ADN des pyramides

Les 7 grandes pyramides sont une affaire de famille, encore enfant, le futur pharaon a vu construire la pyramide de son père, puis il l’a accompagné dans sa dernière demeure, les équipes techniques faites pour l’essentiel de nobles de la lignée accumulent et se passent de génération en générations les informations sur les méthodes et outils, ce qui à bien fonctionné, ce qui n’a pas empéché les nouvelles idées  pour augmenter la performance et diminuer le coût de main d’oeuvre…

Ainsi on pourra constater que partant de trous coiffés d’un mastaba, la première pyramide a totalement innové dans la conception des tombes royales, en apportant 3 concepts qui se retrouveront dans toutes les suivantes jusqu’à la pyramide de Mykérinos:

  • Pierres élevées dans des puits verticaux par des flotteurs.
  • Placement de la dépouille mortelle du roi en haut au centre de la pyramide.
  • Mise en scène d’une fausse chambre mortuaire en bas au bout d’une descenderie.

En observant ces pyramides, on constate que bien qu’habilement obturés, et cachés ou maquillés en chambres funéraires, les puits verticaux sont bien là qui apportent la preuve que ce triptique a bien été appliqué dans les 7 pyramides, mais chaque fois avec des aménagements spécifiques, dont le plus évident est l’accroissement des dimensions.

La pyramide de Chéops n’est pas venue sur le plateau de Gizeh comme un cheveu sur la soupe, elle est l’héritière d’une lignée de 4 pyramides qui l’ont précédée, elle contient donc en elle l’ADN de sa lignée.

Cependant une analyse attentive de l’architecture des chambres et galeries intérieures conduit à constater qu’elle apporte une innovation décisive avec l’abandon du principe des flotteurs élévateurs submersibles que l’on observe dans les 4 précédentes au profit de flotteurs oscillants. Lire la suite