Objectifs du chantier

khufu vient de monter sur le trône d’Egypte à 40 ans, ce n’est plus un poulet de l’année, il a participé avec ses 3 frères à l’administration du royaume, probablement a-t-il fait partie des expéditions de son père Snefrou au Liban et dans le Sinaï.

Aîné de la fratrie, il était destiné à hériter du royaume, son frère cadet Néfermaât premier vizir y avait des fonctions importantes, peut être y a-t-il eu comme souvent des rivalités pour avoir droit à l’éternité? Peut être a-t-il eu à « jouer des coudes » pour conserver sa primauté? On ne le saura jamais.

D’après les égyptologues il avait 10 ans quand son grand père Houni a été inhumé dans sa pyramide que jeune enfant il a vu se terminer, il a été témoin de A à Z de la construction de la pyramide rouge (ou rhomboïdale?) dans laquelle il vient d’enterrer son père Snefrou.

Il a reçu l’éducation d’un roi et donc initié à tous les secrets du savoir du moment, il sait ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, il connait toute l’équipe des savants et ingénieurs qui a fait la pyramide de son père, il y a de grandes probabilité qu’à son accession au pouvoir, les plans de sa pyramide étaient déjà plus qu’ébauchés, son emplacement repéré, la logistique d’approvisionnement en bois, en cuivre en pierres précieuses était déjà en place pour la pyramide de son père, il n’a plus qu’à « mettre les pieds sous la table », le repas est servi.

Dans sa famille on a une vie saine, on vit longtemps pour l’époque, néanmoins à 40 ans il sait qu’il doit faire vite pour construire sa pyramide, nul n’est à l’abri d’un abcès dentaire ravageur, ou d’un mauvais accident de chasse, la pyramide doit se construire vite.

On nous dit qu’il a choisi Hémiunu, fils de Néfermaât son frère cadet pour architecte, son demi-frère Ankhaf comme responsable du projet, tous deux plus jeunes que lui et probablement pleins d’énergie.

Cependant Hémiunu ne survivra pas à la pyramide, il rend son dernier souffle dans la dix neuvième année du règne de Chéops et la pyramide n’était  pas encore terminée si l’on en croit le déchiffrage par P.Tallet des papyri trouvée sur le site du Waadi el-Jarf ancien port sur la mer rouge de la logistique d’approvisionnement en cuivre et pierres précieuse de « Akhet Khufu » l’horizon de Chéops, nom donné alors à cette pyramide.

D’après P.Tallet, ces documents témoignant d’une activité d’approvisionnement en pierres de Turah du chantier, date des dernières années du règne, c’est donc que la pyramide n’était pas encore terminée.

Ainsi, 20 ans pour la durée de construction de la pyramide est admissible.

Dans mon étude l’objectif du chantier est de terminer la pyramide en 20 ans.

Cependant, les opérations d’extraction et de montage des pierres de construction, ne viennent pas le lendemain de la décision de commencer le chantier, il a fallu passer du temps à choisir le site analyser sa géologie pour valider les carrières, sonder le socle rocheux pour s’assurer de sa stabilité, passer des ébauches de plans, aux plans finaux, parachever et terminer les calculs des monte charges qui innovent par rapport à ceux de papa, faire des maquettes, des prototypes, tester, corriger.

Très vite il a fallu mettre en chantier la construction de la ville des bâtisseurs, sa logistique d’approvisionnement avec son port, la liaison avec le Nil, le canal, les écluses, le bassin portuaire…

Passer du dossier final de conception, au dossier de fabrication, non seulement de la pyramide, mais aussi des outillages, puis réaliser les outillages, les tester pour passer à la fabrication en série.

Puis il a fallu tracer le premier sillon qui délimite la base de la pyramide, tailler la petite colline qui couvre alors ce site, pour à la fois en extraire les premiers blocs, ceux de la base, les plus gros, ce qui pour mon étude est le point de départ des opérations de fabrication et montage des blocs en série proprement dite.

J’évalue la durée de cette phase à 1/3 du délai total de 20 ans.

Il restera donc 5 000 jours pour fabriquer la pyramide elle même.

De façon arbitraire, je prends 12 H de travail par jour, la durée moyenne du jour dans l’année sous le trentième parallèle, et considère que le chantier travaillait 365 jours par an, allouant ainsi 60 000 heures au chantier pour fabriquer cette montagne de pierres.

En faisant ainsi j’ai conscience de tout l’arbitraire de ces choix, néanmoins à +/- 3 ans près sur 20 ans, les ordres de grandeurs sont là et la nature du problème à résoudre ne change pas, seul l’ajustage fin des procédés peut être remis en cause.

Il y a dans mon étude une autre zone d’approximation, les caractéristiques physiques des pierres utilisées, qui malgré tous les travaux qui on été menés sur cette pyramide (et les autres) restent non publiées, ont elles été mesurées seulement?

La densité des pierres et leur résistance à la compression déterminent directement l’énergie à dépenser pour les extraire et les élever et ont une influence directe sur l’effectif au travail donc sur le délai.

J’ai donc été réduit à prendre pour les pierres des caractéristiques connues de certaines carrières extrayant des pierres de même composition, de même nature géologique.

Cependant les spécialistes savent bien que sur un site donné, la roche n’est pas homogène et l’on peut avoir des variations de résistance considérables d’un endroit à l’autre de la carrière et probablement encore plus d’une carrière à l’autre. Rien ne remplacera la mesure directe!

De toutes façons, toute personne ayant eu à diriger de gros projets pluri-annuels engageant des milliers de personnes (c’est mon cas) sait que tout projet a ses aléas, celui de cette pyramide aura eu les siens qu’on ne connaîtra jamais.

Donc 5 000 jours , 60 000 heures pour la durée de la phase d’extraction et montage de blocs.

Pour les calculs en grand nombre, il est d’usage de passer par la notion de bloc moyen, qui est une abstraction, mais qui permet d’appréhender les grand nombres de façon concrète.

Que prendre pour bloc moyen dans cette pyramide?

F.Petrie qui a fait un travail admirable de mesures dans cette pyramide a établi toutes les hauteurs des 201 assises encore présentes qui constituent la pyramide:

Il en résulte que le bloc moyen devrait avoir une épaisseur de 0.7 m, prendre un volume de 1 M3 semble raisonnable, donc pour la suite je donnerai à ce bloc les dimensions suivantes hauteur 0.7 m longueur 1.3 m, largeur 1.1 m, volume 1 M3, poids 2.4 t.

La pyramide est constituée de 4 parties essentielles, le socle, le remplissage, le parement et la maçonnerie des chambres et couloirs, sans oublier les mégalithes des toits.

En terme de volume, cette dernière partie sera assimilée aux pierres de remplissage, cela est une approximation qui simplifie les calculs sans dénaturer la réalité.

Pour le parement qui est la « peau » de la pyramide, je prends une épaisseur de 2 m à la base et 1 m au sommet, ce qui donne une volume de peau de 106 000 M3 à retirer du volume total et a considérer séparément, car objet d’un processus différent, les carrières étant 20 KM plus au sud du plateau de Gizeh au bord du Nil.

Enfin le socle a été évalué par Petrie à 6 m de hauteur par rapport à la base et mesurant 140 m de coté, il se retire des pierres à extraire et à monter.

Il en résulte 2.4 millions de M3 pour les blocs de remplissage, soit 2.4 millions de blocs de remplissage et 100 000 blocs de parement.

C’est évidemment le nombre de bloc de remplissage qui dimensionnent l’essentiel de l’effectif à mettre au travail pour les extraire et les monter.

Le rythme moyen sur 5 000 jours sera donc de 480 blocs par jour de 12 h donc 40 blocs à l’heure, un bloc toutes les 90 s.

Ce rythme journalier moyen de 480 blocs moyens sera l’objectif moyen de production du chantier.

Un aspect important du chantier est son bilan énergétique:

Les fouilles de la ville des travailleurs ont conduit à une évaluation comprise entre  1 600 et 2 000 du nombre de travailleurs « de force ».

Ces travailleurs, les NFRW (entendre néférou), « les jeunes », les « efficaces », sélectionnés comme une équipe de sportifs professionnels d’aujourd’hui, bien nourris, bien motivés. Intrinsèquement sur une longue durée avec répétition journalière, ils pouvaient délivrer sans s’épuiser une puissance moyenne de 80 W soit une énergie de 1 KWH par jour.

Le chantier disposait donc d’une puissance totale « humaine » comprise entre 130 et 160 KW ou d’un réservoir d’énergie journalier de 1 600 à 2 000 KWH.

Élever 480 pierres moyennes de 2.4 t de 40 m consomme une énergie de 125 KWH, ce qui ne « coûte » que 125 NFRW en effectif moyen nécessaire, ce n’était pas la mer à boire!

Mais ces pierres devaient auparavant être extraites de la carrière puis faire un trajet de l’ordre du kilomètre pour atteindre leur emplacement définitif. En admettant pour fixer les idées que 20% de l’effectif faisait autre chose qu’extraire et déplacer les pierres, il ne restait plus qu’entre 1 100 et 1 400 NFRW pour ces deux tâches, soit environ 2.6 KWH par bloc moyen d’énergie disponible pour ces deux processus.

On le verra plus loin, les constructeurs avaient une méthode très performante pour arracher les blocs prêts à l’emploi à la carrière, mais il fallait néanmoins consentir 2.4 KWH par bloc moyen.

Il ne restait plus alors que 0.2 KWH pour transporter les blocs à l’horizontale sur un trajet moyen de 1 KM, ce qui limite à 700 N l’effort pour déplacer une pierre de 2.4 t à l’horizontale soit l’équivalent d’un coefficient de frottement au  maximum de 3 %, ce qui élimine d’entrée tout recours à des traîneaux glissant sur des rampes pour déplacer les pierres, car alors le coefficient de frottement aurait été de l’ordre de 20%.

On peut donc constater dès le départ que le bilan énergétique emplois / ressources du chantier rend celui – ci faisable à condition que les constructeurs disposent d’outils et méthodes qui ont un rendement énergétique très proche de UN.

 

 

 

 

Les preuves

La présence dans les grandes pyramides de monte charge hydrauliques est la véritable « révélation des pyramides », il est nécessaire d’en apporter les preuves.

A contrario,

les tenants du « consensus » des archéologues que l’on peut résumé ainsi:

  • Chambre reliée à un couloir = chambre mortuaire du roi
  • Élévation des blocs = rampes.
  • Déplacement des blocs = traîneaux glissant sur des pistes lubrifiées

N’ont pu depuis des décennies apporter la moindre preuve matérielle du moindre début de rampe d’élévation visible sur le terrain et encore moins dans les pyramides.

En ce qui concerne les chambres mortuaires ils ont essayé lourdement de contourner la contre preuve, de ces chambres anonymes, vides et nues sans que la moindre trace d’un morceau de mobilier funéraire ou d’une dépouille mortelle, proclamées un peu trop vite chambre du roi.

Certes la tradition funéraire des mastabas de la III et IV dynastie tombeaux des personnalités et des rois antérieurs, était celle de caveaux vides et anonymes contenant seulement le sarcophage anonyme lui aussi, dans le sarcophage le squelette du défunt était souvent présent et autour un embryon de mobilier funéraire y fut trouvé.

Par contre dans ce même mastaba se trouvait aussi une antichambre, ne communicant pas avec le caveau dont l’accès était bloqué, dans laquelle on trouvait les nom et qualités de défunt, souvent de magnifiques gravures parfois peintes et quelques fois la statue de l’occupant du lieu comme ce fut le cas pour Hemiounou l’architecte de la grande pyramide et du vizir AnkHaf demi frère de Chéops.

Peut on imaginer un seul instant qu’un Pharaon qui a mobilisé le meilleur de son royaume pour préserver dans cet immense tombeau sa mémoire et son corps pour l’éternité, n’ait même pas songé à laisser ne serait ce que son nom écrit quelque part dans sa tombe!

S’il n’est fut pas trouvé dans ces chambres c’est qu’il est ailleurs dans la pyramide et que ses chambres avaient eu une autre fonction.

Sarcophage:  les « chambres funéraires » des pyramides de Saqqarah, Méidoum, rouge et rhomboïdales ne montrent pas de sarcophage, s’il y en avait eu un anonyme et en pierre sans intérêt pour les pilleurs, il y serait toujours.

La chambre Haute de la pyramide de Chéops dispose d’une parallélépipède creusé que l’on a appelé sarcophage car il en a les dimensions possibles. Cependant une analyse rigoureuse des disposition de cette chambre associée à son antichambre  faite par G. Dormion dans son livre « la Chambre de Chéops » montre clairement qu’il s’agit d’une mise en scène.

Bien évidemment, le fils et le petit fils ont copié sur papa dans leurs pyramides Khéphren et Mykérinos.

Donc:

Rampes, pas de traces, chambres + descenderies il n’y a que des contre-preuves et pourtant, bizarrement ils s’est fait un consensus pour promouvoir et défendre ces contre-vérités.


En revanche

Toutes ces contre-preuves autorisent à penser que le roi est toujours présent ailleurs à l’intérieur de sa pyramide.

A contrario, je prétends que ces volumes trouvés dans les 7 grandes pyramides ont contenu de l’EAU qui à l’aide de flotteurs élevait les pierres même les plus lourdes au centre des pyramides.

Qui dit eau plus flotteur dit puits vertical<=> qui dit puits vertical dit eau.

A l’inverse du consensus, pour soutenir mon analyse j’apporte les preuves directes et indirectes qu’il y a des puits dans les pyramides et toutes sont vérifiables:

Pyramide de Saqqarah:

Djoser-puits

En ce qui concerne les élévateurs à flotteurs, la pyramide de Saqqarah apporte deux preuves matérielles directes:

La présence sous la base de la pyramide de 11 puits de 33 m de profondeur sous la face Est dont le plan vertical coupe la maçonnerie de la pyramide au deuxième degré, à 20 m de hauteur.

La présence au centre de la pyramide, d’un grand puits vertical  de même profondeur qui de plus contient encore le lest qui stabilisait le flotteur, lest que JP.Lauer nous vend comme le caveau du roi.

Fallait-il 4500 ans plus tard qu’il y ait encore de l’eau dans ces puits?

Pyramide de Meïdoum:

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Meidoum « antichambres » Crédit Frank Monnier

G. Dormion et JY.Verd’hurt ont découvert, cachées par des linteaux formant le toit du corridor horizontal des « chambrettes » à voûtes juste au dessus de mini antichambres rectangulaires dans ce même corridor.

Ceci est la preuve d’une action délibérée de la part des constructeurs de dissimuler deux puits verticaux qui ont été bouchés par une voûte en encorbellement.

Cette découverte de Dormion / Verd’hurt permet de comprendre que chaque fois que l’on découvre une chambre avec voûte en encorbellement dans une pyramide, on est en présence d’un puits ou d’une cage bouché et déguisé en chambre.

La « chambre funéraire » est elle aussi la partie basse d’une cage, son sol n’est pas la roche d’origine c’est le résultat du comblement du puits souterrain débouchant au niveau zéro, sa voûte en encorbellement est le résultat du remplissage de la cage. Elle a été laissée bien en évidence pour simuler une chambre funéraire.

Pyramide rouge:

Les archéologues y voient une chambre funéraire précédée de deux antichambres. Mais en se rapprochant de ce que l’on connait de la pyramide de Meidoum, on reconnaît immédiatement le même schéma, seulement ici, au lieu de dissimuler les cages obturées ils les ont laissé bien en évidence comme antichambres avec une magnifique voûte.

Trois puits- cages sont visibles dans cette pyramide.

Pyramide rhomboïdale:

Antichambres2

La chambre basse et la chambre hautes sont le résultat de deux puits bouchés, par des voûtes en encorbellement.

la chambre basse est flanquée au sud par un puits mystérieux dont la partie basse fut trouvée en enlevant un linteau au niveau du sol de la chambre et la partie haute bouchée de la même façon qu’à Meidoum, l’antichambre au nord fait la même largeur que le corridor qui y accède, le corridor est coiffé par des linteaux, « l’antichambre » par une voûte en encorbellement.

Si « l’antichambre avait été fermée au moment de la construction de la pyramide elle aurait été coiffée elle aussi par des linteaux, la présence d’un plafond en voûte est la preuve que ce volume a été fermé plus tard, à un moment où il n’était plus possible de poser des linteaux, c’est donc que cette « antichambre » était un puits dans cette pyramide à un moment donné.

Antichambres3

Dans la galerie horizontale qui donne accès à la chambre haute on trouve deux herses coulissantes logées dans de mini chambres de 0.8 m de largeur.

Même disposition que dans « l’antichambre » basse, les plafonds en voûte signalent deux puits bouchés.

Pyramide de Chéops:

il y a une preuve directe et deux preuves indirectes:

Preuve directe, la chambre des herses

CH-Herses

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est en fait un tronçon du puits du troisième étage celui de la chambre haute, il a été maquillé pour en faire une chambre des herses factice.

Ce volume présente l’intérêt de nous renseigner sur la technologie des puits utilisés dans la grande pyramide.

Niche de la chambre basse:

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Derrière la niche de la chambre basse un corridor de 1 m de large et 1.7 m de hauteur qui a été bouché par les constructeurs eux même et partiellement dégagé par on ne sait qui depuis a été décrit en détail par G. Dormion dans son livre « la chambre de Chéops » paru il y a 15 ans.

Ce corridor conçu pour une circulation humaine, circule dans une maçonnerie de 5.5 m de profondeur à l’est de la niche, il fait en son milieu une angle à 90° donnant au nord dans une maçonnerie d’une dimension inconnue le long du mur oriental de la chambre basse.

Depuis cette parution aucune mission archéologique n’a eu la curiosité d’explorer cette maçonnerie.

Sans intérêt pour le « consensus »?

Dans la pyramide toute maçonnerie présente à un niveau quelconque va jusqu’à la base.

Que pouvait donc bien contenir comme volume accessible à 21 m de hauteur cette maçonnerie sinon la cage du monte charge du premier étage et le puits de l’étage de la chambre basse? qui par la suite comme à Meïdoum ont été bouchés.

C’est clair et limpide, les actions constantes et systématiques de la part des constructeurs de dissimuler ces volumes verticaux, témoignent qu’il était important pour eux que ces dispositifs ne soient pas découverts par la suite avec l’exception de la pyramide de Saqqarah pour une autre raison.

Malgré cela, ces puits ont été en partiellement découverts dans 4 des 5 pyramides citées, mais jusqu’alors jamais identifiés comme tels par les archéologues.

Ce sont des archéologues qualifiés professionnels ou amateurs qui les ont découverts, mais ceux-ci prisonniers du consensus  sont passé à coté du vrai sens de leurs découvertes.

Rebouchage au centre de la face Est de la pyramide de Chéops:

Entrée-Porte

Enfin ma découverte récente de traces de rebouchage au centre de la face orientale de la pyramide, au niveau du sol, pouvant après analyses complémentaires, apporter la preuve irréfutable de l’existence d’une galerie d’accès (et non d’un conduit d’eau comme les autres « entrées ») qui la véritable entrée de la pyramide pour les pierres et les hommes.

Bouchons de granite:

Bouchon
Crédit G.Dormion

bouchonCouloirAscendant

La présence d’un bouchon fait de trois blocs de Granite dans la galerie ascendante prend tout son sens quand il y a de l’eau dans la pyramide.

Il est évident que le dernier bouchon a été fabriqué pour fermer le galerie de façon étanche à l’eau.

Le « consensus » s’interroge encore sur leur fonction.

Faux linteaux de la chambre des herses:

Détail-FauxLinteau
Crédit G. Dormion

A part la fonction de vanne  guillotine à laquelle leur configuration les destine, on ne voit pas ce qu’ils font dans cette pyramide.

Passage Al Ma’mûn:

Percée AlMamoun

En ce même lieu, le fait qu’il existe un passage creusé attribué au sultan Al Ma’mûn, atteste que la précision du lieu de ce percement, ne doit rien à la chance infime de tomber à 1 m près sur 200 m de face au bon endroit en aveugle, mais au fait que le sultan a trouvé un conduit. Ce conduit est une preuve indirecte d’existante d’eau dans la pyramide.

Trial Passage:

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La présence d’un puits vertical dans le « trial passage » modèle réduit de certains couloirs de la pyramide, lequel par la suite a été (mal) rempli de pierres.

De l’eau dans les pyramides

Ce chapitre résume et justifie une des hypothèses fondatrices de l’étude.

Pour comprendre la pyramide de Chéops il faut commencer par comprendre la première pyramide, celle de Djéser.

Avant cette pyramide, les rois étaient enterrés dans des chambres au fond d’un puits recouvert d’un mastaba certes en forme de pyramide, mais de petite taille faite d’un empilage de tout venant recouvert d’un parement de pierres. Structures aujourd’hui complètement dévastées dont il ne reste que ruines éparses.

Soudainement un roi se trouve en capacité d’empiler des millions de pierres lourdes sur une grande hauteur, en construisant autour de la pyramide un gigantesque complexe mortuaire en pierres finement taillées et ajustées.

C’est donc qu’il y a eu innovation technique au service d’une innovation architecturale:

  • Capacité d’extraire des carrières et tailler finement des pierres par millions.
  • Capacité de déplacer et élever très haut « facilement » des blocs très lourds.

L’outillage utilisé a disparu, mais il reste dans la pyramide une trace importante qu’il est facile de décoder:

Il se trouve sous la base de la pyramide 11 puits de 33 m de profondeur, de section 3.5 M² alignés sur la face Est, dont le plan vertical coupe la pyramide 20 m plus haut au niveau du deuxième degré.

Un douzième puits de section 49 M² profondeur 33 m se trouve au centre de la pyramide il contient en son centre sur son fond posé sur un muret un volume en granite disposant d’une ouverture circulaire obturée par un bouchon en granite, que l’archéologue Jean Philippe Lauer a baptisé caveau de Djoser.

Un autre puits identique se trouve 300 m plus au sud donnant à l’air libre et échappant à la pyramide, relié au premier par un conduit horizontal à -33 m.

Djoser-puits

Ces puits rappellent la tradition antérieure, mais ils n’en ont pas la fonction, car les volumes dans lesquels ces puits débouchent pouvaient être accédés par une galerie descendante nord et un couloir sud pour le puits central et 4 galeries descendantes pour les puits est. Ils n’avaient donc aucune utilité pour l’accès.

De plus le puits central CONTIENT le « caveau » au lieu d’en être l’accès et doté d’une voûte qui en fait le plafond il était donc vide et non pas comblé suivant la tradition.

Malgré les apparences on n’est plus désormais dans la tradition funéraire antérieure, mais dans une révolution architecturale permise par une innovation technique.

Pour une civilisation qui a une longue tradition maritime et fluviale il est logique de penser que ces puits qui autrement n’avaient aucune utilité fonctionnelle étaient là pour contenir de l’eau qui à son tour pouvait soulever un flotteur, sorte de navire utilitaire spécial lourdement chargé de pierres, conçu pour un trajet vertical et non pas horizontal comme à l’accoutumée.

Le principe de fonctionnement est très rudimentaire, le flotteur est une coque étanche dont le pont est surélevé par une longue tige et stabilisée en dessous par une quille lestée.

En voici l’image fonctionnelle telle qu’elle aurait pu apparaître alors que la pyramide en était au niveau zéro, un des puits creusés contenant le flotteur a été rempli d’eau jusqu’à la base pour faire apparaître la tige dans toute sa portée.

Cette illustration est celle d’un élévateur des puits orientaux alors qu’il flotte non chargé.

flotteur-Saqqarah

On peut détailler le plateau porte charges qui termine

Tray

La tige posée sur 

Rod

La coque étanche supportant la tige dont le « pont » affleure le niveau d’eau dans la puits.

float body

Une longue quille toujours plongée dans l’eau prolonge la coque vers le bas.

keel

Qui contient un lest très lourd très probablement en granite en partie basse qui va stabiliser ce navire dont la charge est très haute au dessus du pont.

Ballast

Voilà donc un des 11 élévateurs à eau que l’on aurait pu trouver dans les puits orientaux au début du chantier. 

Au dessus de la base qui est le point haut du puits, il y a une hauteur de 20 m de pierres entassées qui forment le corps de la pyramide, ce sera la portée maximum du flotteur et la longueur de la tige.

En dessous de la base il y a 33 m de profondeur de puits, pour que le flotteur fasse une course de 20 m il devra avoir exactement une longueur de 13 m entre sa coque étanche et le point bas de sa quille contenant le lest, 13 m sera son « tirant d’eau » pour reprendre un terme d’architecture navale.

Pour faire varier la hauteur de levage il suffisait de faire monter progressivement le niveau d’eau des puits avec la hauteur de l’assise, la pyramide se construisant par couches horizontales successives ( comme fonctionne aujourd’hui une imprimante 3D!)

Pour fixer les idées:

Pour élever une charge de pierres de 0.6 t sur 20 m de hauteur maximum, il aurait eu une longueur totale de 33 m dont 20 m de tige, une section de 1.7 x 1.7 m de 3 M², coulissant sans frotter sur les bords, d’abord dans le puits qui fait 1.9 x 1.9 m, et enfin dans une cage de même section qui traverse l’assise dont la hauteur maximum aurait été de 20 m. L’ensemble mobile pesant 25 t dont 14 t de lest.

Avec une charge de 660 Kg KG posée sur le plateau, le flotteur est coulé et repose au fond du puits, le plateau est au niveau de la base de la pyramide.

Avec une charge de 630 kg sur le plateau l’ensemble mobile est en équilibre statique et pèse zéro dans l’eau, il reste immobile.

Avec 600 KG sur le plateau l’ensemble mobile pèse 30 KG de moins que la poussée d’Archimède et s’élève avec une accélération très faible, il montera lentement mettant 1 minute pour faire un trajet de 20 m.

Cependant pour que cet élévateur fonctionne avec une telle précision il y a une condition à remplir:

Au fur et à mesure que la tige s’élève, son volume immergé diminue et diminue aussi la poussée d’Archimède que reçoit le flotteur. Pour que le flotteur continue son élévation il faut que cette diminution due à la tige soit exactement compensée par une augmentation du volume immergé de la coque, qui elle quoi qu’il arrive est toujours entièrement plongée dans l’eau. Cette condition sera réalisée en laissant dans la coque un certain volume d’air qui augmente quand le flotteur s’élève car la pression à laquelle cet air est soumis baisse.

Lien vers la maquette preuve du concept

Lien vers la note de calcul du flotteur

Les 11 puits sous la pyramides pouvaient la remplir jusqu’au niveau 20 m, il est évident qu’il doit y avoir dans la pyramide deux étages supplémentaires pour arriver à 62 m de hauteur.

A ce jour il n’y a pas trace de ces puits, ce qui est normal puisque enfouis au cœur de la pyramide et jamais recherchés.

Ces puits de la face orientale suffisaient à remplir la pyramide, s’il se trouve un douzième puits central d’une section bien plus importante 7 x 7 m soit 49 M², c’est qu’il avait la tâche d’élever à 20 m de hauteur des pierres bien plus grosses jusqu’à 15 t et pour quelle finalité si ce n’est de construire avec, les (vrais) appartements funéraires du roi.

Nichés au cœur de la pyramide ces chambres devaient résister à la pression de 40 m de pierres et devaient donc recevoir des plafonds faits de grosses pierres semblables à ceux que l’on peut observer dans les pyramides suivantes.

La construction en granite découverte posée sur un muret et baptisée « caveau » de Djoser aurait pu faire le lest du flotteur construit dans ce puits suivant les principes décrits plus haut, laissant la possibilité d’élever à 20 m des pierres pesant de l’ordre de 15 t.

Pas de rampe, pas de traîneaux, pas de cordes, les opérateurs n’ont eu qu’à monter sur l’assise par des escaliers ou des échelles, puis se laisser descendre sur le plateau du flotteur, pour élever une charge correspondante à la somme de leurs poids. Le rendement énergétique de cet élévateur à eau est très proche de UN.

 Il est impensable qu’un tel principe aussi simple et efficace n’ait pas été retenu pour les pyramides suivantes!

L’innovation tient en trois points:

Le roi est en haut au centre de la pyramide le lieu le plus entouré de grosses pierres, sans accès. Et non point en bas où il était trop facile de le trouver.

Un principe d’élévateur hydraulique performant hisse les pierres dans la pyramide.

Une mise en scène au sous sol permet aux « visiteurs » de croire qu’ils sont dans la chambre mortuaire, mais entièrement nettoyée par les pilleurs.

Pyramides suivantes:

Il serait totalement improbable que les pyramides suivantes n’aient pas reconduit ces trois concepts révolutionnaires, mais l’augmentation explosive de la taille, 150 ans plus tard celle de Chéops fera 8 fois le volume de la première, n’aura été rendue possible que par une continuelle amélioration de la performance des outillages et méthodes utilisés pour obtenir et manutentionner les blocs qui sont de plus en plus lourds.

Méidum, pyramide rouge, et rhomboïdale: où sont passés les puits ? si visibles dans la pyramide de Saqqarah.

Trop compromettants pour la sécurité du complexe mortuaire du roi, ils ont été bouchés et maquillés soit en chambres « funéraires », soit en antichambres, la règle générale est donc que toute chambre ou antichambre avec une voûte en encorbellement est un puits bouché et maquillé, quand il n’a pas été dissimulé derrière un linteau comme dans la pyramide de Meidum.

La règle change avec les pyramides de Chéops et Khéphren, car les flotteurs ont changé de mode de fonctionnement et les « chambres » sont devenues des réservoirs d’eau pour le fonctionnement des flotteurs, les voûtes en encorbellement ont cédé la place à des toits à double pente, les puits sont devenus totalement invisibles sauf un, celui de la chambre haute de la pyramide de Chéops dont une portion est déguisée en chambre des herses.

Il faut comprendre ici, que les chambres de la pyramide de Chéops ont été construites en même temps que s’élevait l’assise, ce qui autorise ces toits en chevrons qui débordent des murs, alors que les chambres des pyramides précédentes, Meidum, rouge et rhomboïdale, étaient initialement des puits pendant toute la construction, qui ont été coiffés d’une voûte en encorbellement, une fois la pyramide terminée, roi inhumé.

Malgré que ce déguisement soit grossier, le subterfuge a fonctionné à 100% et agit encore pleinement, pour le « consensus » elles sont des chambres funéraires.

En conséquences:

Dans toutes les pyramides de Meïdum à Mykérinos, il y a au centre une succession de puits et de cages, sur 2 à 5 étages, qui contenant des flotteurs actionnés par de l’eau, montaient les pierres sur les assises, ces puits recevaient les pierres par des galeries horizontales au niveau de la base de la pyramide, dont l’entrée est probablement pas loin du milieu d’une face et probablement la face orientale celle qui reçoit généralement « le temple d’en haut ».

Les entrées trouvées dans les pyramides sont des entrées d’eau!

Les véritables entrées comme les chambres mortuaires et les puits sont encore à découvrir, mais à ce jour personne n’est allé les chercher!

Merveille du monde

Chéops merveille du monde

Cette pyramide est trop,

 

Tout y est, trop grand, trop gros, trop lourd, trop précis, trop parfaitement exécuté, calculé, planifié.

146 m de hauteur, 230 m de base, volume 2.6 millions de M3 poids environ 6.5 millions de tonnes.

Le rapport de la hauteur avec la demi base fait la fameuse fraction 14/11 qui est la tangente de l’angle que font les faces avec l’horizontale.

Cette valeur  fait qu’il se trouve que le rapport entre le 1/2 périmètre de la base  et la hauteur fait  22/7 très proche du nombre π, en fait 3 + 1/7  ce qui a entraîné un nombre incalculable de spéculations!

La hauteur est bien le rayon du cercle qui a le même périmètre que la base avec une très faible approximation, mais 3+1/7 n’est pas π et la notation décimale 3.1416.. n’avait pas cours en Egypte antique.

Nous avons appris du moyen empire qu’au moins une mesure d’angle était le SEKED que nous appellerions aujourd’hui la cotangente, qui pour l’inclinaison des faces de la pyramide était la fraction 11/14 ou mieux 22/28 car 28 était la subdivision en doigts de la coudée, donc 22/28 pouvait se traduire en 14 + 8 soit dans la terminologie de l’époque une grande griffe plus une double paume, rapporté à la coudée.

Le consensus estime à environ 2.3 millions de nombre de blocs qui la constituent.

Son parement, la peau de la pyramide, initialement construit avec du calcaire fin issu de la carrière de Turah a presque complètement disparu exception faite de 8 blocs au niveau de la base, son volume de l’ordre de 90 000 M3 soit aurait pu être fait de 90 000 blocs, soit 4% du nombre total.

La pyramide repose sur un socle taillé dans la colline initiale, socle qui forme la base de la pyramide, mais qui n’est pas plat, il comporte en son centre un moignon qui a été mesuré à 6 m de haut là où il est visible dont la base ferait 90 m sur 90 m.

Son intérieur est particulièrement complexe par rapport aux autres pyramides, il contient 3 chambres connues, souterraine, chambre basse dite de la reine, chambre haute dite du roi.

Chaque chambre est accédée par un couloir, descendant pour la chambre souterraine, qui fait 100 m de long en grande partie creusé dans la roche du socle, horizontal pour la chambre basse entièrement maçonné, la chambre haute communique avec la grande galerie, à travers un passage appelé la chambre des herses avec la grande galerie, monument de 47 m de long 2 m de large, 8 m de haut incliné à 26° équipé d’un magnifique plafond à encorbellement.

Depuis la galerie descendante on aurait pu accéder à la grande galerie par un couloir ascendant de 37 m de long incliné lui aussi à 26° s’il n’avait été hermétiquement bouché par 3 blocs de granite.

La jonction de ces 3 couloirs communique avec le bas de la galerie descendante par un étroit boyau appelé puits de service.

La chambre basse dispose d’une niche prise dans l’épaisseur de son mur, donnant à l’est sur un boyau étroit dégagé sur 5.5 m dans une maçonnerie, puis creusé sur 10 m dans les pierres de remplissage.

L’entrée de la galerie descendante est surmontée d’un double toit en chevron, de même forme que les toits des chambres basse et haute.

Entre le plafond de la chambre haute et son toit s’intercale sur 13 m un empilage de mégalithes qui pèsent entre 30 et 65 t qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler « les chambres de décharge ».

Tous ces volumes sont vides et nus, sans peinture, sans gravures, et on a peine à croire que la pierre évidée trouvée dans la chambre haute ait pu être le sarcophage d’un grand roi.

Tous ces volumes sont alignés sur un même plan vertical dont l’axe se situe à 7 m à l’est de l’axe de la pyramide.

Le volume de la chambre basse est centré sur l’axe central Nord Sud de la pyramide.

Cependant il y a une partie invisible mais bien présente dans la pyramide qui  soutient tous les volumes que je viens de décrire, c’est un soubassement, une maçonnerie qui part du socle initial à 6 m et qui monte en suivant les galeries.

Ce soubassement est orienté nord-sud il démarre depuis la base nord sous la galerie descendante, se prolonge vers le sud sous la galerie ascendante, puis sous la galerie horizontale et la grande galerie, puis sous la chambre basse, puis sous la chambre haute.

Son extrémité la plus au sud est sous la chambre haute à 16 m au sud de l’axe vertical de la pyramide.

Son extrémité Est connue est une maçonnerie qui déborde de 5.5 m l’extérieur du mur de la chambre basse, ce qui la met à 15 m de l’axe central, c’est dans cette zone que passe la cage du premier étage d’ascenseur mais également le puits et la cage du second étage. Son extrémité Ouest connue est 3 m à l’Ouest de l’axe central.

Ce qui donne dans ses points hauts une section de 18 m de large et 130 m de long culminant à 42 m de hauteur sous la base de la chambre haute.

On ne connaîtra probablement jamais la configuration exacte de ce soubassement on est seulement sûr d’une chose, il existe!

Ce n’est  certainement pas un assemblage aussi soigné que celui des pierres de parement, mais beaucoup plus précis que celui des pierres de remplissage, car si ce soubassement bouge (et il a bougé malgré les précautions prises) les structures assez fragiles qui sont au dessus peuvent se fissurer, ce qui serait fâcheux et qui est arrivé dans la chambre haute.

Je viens de décrire succinctement ce que l’on a trouvé à ce jour dans cette pyramide.

En arrivant au bout de cette étude on aura découvert bien d’autres éléments importants.

  • D’abord l’emplacement exact du complexe mortuaire qui reste à découvrir.
  • Tout le circuit d’eau et cage d’ascenseur des 3 étages visibles.
  • Les 2  étages d’ascenseurs pour aller au sommet.
  • La véritable entrée de la pyramide et la galerie d’accès qui conduit au point de chargement des ascenseurs.

Après avoir lu cette étude, certains archéologues vont avoir du travail! c’est mon espoir.

Je vous propose de commencer par l’examen des ressources à disposition des constructeurs.

Mais on peut tout aussi bien passer au résumé du site.

Ma force est mon poids

Les ancien égyptiens, ne nous ont rien laissé d’écrits sur l’état de leurs connaissances des lois qui régissent le mouvement sur terre.

Les hiéroglyphes qui nous sont parvenus étant majoritairement extraits de tombes ou de gravures de temples sont de nature mystique, poétique ou la description idéalisée de la vie courante.

Il serait vain de chercher la théorie de la relativité dans le cercueil d’Einstein ou les lois de la gravité de Newton dans sa tombe!

Devant cette absence de textes, on a eu tendance à considérer que leur connaissance ne pouvait être supérieure à celle que les grecs ont exprimée à travers leurs savants les plus connus comme Aristote, Ptolémée et Archimède, pour n’en citer que trois, tous formés en Égypte.

Mais c’est faire là une grave erreur, les anciens égyptiens ont eu eux aussi leur « siècle des lumières » et des lois de la nature, en connaissaient plus qu’on ne l’imagine aujourd’hui. Les 7 grandes pyramides en témoignent. Lire la suite

ADN des pyramides

Les 7 grandes pyramides sont une affaire de famille, encore enfant, le futur pharaon a vu construire la pyramide de son père, puis il l’a accompagné dans sa dernière demeure, les équipes techniques faites pour l’essentiel de nobles de la lignée accumulent et se passent de génération en générations les informations sur les méthodes et outils, ce qui à bien fonctionné, ce qui n’a pas empêché les nouvelles idées  pour augmenter la performance et diminuer le coût de main d’oeuvre…

Ainsi on pourra constater que partant de trous coiffés d’un mastaba, la première pyramide a totalement innové dans la conception des tombes royales, en apportant 3 concepts qui se retrouveront dans toutes les suivantes jusqu’à la pyramide de Mykérinos:

  • Pierres élevées dans des puits verticaux par des flotteurs.
  • Placement de la dépouille mortelle du roi en hauteur au centre de la pyramide.
  • Mise en scène d’une fausse chambre mortuaire en bas au bout d’une descenderie.

En observant ces pyramides, on constate que bien qu’habilement obturés et cachés ou maquillés en chambres funéraires, les puits verticaux sont bien là qui apportent la preuve que ce triptyque a bien été appliqué dans les 7 pyramides, mais chaque fois avec des aménagements spécifiques, dont le plus évident est l’accroissement des dimensions.

La pyramide de Chéops n’est pas venue sur le plateau de Gizeh comme un cheveu sur la soupe, elle est l’héritière d’une lignée de 4 pyramides qui l’ont précédée, elle contient donc en elle l’ADN de sa lignée.

Cependant une analyse attentive de l’architecture des chambres et galeries intérieures conduit à constater qu’elle apporte une innovation décisive avec l’abandon du principe des flotteurs élévateurs submersibles que l’on observe dans les 4 précédentes au profit de flotteurs oscillants. Lire la suite