Résumé du site

Une fois qu’on a compris que la justification fonctionnelle de telles constructions géantes était de protéger en leur MILIEU la dépouille du roi et non pas de trôner au dessus d’un caveau en sous sol, il reste à comprendre COMMENT leurs constructeurs se sont donné les moyens de les ériger.

Les constructeurs des 7 grandes pyramides ouvrages titanesques hors de portée de la force humaine non outillée, ne purent relever leur défi qu’en s’alliant une force géante elle aussi, illimitée, présente gratuitement partout depuis toujours, la force de la pesanteur et son complément l’apesanteur que représente la poussée d’Archimède.

Sans aucune vanité de ma part, c’est simplement un fait, cette étude est LA SEULE à tenir compte de ces deux forces et de l’énergie qu’il a fallu produire pour construire ces monuments. À une époque maintenant oubliée, où la seule énergie disponible était celle du « travailleur de force » dont la production d’énergie journalière moyenne fut de l’ordre de UN KWH pour reprendre une unité qui nous est familière.

Cette étude fait, ce qui n’a jamais été fait: vérifier que l’effectif en ouvriers limité de 1 600 à 2 000 individus par la capacité d’hébergement de la ville des travailleurs au pied du plateau de Guizeh, était suffisant pour construire la grande pyramide.

Les adeptes du consensus, prônent qu’un outillage néolithique a produit les pyramides, haches de pierre (ou pire burins de cuivre!) pour extraire les blocs. Traîneaux glissant sur des rampes graissées à la boue pour les transporter. Des calculs pourtant simples à faire montrent à l’évidence qu’avec de tels moyens, pour tenter de tenir le délai de 20 ans.

Le lecteur cherchera en vain dans les écrits de ces auteurs, les preuves qu’ils tenaient le délai avec 2000 ouvriers, AUCUN ne s’est donné la peine de justifier sa solution (et pour cause!).


Pour faire court, ci-dessous succinctement décrits les 4 défis stratégiques relevés par les constructeurs des pyramides, le lecteur pourra accéder à tous les détails des démonstrations à partir du sommaire ci-contre.

  • Élever jusqu’à 146 m de hauteur, des pierres avec de l’eau.
  • Extraire des carrières des pierres par millions.
  • Faire parcourir aux pierres un million de kilomètres cumulés.
  • Mettre le roi à l’abri pour l’éternité.

De nombreuses illustrations de dispositifs et de mécanismes, parfois animées parsèment cette étude, elles ne sont là que pour faciliter la compréhension, elles n’ont aucune prétention à représenter ce qui a réellement existé qu’on ne connaîtra jamais, par contre ma revendication est que dans cette réalité à jamais disparue les principes mis en oeuvre n’étaient pas différents de ceux que j’ai représentés.

 

1- Ascenseurs à eau

Le secret des 7 grandes pyramides est dévoilé d’emblée par la première pyramide en pierre jamais construite celle du roi Djoser à Saqqarah.

Cette pyramide que l’on attribue à Imhotep, modeste par sa taille, porte en elle tout les concepts qui seront déclinés sous des formes diverses de plus en plus sophistiquées dans les 6 autres grandes pyramides:

  • Taille, transport et élévation de pierres par millions avec l’aide de la pesanteur.
  • Sphère de sécurité dont le centre abrite le complexe mortuaire du roi.
  • Mise en scène pour décourager les « visiteurs » du futur de chercher plus loin.

Nous allons découvrir ci-dessous la méthode d’élévation des pierres par l’eau.

Sous la pyramide on ne trouve pas moins de 12 puits verticaux:

Djoser-puits

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les archéologues et en particulier Jean Philippe Lauer qui a passé 70 ans de sa vie à explorer et restaurer ce site n’aient JAMAIS émis l’hypothèse que ces puits aient pu contenir de l’EAU pour soulever des flotteurs élevant les pierres.

Pourtant 11 puits de 33 m de profondeur sont situés sous la face orientale de la pyramide, 20 m sous le deuxième degré

L’Egypte de cette époque était déjà une puissance fluviale et maritime, le bateau trouvé démonté dans une fosse de la pyramide de Chéops témoigne d’une excellente maîtrise de la menuiserie de marine.

Mettre dans ces 11 puits de 33 m de profondeur et 3.5 M² de section un flotteur long de 33 m tel que celui ci-dessous, étanche et submersible:

Djoser-Flotteur
Flotteur Submersible Type Saqqarah

Ne présentait pour les constructeurs aucun problème technologique.

Le principe est simple:

Flotteur coulé, le plateau est au niveau de la base on y charge une ou des pierres, moins lourdes que la capacité du flotteur.

Flotteur, flottant, le plateau élève les pierres au niveau de l’assise.

Des opérateurs en nombre, dont le poids cumulé dépasse la flottabilité, montent depuis l’assise sur le plateau et font couler le flotteur.

Séquence pour élever une pierre depuis la base sur une assise à 20 m de hauteur:

  • Le plateau vide est au niveau de l’assise, des opérateurs lestés et en nombres montent depuis l’assise sur le plateau et le cumul leurs poids fait couler le flotteur en quelques secondes,
  • Flotteur totalement coulé, le plateau passe du niveau de l’assise au niveau de la base de la pyramide et embarque la pierre à hisser sur l’assise,
  • les opérateurs quittent le plateau et remontent sur l’assise à l’aide d’échelles,
  • le flotteur élève la pierre, moins lourde que tous les opérateurs réunis, en un seul mouvement, en quelques secondes, jusqu’à l’assise où elle est débarquée.
  • Pour monter la pierre prend l’ascenseur, les hommes l’escalier.

1 M³ de flottabilité suffit à élever une tonne de pierres, 11 opérateurs lestés à 100 Kg qui tiennent sur un plateau de 3.5 M² suffisent à faire couler ce flotteur.

Avec 20 m de portée du premier étage, pour atteindre le sommet à 60 m d’altitude, il fallait donc 3 étages de puits en hauteur qui se passent les pierres jusqu’au dernier. Plus on se rapproche du sommet, plus le puits doit se rapprocher du centre de la pyramide.

Mais à partir du deuxième étage la pyramide de Saqqarah ne dit plus rien, il faut reconnaître cependant que personne n’est allé chercher ces puits qui ne débouchent sur rien à une profondeur de -13 m sous la base environ pour le deuxième étage et dont le plan vertical doit se trouver aligné avec le quatrième degré. Il y en a surement moins en parallèle qu’au premier étage car il y a moins de pierres à monter.

  • Cet ascenseur est simple, par cher, peu encombrant au sol et performant,
  • faudrait-ils que les anciens égyptiens aient été si ignorants pour ne point s’en servir?
  • Et creuser 11 puits de 33 de profondeur sous la face orientale dont le prolongement coupe la pyramide 20 m plus haut, pour rien ou pour les remplir de vaisselle?
  • Et ce puits central de 49 M² de section dont le lest a été laissé au fond, qui aurait pu élever à 20 m des pierres de 21 t pour construire un complexe mortuaire digne de la majesté de l’ouvrage, aurai-t-il été fait juste pour que JP.Lauer  baptise ce lest caveau du roi?
  • Fallait-il que disposant d’une solution performante pour ériger la première pyramide, ils l’abandonnent pour les suivantes?

A ce point j’invite le lecteur qui persiste dans l’idée que l’eau dans les pyramides est impossible à ne pas aller plus loin dans ce blog, car il y sera en position de résistance à tout ce qui va y être développé, à moins qu’il ne se serve de la matière qu’il va y trouver pour me démontrer avec des arguments archéologiques et physiques que oui l’eau dans les pyramides c’est absurde, il sera le bienvenu, car sortir de l’erreur n’est pas agréable, mais salutaire!


Cependant ce que l’on trouve dans les pyramides suivantes à partir de celle de Méidum ne ressemble en rien aux « tripes » de la pyramide se Saqqarah, où sont passé les puits?

Les constructeurs ont fait évoluer leur technologie d’ascenseur vers encore plus de performance, d’où le changement d’aspect du circuit d’eau.

Mais pourquoi changer une solution « qui marche »?

On peut chercher à comprendre avec le raisonnement suivant:

Admettons que la pyramide de Saqqarah d’un volume de 270 000 M3 ait été bâtie dans un délai de l’ordre de 20 ans, la suivante à Meidum présente un volume de 640 000 M3 soit 2.3 fois plus, il y avait donc deux fois plus de volume de pierre à manutentionner, fallait-il accepter que le délai de réalisation passe de 20 à 40 ans?

De son vivant quel pharaon aurait pris ce risque de 40 ans de chantier pour une assurance vie éternelle?

L’expérience multi-millénaire a prouvé qu’une taille de pyramide « modeste » comme la première (et la dernière celle de Mykérinos) était amplement suffisante pour protéger le roi placé en son centre avec 40 m de pierres dessus, 40 m de chaque côté et 20 m en dessous prêtes à vous tomber sur la tête. Pourvu que la défense « psychologique » qui renforce la ligne de défense physique soit bien conçue, ce qui fut le cas.

Le consensus pour ne pas chercher les rois l’atteste.

Serait-ce la croyance qu’une taille plus grande augmenterait les chances de survie dans l’au-delà, ou la manifestation d’un ego qui a besoin de s’exprimer dans le monument funéraire?

Toujours est-il que la taille des pyramides n’a cessé d’augmenter jusqu’au paroxysme de la pyramide de Cheops:

VolumesPyramides

Il a donc fallu que la R&D des pyramide « accouche » de solutions encore plus performantes, plus rapides pour extraire les pierres par millions, les transporter et les élever afin que dans un délai « raisonnable » de l’ordre de vingt ans on puisse construire des pyramides de plus en plus volumineuses.

Il y a un rapport dix, un ordre de grandeur! entre les volumes de la pyramide de Chéops et la première celle de Djoser.


L’examen des pyramides suivantes montre un schéma de principe récurrent, dans lequel on trouve des chambres connectées à des descenderies

MeidoumChambreCouloir
Meidoum Chambre et descenderie Crédit Layman’s guide

Mais où sont les puits?

Ils ont été bouchés et dissimulés,

mais à Meidoum redécouverts par G.Dormion et JY.Verd’hurt

Meidoum9
Meidoum « antichambres » Crédit Frank Monnier

Dans la pyramide de Meidoum, il y a deux puits qui :

  1. Ont été bouchés en partie supérieure et fermés par une voûte
  2. Voûte dissimulée par des linteaux qui n’ont pas d’autre fonction
  3. Bouchés en partie inférieure
  4. Dissimulés par un sol.

 

La pyramide de Saqqarah a été construite avec 11 puits en parallèle dont le cycle de fonctionnement est de 2 mn par levée.

Cette lenteur relative est due à la masse importante de l’ensemble mobile apportée par le lest.

En faisant guider le flotteur par les parois du puits et de la cage, les constructeurs ont supprimé le lest stabilisateur, et en allégeant substantiellement l’ensemble mobile ont amélioré la performance dans un rapport 4.

Créant le flotteur submersible de deuxième génération que l’on trouve dans les 3 pyramides suivantes: Meidum, rouge et Rhomboïdale.

Mais la performance de ce flotteur n’était pas suffisante pour construire la pyramide attribuée à Chéops avec ses monstrueux mégalithes de 65 t à élever à 60 m d’altitude.

Le flotteur ne coule plus, dans son oscillation permanente dont l’amplitude va jusqu’à 33 m il déplace un grand volume d’eau ce qui nécessite dans le circuit des chambres réservoir ayant une grande surface.

Il y a donc eu deux principes de flotteurs, le flotteur submersible  générations un et deux et le  flotteur oscillant.
Dans la pyramide de Chéops, au niveau de la chambre haute, on trouve la chambre des herses qui est un vestige déguisé du puits de cet étage. Cette chambre nous livre deux informations importantes: la technologie de fabrication des puits et la section du cylindre donc du flotteur.

Ce schéma hydraulique est exclusif aux 7 grandes pyramides, on ne le retrouvera jamais plus pour les pyramides qui ont été construites par dizaines par la suite.

Les pierres arrivant au centre de l’assise en cours de montage, étaient distribuées à l’horizontale, la pyramide s’élevait assise après assise, la dernière assise posée, la pyramide était terminée parement compris, il n’y a jamais eu de reprises du genre constructions par pyramides superposées.

Il y avait un prix à payer:

Pour monter les pierres, il fallait donner de l’énergie aux flotteurs quelle que soit la technologie utilisée.

Le moyen employé était ultra simple, si les pierres montaient par l’ascenseur, les hommes prenaient l’escalier ou l’échelle le long de la face extérieure de la pyramide.

Il y a eu exactement (aux faibles pertes près) autant de poids d’hommes que de pierres qui est monté à une hauteur donnée dans les pyramides. Pour une tonne de pierre montée à 20 m, une tonne d’opérateurs avait fait préalablement l’ascension de cette hauteur avec leurs bras et leurs jambes à la sueur de leurs fronts.

  • Leur dépense musculaire se transformait en énergie potentielle en arrivant sur l’assise.
  • Cette énergie potentielle était cédée au flotteur en le faisant descendre,
  • à son tour le flotteur soulevé par l’eau cédait à la pierre l’énergie acquise pour l’élever à hauteur de l’assise.
  • La pierre en arrivant sur l’assise avait acquit pour l’éternité l’énergie potentielle que les opérateurs avaient créée à la sueur de leurs fronts, puis cédée au flotteur.
  • Le rendement de l’opération est très proche de UN.

Elever la pierre moyenne à la hauteur moyenne dans la pyramide de Chéops consommait 0.25 KWH

Travaillant sur le flotteur l’ouvrier moyen capable de produire 1 KWH par jour pouvait élever 4 blocs dans la journée.

Le besoin moyen pour la pyramide de Chéops était d’y poser l’équivalent de 480 blocs par jour, avec l’élévateur à flotteur une équipe de 120 personnes y suffisait!


2- Le plus grand challenge des pyramides n’était pas l’élévation des pierres, mais leur extraction des carrières.

Si 0.25 KWH élevait la pierre moyenne au centre de gravité, extraire cette même pierre de la carrière demandait une dépense minimum de l’ordre de 3  KWH pour tailler la roche afin de détourer la pierre par des sillons, à condition cependant de disposer d’un outillage performant et non pas de se contenter de piochons néolithiques ou de burins de cuivres tenus à bouts de bras.

Si une équipe de 120 personnes suffisait à élever 480 pierres par jour, il en fallait un ordre de grandeur de plus dans les carrières des blocs de remplissage pour les extraire.

Il fallait donc mobiliser dans les carrières du plateau l’essentiel de l’effectif consacré à la pyramide.

Pour consacrer le minimum d’énergie à creuser les sillons autour des blocs, il fallait que ces sillons soient étroits, de l’ordre de 15 cm de large, une pierre trouvée dans la tombe de la reine Khentkawe nous livre le secret de l’extraction « industrielle » des pierres.

Poulie2

 

Cette pierre n’est pas un embryon de poulie, comme l’a cru son découvreur l’archéologue égyptien Selim Hassan dans les années 30, mais la dent unitaire d’un disque de taille incroyablement simple et performant.

disque9

Là encore les anciens égyptiens se sont alliés la pesanteur qui en pesant sur ce disque de 0.6 m de diamètre pesant 300 KG, engendrait sur les arêtes de la tête de taille au contact avec la pierre une pression suffisante pour la faire se désagréger, laissant le disque pénétrer d’un certaine profondeur dans la pierre à tailler et y laisser une empreinte.

L’empreinte est gratuite, mais pour la faire avancer il faut payer, 11.1 KWH de travail humain par M³ de sillon taillé.

Cette empreinte était faible en profondeur: 0.3 mm et étroite : 4 mm, mais le disque astucieusement conçu et lancé par une rampe depuis une hauteur de 2.5 m au dessus du banc de taille, parcourait tout seul et très rapidement le sillon en cours de creusement.

Une équipe d’une dizaine de gaillards plaçaient les disques à 2.5 m de hauteur sur la plate forme de lancement avec un rythme soutenu.

Une production typique était de 26 m de sillon de 15 cm de largeur et 0.7 m de profondeur par jour de travail réalisé par une petite équipe de carriers.

Largement de quoi approvisionner le chantier de la pyramide avec seulement 700 ouvriers.

 

Les disques ont disparu de la surface de la terre mais y ont laissé leurs traces, comme ici sur le pavement au nord de la pyramide de Chéops:

Tranchée cheops
Tranchée pavement nord Chéops courtoisie AERAgram

 

3- Il y avait aussi un challenge de mobilité des pierres:

Dans la pyramide de Chéops les pierres ont parcouru la distance terre-lune tous les 5 ans et le tour de la terre tous les six mois!

Croyez vous qu’il soit raisonnable de penser qu’ils aient été capables de cet exploit simplement en traînant avec des bouts de cordes les pierres posées sur de lourds traîneaux glissant sur de l’argile mouillée ou des rondins de bois qui se mettent en travers ou s’écrasent sous le poids des pierres?

Ce n’est pas pensable.

Des « drôles » de pierres de toutes dimensions qui se trouvent par milliers dans les musées  d’égyptologie classées sans discernement sous la rubrique « poids »

wwwopac (4)

nous donnent la solution.

Il faut être insensé pour tailler de simples poids d’une façon aussi complexe, un segment de sphère posé sur un tronc de cône! Un simple parallélépipède aurait fait l’affaire.

Le tronc de cône est fait pour trouver place dans un logement, le segment de sphère pour rouler et pivoter.

En distribuant de ces pierres identiques, sur un support cylindrique, on obtient à peu de frais, avec la technologie de l’époque des roulements qui roulent-pivotent de façon très performante.

cylindre

Outre leur faible résistance à l’avancement, ces rouleaux restent stables, même sur une pente prononcée ce qui est très pratique pour les distribuer dans les pentes et sécurisant quand des milliers de blocs dangereux par leur poids encombrent un chantier.

Tel que, ils présentent cependant l’inconvénient d’exercer sur leur point de contact avec le sol, une pression importante même avec des charges modérées, la pression désagrège le matériau le moins dur (cf disque de coupe), donc détériore progressivement la piste de roulement ce qui peut être acceptable pour un usage modéré, mais franchement à éviter quand 4 à 500 pierres bien lourdes, prennent tous les jours le même chemin, c’est pourquoi j’en propose une évolution vers une arête de roulement-pivotement cylindrique au lieu de sphérique, réalisée en cuivre moulé.

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Je propose une utilisation de ces rouleaux, non pas en les plaçant directement sous les charges à transporter, ce qui fonctionne bien, mais souffre de l’inconvénient d’avoir à manutentionner les rouleaux, mais en les plaçant dans des patins autonomes qui remplacent avantageusement la roue.

Patin

Ainsi que des wagonnets de mine, les pierres pouvaient circuler seules sur ces chemins de transport en ayant été lancées par des rampes inclinées.

Exploitation de la force de la pesanteur:

De la taille de la pierre au transport-élévation des blocs: Tout dans le chantier de la pyramide est basé sur l’exploitation intelligente de la force de la pesanteur, c’est ce qui les a rendu si performants.

Une utilisation très simple, mais très utile en a été le pendule pousseur, sorte de moteur universel de l’antiquité:

Un poids tenu par une corde suspendue à un châssis.

L’opérateur se contentant de « faire de la balançoire »

Des pousseurs à pendule faisaient passer la rampe à 8% qui reliait la plaine du Nil au pied de la pyramide les pierres qui venaient des carrières de Turah ou Assouan.

ParementNilGizeh

 

4- Mettre le roi à l’abri pour l’éternité.

Ayant compris que les pierres montaient par des puits au centre de la pyramide et constatant que de façon constante ces puits ont été comblés et dissimulés, il n’est pas difficile d’en déduire qu’à une certaine hauteur dans la pyramide se trouvait le complexe mortuaire, sorte de bunker d’une taille inconnue fait de gros blocs, très probablement en granit et étanche, car éternité de rime pas avec humidité.

Quand on y accédera on constatera cette fois ci qu’ils sont équipés de tout le décorum mortuaire égyptien, peintures, gravures et sarcophage massif, remplis le jour de l’inhumation de tous les bagages traditionnels que l’on connait.

A ce jour, il y a dans les 7 pyramides, 7 bunkers  intacts dans l’état où ils ont été laissés le jour de l’inhumation, on frémit à l’idée de ce qu’on y découvrira, quand on se rappelle la magnificence de la tombe intacte elle aussi de ce petit roitelet de Toutankhamon!

Ce bunker se situe au centre de la sphère de protection, le lieu le mieux protégé de la pyramide

L’expérience à prouvé qu’une grande pyramide faite de blocs de pierres est indémontable, même la plus petite, celle de Mykérinos a résisté à une tentative de ce genre.

Il vaut mieux renoncer à passer par les puits obturés de pierres sur 30 m ou plus, comment les enlever sans les recevoir sur la tête? C’est un obstacle autrement dissuasif que les 3 herses de pierre pesant 2.5 t chacune de la chambre des herses de Chéops.

Mais, ceinture et bretelle, quand on prend un aller simple pour l’éternité, il faut imaginer que dans un futur lointain les hommes puissent disposer de moyens autrement puissants que ceux du moment qui pourraient bien venir à bout d’un tel amoncellement de pierres.

C’est ici que le génie des constructeurs donne toute sa mesure, dans 4 500 ans si la technique aura évolué, la psychologie des hommes restera la même, un scénario qui les dupe aujourd’hui, les dupera demain.

Le temps leur a donné raison (toi même lecteur tu hoches déjà la tête)!

Un jour peut être, un archéologue plus audacieux que les autres, prenant la tête d’une équipe, ayant lu mon étude, ou ayant fait le même cheminement, ou tout prosaïquement s’appuyant sur les résultats de « scan pyramid » obtiendra la permission des autorités Égyptiennes d’isoler la grande pyramide du barnum style disneyland que sont devenus ces monuments pour des raisons économiques qu’il est facile de comprendre.

La tâche ne sera pas aisée pour dire bonjour au roi, mais pas impossible, nulle forteresse n’est imprenable, pour celle de Chéops je connais son talon d’Achille!

Mais il y a encore plus simple, l’archéologue H.Vyse a creusé dans la pyramide de Mykérinos, un tunnel démarrant à 25 m de hauteur et plongeant dans la pyramide pour y chercher des chambres au sous sol, ce faisant il a « frôlé » à quelques mètres près le véritable complexe mortuaire. Il suffirait qu’une équipe reprenne le travail et creuse de quelques mètres à l’horizontale en direction du centre de la pyramide, en quelques jours tout le monde serait fixé sur l’existence ou non de ce complexe mortuaire! et s’il y en a un c’est qu’il y en a 6 autres..


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