Prélude

TOUTES les chambres connues des 7 grandes pyramides sont tristes et nues, sans peintures, sans gravures ni sarcophages dignes d’un grand roi, n’ont RIEN de ce que contiennent TOUTES les autres tombes des rois d’Egypte.
N’en déplaise au « consensus » elles n’ont jamais été des chambres mortuaires!
Mais alors où sont les rois?
Ces chambres à quoi ont-elles servi?
Répondre à ces deux questions est l’objet de cette étude.
Voici les réponses pour le lecteur pressé, leurs justifications sont dans le sommaire ci-contre:
  • Les 7 rois sont toujours là dans leurs bunkers étanches entourés de pierres en haut au milieu des pyramides alors que les archéologues ne les cherchent plus.
  • Les chambres visitées n’avaient bien entendu rien de funéraires puisque ce sont des réservoirs d’eau aujourd’hui asséchés. 
  • A ce jour nous n’avons visité des 6 grandes pyramides à faces lisses que des circuits d’eau, et encore partiellement car les puits verticaux alimentés en eau par les chambres, habilement masqués ou maquillés, jamais recherchés restent en grande partie à découvrir.
  • Les seules entrées trouvées dans les 6 grandes pyramides à faces lisses sont des entrées d’eau
  • Sans les puits verticaux contenant les flotteurs élévateurs, mettre de l’eau dans les chambres et les galeries n’a aucun sens.
  • Ils sont donc masqués pour cacher la présence de l’eau et surtout parce qu’ils conduisent droit au « saint des saints ».
  • Les galeries d’accès des pierres et de la dépouille du roi dans les pyramides, jamais recherchées sont encore totalement à découvrir.
  • Pour renforcer la protection des rois, toutes les pyramides ont été habilement maquillées pour faire croire aux « visiteurs » du futur qu’ils n’étaient pas les premiers et que ceux qui les avaient précédés avaient déjà tout emporté de ce que contenaient les chambres qui « à l’évidence » ne pouvaient être que des chambres funéraires.

Ce décors trompeur digne d’Hollywood, bat tous les records de longévité, l’archéologie « moderne »  y croit encore et présente cette fiction comme une réalité.

Les constructeurs des 7 grandes pyramides ouvrages titanesques hors de portée de la force humaine non outillée, ne purent relever leur défit qu’en s’alliant une force géante elle aussi, illimitée, présente gratuitement partout depuis toujours, la force de la pesanteur et son complément l’apesanteur que représente la poussée d’Archimède.

Sans aucune vanité de ma part, c’est simplement un fait, cette étude est LA SEULE à tenir compte de  ces deux forces et de l’énergie qu’il a fallu produire pour construire ces monuments, à un moment maintenant oublié, où la seule énergie disponible était celle du « travailleur de force » dont la production journalière moyenne fut de l’ordre de UN KWH pour reprendre une unité qui nous est familière.

Cette étude fait, ce qui n’a jamais été fait: vérifier que l’énergie nécessaire, c’est à dire l’effectif en ouvriers, était suffisant pour remplir la tâche!

Pour faire court, ci-dessous succinctement décrits les 3 défis stratégiques relevés par les constructeurs des pyramides, le lecteur pourra accéder à tout les détails des démonstrations à partir du sommaire ci-contre.

  1. Élever les pierres dans la pyramide par la poussée de l’eau.
  2. Extraire des carrières les pierres par millions.
  3. Faire se déplacer les pierres rapidement avec une grande économie d’énergie.

 

1- L’eau a hissé toutes les pierres dans les pyramides,

La pyramide de Djoser à Saqqarah nous livre d’emblée le secret de l’eau.

Les archéologues ont trouvé pas moins de 12 puits, sous la base de la pyramide, malheureusement pas un seul d’entre eux n’a pensé qu’un puits pouvait contenir de l’eau!

Djoser-puits

La première des « grandes pyramides » de pierre apporte d’emblée cette innovation révolutionnaire, mettre un flotteur dans un puits plein d’eau pour élever les pierres.

Ce dispositif élévateur radicalement simple ne comporte qu’une pièce en mouvement, un flotteur faisant un va et viens vertical incessant dans un puits plein d’eau, ce flotteur élevait les pierres les plus lourdes à la verticale en quelques secondes, soulevé par la poussée de l’eau dans laquelle il était plongé, une coque de navire soulève un pétrolier de 100 000 tonnes, 1 M³ de flotteur suffit à élever une tonne de pierres.

Djoser-Flotteur
Flotteur Submersible Type Saqqarah

Le flotteur faisait suivant les pyramides entre 20 et 34 m de hauteur, du plateau supérieur qui portait les pierres au bas de la quille où se tenait le lest et autour de 2 à 4 M² de section horizontale.

Ce flotteur ascenseur, dont les poids allaient de 15 à 40 t, était capable mue par la poussée d’Archimède de hisser à la verticale toutes les pierres à une hauteur allant de 20 à 33 m en quelques secondes.

Pour atteindre le sommet de 60 m à 146 m d’altitude suivant les pyramides, il fallait donc que plusieurs étages de puits + flotteurs se superposent et se passent les pierres.

Sans les avoir cherchés, 3 étages dont les puits verticaux sont masqués se présentent spontanément dans la pyramide de Chéops, grotte souterraine, chambre basse, chambre haute, qui ont rempli l’assise jusqu’à la hauteur de 80 m,

Interieur

deux sont visibles dans la pyramide rhomboïdale parfois appelée Dahchour Sud, élevant l’assise à 54 m,

 

DetailChambres

 

un seul en vue sur les sites de Dahchour nord (pyramide rouge), Méidoum et Saqqarah.

Pour porter les pierres jusqu’au sommet, il fallait que les puits se tiennent à proximité du centre de la pyramide en se passant les pierres de l’étage inférieur à l’étage supérieur.

Au centre de la pyramide, le premier étage recevait les pierres venant des carrières par une galerie qui partant d’une face traversait la pyramide au niveau de sa base.

3 etages kheops

Les pierres arrivant au centre de l’assise en cours de montage, étaient distribuées à l’horizontale, la pyramide s’élevait assise après assise, la dernière assise posée, la pyramide était terminée parement compris, il n’y a jamais eu de reprises du genre constructions par pyramides superposées.

 

Il y avait un prix à payer:

Avant de faire monter les pierres par le flotteur, il fallait d’abord le faire descendre.

Pour faire descendre le flotteur, des opérateurs lestés se tenaient sur le pont supérieur, le plateau qui portait les pierre. Peu ou prou, il y avait autant de poids d’opérateurs qui descend que de poids de pierres qui monte.

les pierres prennent l’ascenseur pour monter, les opérateurs pour descendre.

Le prix à payer était que les opérateurs lestés devaient préalablement prenant des  échelles posées sur le parement,

  • monter avec leurs bras et leurs jambes sur l’assise où la pierre devait être posée,
  • leur dépense musculaire se transformait en  énergie potentielle en arrivant sur l’assise.
  • Cette énergie potentielle était cédée au flotteur en descendant sur lui,
  • à son tour le flotteur soulevé par l’eau cédait à la pierre l’énergie acquise pour l’élever à hauteur de l’assise.
  • La pierre en arrivant sur l’assise avait retrouvé pour l’éternité l’énergie potentielle que les opérateurs avaient crée à la sueur de leurs fronts, puis cédée au flotteur.
  • Le rendement de l’opération est très proche de UN.

Penons l’exemple d’une pierre de 2.4 t à élever à une hauteur de 36.6 m, c’est la pierre moyenne de la pyramide de Chéops à élever au centre de gravité de la pyramide, l’énergie potentielle acquise par la pierre est le produit 2.4 × 9.82 × 36.6 = 863 KJ ou 0.24 KWH.

Travaillant sur le flotteur l’ouvrier moyen capable de produire 1 KWH par jour pouvait élever 4 blocs dans la journée.

Le besoin moyen pour la pyramide de Chéops était d’y poser 480 blocs par jour, avec les flotteurs une équipe de 120 personnes y suffisait!

2- Le véritable challenge des pyramide n’était pas l’élévation des pierres, mais leur extraction des carrières.

Si 0.24 KWH élevait la pierre moyenne au centre de gravité, extraire cette même pierre de la carrière demandait une dépense de l’ordre de 3  KWH pour tailler la roche afin de détourer la pierre par des sillons.

A condition cependant de disposer d’un outillage performant et non pas de se contenter de piochons néolithiques ou de burins de cuivres.

Si une équipe de 120 personnes suffisait à élever 480 pierres par jour, il n’en fallait pas moins de 1 500 dans les carrières de Gizeh pour les extraire.

A  l’époque de la construction de la pyramide de Chéops, le plateau de Gizeh était un lieu désertique éloigné de tout centre urbain, Les constructeurs ont commencé par ériger une ville, au pied du plateau, pour y héberger les travailleurs de la pyramide. Cette ville sur le site de Heit el Ghurab a été fouillées et sa population en ouvriers évaluée à 2 000 ce qui est très peu pour un tel chantier.

Il fallait donc mobiliser dans les carrières du plateau l’essentiel de l’effectif consacré à la pyramide.

Pour consacrer le minimum d’énergie à creuser les sillons autour des blocs, il fallait que ces sillons soient étroits, de l’ordre de 10 cm de large, il n’y avait pas d’autre solution que de disposer de lames équipées d’outils de coupe, qui ne pouvaient être qu’en pierre dure, car aucun métal disponible à l’époque n’était suffisamment dur.

lAME QUARTZ

Cette lame n’était pas une simple scie que l’on pouvait manœuvre à la main, mais un outil puissant pesant lourd qui nécessitait une grande force pour le faire progresser dans la roche et un grand poids pour le faire pénétrer.

Là encore les anciens égyptiens se sont alliés la pesanteur en utilisant un lourd pendule pour actionner ces lames.

HaveuseVerticale

Ici le châssis supportant le pendule actionnait 4 lames à la fois creusant en même temps 2 sillons parallèles.

3- Il y avait aussi un challenge de mobilité des pierres:

Dans la pyramide de Chéops les pierres ont parcouru la distance terre-lune tous les 5 ans et le tour de la terre tous les six mois!

Croyez vous qu’il soit raisonnable de penser qu’ils aient été capables de cet exploit simplement en traînant avec des bouts de cordes les pierres posées sur de lourds traîneaux glissant sur de la boue ou des rondins de bois qui se mettent en travers?

Ce n’est pas pensable, les pierres circulaient sur des rouleaux « de précision » en cuivre ou bronze et des chemin de roulement doublés de méplats de cuivre ou bronze.Patindouble

Ainsi que des wagonnets de mine, les pierres pouvaient circuler seules sur des chemins de roulement en ayant été lancées par des rampes inclinées.

Le pendule, moteur universel de l’antiquité, une peu comme aujourd’hui le moteur électrique, aurait pu être utilisé pour pousser les pierres, sur leurs rouleaux, grâce à la force très importante que pouvait développer sa lourde masse, un effectif très réduit était capable de faire passer de la plaine du NIL à la base de la pyramide 60 m plus haut, les plus lourdes charges.

Dans l’illustration ci-dessous, 4 opérateurs sont capables de faire passer la chaussée d’accès à la pyramide, deux des plus grosses pierres du parement en provenance des carrières de Turah, acheminées par le Nil.

parementBase

ParementNilGizeh

Dans l’étude qui suit, l’analyse de la pyramide de Chéops est menée en profondeur donnant au moindre détail connu un sens logique consistant avec le tout, comme la minuscule grotte perdue au milieu du puits de service ou le « trial passage » vestige oublié sur le plateau à quatre pas de la pyramide, voire le passage Al Ma’mûn.

Cependant les 4 premières pyramides de Saqqarah à Dahchour sud sont passées en revue et déchiffrées dans les grandes lignes, les pyramides de Khéphren et Mykérinos n’ont pas pour le moment été étudiées.

Je suggère au lecteur de commencer par prendre connaissance du chapitre 01, les hypothèses de l’étude, puis pour comprendre la grande pyramide de poursuivre par le chapitre 07 le monte charge de la pyramide.

Je précise que cette étude est la seule qui prenne le chantier de la pyramide à partir du terrain initial dans l’article les 5 premières assises, et qui détaille le traitement des mégalithes du toit de la chambre haute depuis leur transport sur le Nil à leur mise en place définitive.

Cette étude « invente » l’utilisation du moteur pendulaire dont aucune trace n’existe nulle part, ni sur le terrain, ni dans les documents. C’est par le raisonnement et le calcul que cet élément a atterri dans l’étude, sans ce moteur la lame de coupe que je propose qui elle a laissé de nombreuses traces sur le sol par exemple sur le pavement en basalte de la pyramide de Chéops, n’aurait jamais pu être manœuvrée tant les forces mises en œuvres sont importantes.

Un peu comme pour la planète Pluton découverte par le calcul avant d’être vue, ce moteur pendulaire est naît du calcul et de la nécessité imposée par la faiblesse de l’effectif consacré au chantier révélée par les fouilles de la ville des travailleurs.

Le roulement à rouleaux est venu en suivant le même chemin, aucune trace n’en atteste l’existence, la forme que je lui est donné n’est certainement pas celle qui aurait été utilisée, les constructeurs ont fait certainement beaucoup mieux, mais le principe de la mobilité des pierres sur rouleaux « de précision » quelle que soit la forme donnée aux réalisations est à retenir, on ne fait pas parcourir aux pierres de la pyramide le tour de la terre tous les 6 mois sur des traîneaux tirés par de pauvres diables sur des rampes plus ou moins glissantes dont aucune trace n’existe non plus.

Disparaître à jamais est le sort commun à tous les outils, les bricoleurs du dimanche le savent bien. Où sont-ils? les outils qui ont taillé les hélices des paquebots géants du XIX ième siècle, les tunneliers du Mont Blanc? les outils du métro de Paris?…Aujourd’hui on en trouve ici et là sans doute encore quelques photos, leurs dossiers ont déjà disparus, qu’en restera-t-il dans 4 500 ans?

C’est le sort de tous les outils spécialisés, une fois qu’ils ont rempli leurs missions, ils sont recyclés, surtout quand ils contiennent un métal aussi précieux à l’époque que le cuivre.