Moteurs

 

Pour faire avancer les pierres sur les chaussées, il y avait 4 moteurs disponibles le carburant restant l’homme dans tous les cas :

  1. Directement l’homme, poussant ou tirant
  2. La pesanteur, la pierre descend une rampe sur son roulement, il a fallu auparavant l’élever d’une certaine hauteur.
  3. Le pendule pousseur
  4. Le cabestan différentiel.

Ne seront décrits ici que le pendule et le cabestan dans la tâche de faire gravir aux pierres la chaussée avec pente à 8 % reliant le temple du bas au temple du haut.


ParementNilGizeh

Le pendule est une solution totalement originale, les opérateurs font « de la balançoire » sur un pendule fait d’une masse généralement très lourde, pour lui communiquer leur énergie en faisant jouer leurs jambes. Le pendule engendre dans son mouvement une force alternative dont l’amplitude ne dépend que de son poids et de l’angle maximal de son oscillation, pour que ça marche il suffit de bloquer le mouvement de retour, il n’est besoin de nulle corde pour tirer la charge, parfois sa mise en oeuvre est étonnamment simpliste.

Le poids de la masse produit la force, l’homme produit la puissance, on peut avoir une force très grande par un poids très lourd, avec une puissance très faible, celle d’un homme.

Le pendule ne nécessite aucune infrastructure préalable en plus de la piste de progression des pierres.


Le cabestan différentiel est une évolution du cabestan « classique » il fonctionne avec une corde, le tambour du cabestan a son axe horizontal, il reçoit de part et d’autre deux roues polygonales, qui parcourent une rampe crantée d’une certaine longueur de l’ordre de 100 m.

La corde qui tire la charge fait la longueur de la rampe elle est enroulée préalablement sur le tambour du cabestan.

Le diamètre du tambour est une fraction du diamètre de la roue, par exemple 9/10.

Des hommes par leur poids font tourner la roue sur le même principe que la cage d’écureuil, dans le même temps le tambour déroule la corde.

Quand la roue a avancé de 100 m, la charge n’a avancé que de 10 m, il y a donc  une multiplication par 10 de la force exercée par les opérateurs. Il faudra s’y reprendre à 10 fois pour que la pierre ait progressé de 100 m. Pour aller plus loin il faudra déplacer la rampe.

Les opérateurs exercent la force de leur poids en se laissant tomber sur la roue depuis une plate forme, leur poids exerce une force 5 fois plus grande que celle qu’ils peuvent développer en marchant et tirant sur une corde.

A travers ce cabestan, un opérateur devient un « hercule » capable de développer une force de 6 KN . A lui tout seul, il peut faire gravir (lentement) sur la chaussée entre les deux temples, une pierre de 7 t posée sur rouleaux .

Le cabestan nécessite une infrastructure préalable en plus de la piste de roulement des pierres, il faut ajouter la rampe de progression de la roue et la plate forme de départ des opérateurs.

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