction s’appuyant sur la com finit toujours par gagner!

                      Palans: J’ai fais un raccourcis qui prête à confusion, quand je dis inutiles, c’est que si d’aventure on avait voulu faire monter des pierres sur des rampes le long des parois, il aurait suffit de faire retomber les cordes le long de la paroi opposée et que des opérateurs s’y accrochent, si la somme de leurs poids dépasse celui de la pierre + l’équivalent de la résistance à l’avancement, la pierre monte tranquillement. Avec une pente à 14/11 le coefficient de frottement apparent est diminué, s’il avait été de 0.2 sur le plat il serait passé à 0.12, soit pour une pierre moyenne de 2.5 t l’équivalent de 2.8 t d’opérateurs accrochés aux cordes, ce qui est un effectif raisonnable.

                      Sillons sur les flancs: je vous rappelle que les parements ont en grande partie disparus, ce que vous voyez aujourd’hui ne témoigne pas de ce qui s’est passé lors de la construction.

                      Leurre: Je pense que c’est un peu court de ne donner aux volumes visibles que la seule fonction de leurre, car alors une seule chambre aurait été laissée visible et non pas trois dans la pyramide rouge, deux dans la rhomboïdale et 3 dans khéops. Khephren et Mykérinos qui sont les deux dernières ont bénéficié de l’expérience des 5 autres et n’ont laissé de visible que le minimum « syndical ».

                      Puits: Ils sont présents de façon évidente dans la première pyramide, il y en a 11 + 1 sous la pyramide, + un externe jumeau du puits central 300 m plus au sud, de profondeur de 33 m et de position 20 m au dessous de la paroi de la face est.
                      Tous reliés par un réseau de galeries, émettent une message implicite on ne peut plus clair pour signaler que ces puits avaient vocation à recevoir de l’eau soulevant des flotteurs élévateurs de la première génération qui sont issus directement de l’architecture navale avec lest stabilisateur ce qui est tout à fait compréhensible pour une innovation tirée d’une compétence de construction navale.
                      Les 11 puits étant largement suffisants pour élever toutes les pierres de remplissage dont le poids maximum est de l’ordre de 300 KG, la présence du puits central bien plus gros, témoigne du besoin de soulever de plus grosses pierres au centre de la pyramide, signalant à 20 m au dessus de la base, une construction particulière qui ne peut être que le complexe mortuaire, le lest évidé laissé au fond du puits inventant le dispositif de leurre sous la vrai chambre mortuaire.
                      La pyramide de Saqqarah est l »innovation, le premier Iphone, les pyramides suivantes déclinent en les améliorant les même concepts sans changer les principes de base comme l’Iphone X d’aujourd’huI. En les adaptant d’abord à une augmentation explosive de la taille, la pyramide suivante fait déjà 2.5 fois la première, celle de Khéops près de 10 fois et le poids de plus grosses pierres ne faisant qu’augmenter avec la tailles des chambres intérieures.
                      Il n’était pas question de laisser au rencard un principe d’outillage très performant pour « bricoler »à traîner les pierres avec des cordes alors que le volume de travail explosait et que l’espérance de vie du Pharaon était toujours la même, les constructeurs ont donc perfectionné le concept du flotteur élévateurs pour plus de performance pour en arriver au flotteur oscillant de Khéops, puis probablement l’abandonner dans la dernière pyramide celle de Mykérinos, car sa taille était la même que la première, fin d’un cycle dont la cause est encore inconnue, il n’y aura plus jamais de grandes pyramides quasi éternelles à l’échelle de l’humanité.
                      Dans les 3 pyramides suivant Saqqarah, les chambre que l’on voit (+ les deux chambrettes découvertes par Dormion et Van’hurt) sont des puits habilement bouchés et déguisés en chambres, dans celle de Khéops la « chambre des herses » témoigne d’un puits ainsi que la maçonnerie décrite par Dormion derrière le mur est de la chambre basse.
                      L’utilisation de puits élévateurs explique de façon cohérente TOUS les volumes intérieurs des pyramides et dans celle de Khéops, TOUS les détails connus, y compris les correspondances de hauteurs des chambres et des « conduits d’aération ».

                      J’ai beaucoup travaillé avec rigueur, mais je ne suis pas exempt d’erreurs, j’aurais apprécié que vous m’en signaliez quelques unes, car en me relisant j’en trouve encore. Mais chaque fois que je corrige une erreur, ma théorie converge au lieu de diverger.

                      Dans l’espoir peut être vain, qu’un archéologue s’intéresse un jour à mon travail, j’ai donné 3 points de vérification probants et peu coûteux que seul un archéologue est habilité à vérifier, pas besoin d’installer tout le Barnum de « scan pyramid ».
                      – Prolonger de 5 à 10 m à l’horizontale de tunnel de Vyse -> On doit tomber sur le complexe mortuaire de Mykérinos
                      – Dégager le tunnel de la niche de la chambre basse et enlever les pierres qui obturent au nord un accès à la maçonnerie existante -> on doit tomber sur le puits central du premier étage évidemment obturé.
                      – étudier le rebouchage que tout le monde peut observer sur la face est de la grande pyramide (y compris sur google earth)_> on doit trouver la galerie horizontale d’accès des pierres vers l’ascenseur central.

                      Si un seul de ces points devait se vérifier un jour, les 7 chambres funéraires seraient mise au jour peu de temps après, peut être alors vous laisseriez vous convaincre!
                      Une théorie ne vaut que par le résultat qu’elle permet d’obtenir.

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                    2. Ricosar

                      Je comprends que vous avez bien travaillé votre théorie et que vous cherchez à convaincre vos lecteurs. Votre analyse et vos calculs sont cohérents, justes et démonstratifs mais non exhaustifs : frottements, tenue des puits en étanchéité et pression de colonne d’eau, trajets et espaces pour ouvriers, …
                      Mais franchement une maquette numérique 3D complète serait beaucoup plus parlante (comme l’a fait Houdin) pour montrer la faisabilité géométrique du procédé. Lancez-vous (ou un de vos lecteur) dans Solidworks ou SketchUp. Je suis curieux de voir la structure – à l’échelle- de la cage d’ascenseur permettant de lever 10 T à 20 m, pouvant accueillir 25 opérateurs lestés et surplombant un puits de la section de la chambre des herses. La tenue mécanique des 3 ascenseurs fonctionnant en même temps.
                      Récupérez 100 K€ auprès de vos lecteur, Grimault le fait très bien avec du vent.
                      Ensuite réalisez un proto (POC) :
                      Faîtes-vous prêter par un fan un puits (de section carrée) assez profond et montez un bâti qui permettra de soulever 1 T à 10 m.
                      Vous devriez ainsi pouvoir convaincre un archéologue.
                      Au fait comment les opérateurs lestés remontaient à l’assise haute, par les flancs extérieurs ? De plus il faut amener les pierres horizontalement (par la galerie Est ?) à la base du puits pour les répartir ensuite sur chaque niveau : ça fait beaucoup de voyages de masses. On est loin d’un rendement de 100%. Cependant si ainsi on peut se passer de construire des rampes, ça reste rentable.
                      Un puits entre la chambre haute et la grande galerie ? Mécaniquement, je n’y crois pas, en plus il vient taper dans les chevrons. C’est pour ça qu’il faut faire une 3D.
                      Ce qui est sûr c’est que la chambre du roi a été mise sous « haute » pression d’eau (P. Lheureux). Pour celer définitivement la vraie chambre royale et piéger les pilleurs… Même idée pour la chambre basse, qui semble avoir été une chambre provisoire au cas où il aurait fallu inhumer le pharaon plus tôt que prévu.
                      Comment assurer l’étanchéité entre le piston et le cylindre ?
                      Ce qui est impressionnant c’est que tous les passages connus, à part la grande galerie, sont des boyaux impropres à la circulation d’ouvriers en manœuvre.
                      Pourquoi reboucher le puits après usage, puisqu’il constitue un bon piège à pilleurs ?
                      Vous philosophez sur la magie de la pesanteur et sa gratuité, cependant c’est bien cette force que l’on essaye de vaincre. Mais admettons, alors ce raisonnement s’applique aussi à la simple grue à balancier (chadouf).

                      Khéops : Le parement lisse devait bien entendu masquer les sillons médians des flancs, qui résultent selon moi du procédé de construction (effort dû au hissage direct ou mini rampe sur chaque flanc) et non du temps. Pour plusieurs pyramides, 4 mini rampes ont bien été retrouvées, et rampe à 20% sur le site de Hatnoub.
                      Notons que les différentes théories de construction de Khéops ne sont pas forcément exclusives.
                      Celle du « réemploi » notamment comme à Djeser.
                      Les égyptiens connaissaient forcément la démultiplication et le levier : d’où palan, cabestan, chadouf, ou chèvre avec charge sur le point bas et traction sur le point haut ce qui pourrait expliquer la forme haute en plafond de la grande galerie,…

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                    3. khufulite

                      Merci Ricosar d’avoir lu attentivement mon texte.
                      Comme votre commentaire traite plusieurs sujets, je vais faire une réponse par sujet, ici ce sera la maquette:
                      J’ai fait sur Blender plusieurs modélisations 3D pour vérifier que ce que j’ai écrit marche au moins en virtuel et pour faire des animations que je n’ai pas encore publiées, car faire des animations 3D pour un non professionnel c’est un cauchemar!
                      Sur deux point d’achoppement pour la plus part des lecteurs, le fonctionnement du flotteur immergé et le patin sur rouleaux à plots, j’ai fait pour chacun une maquette physique « preuve du concept », la première est visible sur ma chaîne YouTube, la deuxième le sera bientôt. Ces deux maquettes vérifient exactement mes calculs et bien que faites en plastique avec une imprimante 3D, il est aisé de se rendre compte que la construction de ces dispositifs avec la technologie de l’époque ne posait pas de problème.
                      Je n’irai pas beaucoup plus loin sauf fait nouveau.

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                    4. khufulite

                      Remonté des opérateurs sur l’assise, rendement, puits et passages.
                      Il était aisé de poser sur les parois de la pyramide des échelles de corde en quantité suffisante pour permettre aux opérateurs de remonter sur l’assise après être descendus sur les différents plateaux des flotteurs, en fin de construction je compte 5 flotteurs, les 3 oscillants du bas et deux flotteurs submersibles de la deuxième génération pour arriver au sommet.
                      Quand seuls les deux premiers étages étaient en service, ils devaient être autour de 150 à faire une noria, leur nombre était fonction du produit de la masse journalière à monter par la hauteur de l’assise. Pour illustrer: 1000 t à 50 m par jour correspondait à une puissance moyenne de 12 KW donc environ 150 opérateurs.
                      Les opérateurs ne descendaient pas les mains vides, ils avaient avec eux les patins à rouleaux qui devaient revenir aux points de départ des pierres, soit les carrières, soit du bassin de débarquement au niveau du « temple de la vallée ».
                      Ces patins leur permettaient de traverser la galerie d’accès Est en vitesse puisque cette galerie traversait la pyramide au niveau zéro, mais arrivait au pas de chargement au niveau +5 m par une rampe de décélération pour les pierres, qui prise à l’envers devenait une rampe de lancement pour les opérateurs, ceux-ci n’avaient qu’à se poser dessus et se laisser emporter.
                      Le rendement de principe des flotteurs et des patins est de 1, mais il y avait de faibles frottements, 1.5% de perte pour les patins et probablement du même ordre de grandeur pour les flotteurs, qui pouvaient frotter, mais sans charge, sur les parois des puits et cages qui auraient pu être équipées de glissières en bois. Les pertes hydrauliques étaient négligeables car les déplacements étaient lents donc les écoulements laminaires.
                      Dans la procédure normale, qui a transporté 99.99 % des pierres il n’y avait pas d’étanchéité entre le flotteur et le puits, celle ci était réservée à la procédure mégalithes, la solution (for simple) est décrite dans mon texte.
                      Quand on voit la qualité des joints de la maçonnerie des anciens égyptiens, il n’y a aucun soucis à ce les fuites d’eau dans les puits aient été négligeables par rapport à l’évaporation. Néanmoins le niveau de l’eau était sous surveillance permanente et il y avait une méthode (dont on trouve encore les traces dans la pyramide qui est décrite dans mon texte) pour qu’il soit maintenu à une valeur précise.
                      Quand à la résistance à la pression qui n’a jamais dépassé 5 KG/CM² au fond du puits du premier étage, il n’y a aucun soucis, les puits étaient pris soit dans la roche soit dans la maçonnerie de la pyramide.
                      Ils ont été bouchés par la suite, pour au moins deux raisons évidentes, par le haut ou par le bas ils conduisent droit au complexe funéraire et bouchés ils contribuent à la solidité parasismique de la construction.
                      Si le flotteur immergé se prête à faire une maquette, il faut l’oublier pour le flotteur oscillant, la période n’étant fonction que le sa hauteur, rien d’autre.
                      Vous ne croyez pas au puits entre la GG et la chambre haute, pourtant vous l’avez sous les yeux! Il était aisé pour un ou deux des chevrons du toit d’être raccourcis pour laisser le passage.
                      Tout ce que vous appelez passages en dehors de la GG n’étaient que des tuyaux rien d’autre que de l’eau ne circulait à l’intérieur. Le transfert d’une cage à l’autre dans les étages se faisait par une galerie de quelques mètres, vous en avez un aperçu dans le boyau en partie dégagé de la niche de la chambre basse,
                      Des 3 chambres, la grotte était soumise à une pression qui a varié, mais qui a pu atteindre de l’ordre de 6 KG/ CM², le niveau d’eau dans la chambre basse n’a jamais dépassé 1 m et dans la chambre haute au niveau du plancher la pression était de l’ordre d’une colonne d’eau de 15 m on peut remarquer à quel point les joints des murs et du plafond sont parfaits, ils devaient être étanches à de l’air comprimé.
                      La théorie de LHEUREUX est complètement loufoque, ça ne vaut pas la peine de s’y attarder.
                      Il faut vous faire à l’idée qu’aucune des chambres de n’importe laquelle de 7 grandes pyramide n’a jamais eu une fonction funéraire, même provisoire au cas où. Les 7 pyramides sont une affaire familiale qui a concerné 9 rois, au cas ou un roi décédait prématurément sans avoir eu le temps de faire sa pyramide, ce qui est arrivé à deux d’entre eux, il aurait pu être mis en attente et accueilli par son fils un peu plus tard, et si un roi venait à mourir pyramide en cours de construction, c’est son fils qui l’aurait terminée pour lui.
                      Il est intéressant de constater que la dernière, celle de Mykérinos ne fait en volume que 1/10 de la précédente et porte les traces d’une grande hâte dans sa construction.

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                    5. Ricosar

                      3D : Il y a un océan entre -une simu 3D numérique ou une maquette nylon SLS de 300 g- et un POC.
                      Blender est un logiciel de dessin 3D, ce n’est pas de la CAO.
                      Philosophie : Laissons de côté Einstein ou même Newton, qui eux ont « cognisé » une partie des propriétés de la pesanteur. Quand vous avez 300 kg de tuiles à monter pour refaire votre toiture : vous préférez utiliser un palan ou les monter par paquets de 2, 3 ou 4 sur votre échelle ?
                      Techno : « Ces patins leur permettaient de traverser la galerie d’accès Est en vitesse puisque cette galerie traversait la pyramide au niveau zéro, mais arrivait au pas de chargement au niveau +5 m par une rampe de décélération pour les pierres, qui prise à l’envers devenait une rampe de lancement pour les opérateurs, ceux-ci n’avaient qu’à se poser dessus et se laisser emporter. » : C’est franchement incompréhensible. Faites une maquette 3D si vous voulez que l’on vous suive.
                      Les puits : « Ils ont été bouchés par la suite, pour au moins deux raisons évidentes, par le haut ou par le bas ils conduisent droit au complexe funéraire et bouchés ils contribuent à la solidité parasismique de la construction. ». Et pourquoi « par le haut ou par le bas » ils conduisent au complexe funéraire, alors qu’ils n’existent que pour la simple construction de la pyramide elle-même comme vous l’expliquez?
                      Bref : Soyons efficace dans notre analyse : Pourquoi la chambre haute a été mise sous pression d’eau ?
                      Pourquoi y-a-t-il des sillons sur les médianes des flancs de Khéops ?

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                    6. khufulite

                      La pesanteur et la force humaine.
                      Il est vrai que j’ai philosophé sur la pesanteur (mais rien à coté d’Einstein!) et il y a de quoi.
                      C’est une force qui nous plaque au sol depuis la naissance et qui n’attend qu’un moment d’inattention ou une peau de banane pour nous faire tomber et quand on vole à 30 000 pieds elle nous guette!
                      Elle est aussi vieille que l’univers qu’elle a façonné tel qu’il est, elle est omniprésente et toute puissante, mais nous hommes de XXI siècle n’y prêtons guère attention en dehors de la chute.
                      Il faut comprendre que des hommes qui ont élevé des millions de tonnes de pierres avec leur seule force corporelle, n’ont pu gagner contre la pesanteur qu’en faisant du judo avec elle grâce à la poussée d’Archimède d’une part et en s’achetant son service en grimpant avec les jambes à une certaine hauteur pour profiter de la force qu’elle donne au poids dans la descente.
                      En se laissant tomber une homme exerce une force qui est 5 fois celle qu’il peut produire en tirant sur une corde en marchant.
                      Ainsi tout est simple, mais subtil et précis.
                      Les pyramides se sont construites dans une dynamique, aucun des auteurs des théories publiées n’en a tenu compte et aucune n’aurait pu construire la pyramide avec l’effectif disponible dans la ville des travailleurs.

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