Derniers étages de la Grande pyramide

A partir de la cote + 85 m, il restait à bâtir 524 000 t de pyramide soit autant de volume que la première pyramide à degrés de Saqqarah ou celle de Mykérinos. L’assise 201 nous donne un bloc moyen de 1.6 t, si l’on admet qu’au niveau 85 m le poids moyen était encore 2.5 t, en faisant une moyenne on pourrait prendre pour cette dernière partie un bloc moyen de 2 t, ce qui donnerait approximativement 260 000 blocs à poser dans un délai peut être de l’ordre de 500 jours soit un rythme de 500 blocs par jour.

Pour cette partie de la pyramide, les constructeurs n’avait pas la possibilité de continuer à utiliser les 3 premiers étages d’ascenseurs, car il aurait fallu les prolonger par des étages avec des ascenseurs deuxième génération, dont le rythme de travail ne s’accordait pas du tout avec celui des flotteurs oscillants.

Il fallait donc changer radicalement de méthode et il n’y avait alors plus d’autres moyens disponibles que d’élever les pierres le long des faces de la pyramide en les tirant avec des cordes.

L’examen des pyramides ayant précédé celle de Khéops, permet de penser que si le début de leur érection a été fait avec des élévateurs à flotteurs, elles ont été terminée à partir d’une assise déjà très élevée en élevant les blocs en se servant des faces de la pyramide comme rampe, ces blocs posés sur un support adéquat étant tirés par des cordes à l’extrémité des quelles, soit sur la face opposée, soit sur la même face avec des revois de cordes, étaient suspendues des grappes d’opérateurs dont le poids cumulé exédait légèrement le poids du bloc, formule utilisée dans les flotteurs.

Mais peut être aussi qu’un treuil pendulaire posé sur l’assise aurait pu faire le travail de façon encore plus efficace, au moins jusqu’au toutes dernières assises.

Je pense que la totalité de la pyramide de Mykérinos a été érigée avec cette méthode, je vous donne donc rendez vous au paragraphe qui lui est consacré pour connaître le détail de cette méthode.