Sphère de protection

De façon triviale, la pyramide est un moyen d’entourer d’une chambre mortuaire du plus de pierres possible pour la protéger d’un accès extérieur et non pas d’entasser des pierres au dessus d’une chambre accédée par un couloir mal défendu.

Une façon de qualifier la « qualité » de cette protection est de mesurer le rayon de la sphère inscrite dans la pyramide, la chambre mortuaire située au centre de cette sphère est le lieu de la pyramide le plus protégé des atteintes extérieures.

La forme pyramidale est une alliée de la forme sphérique en ce sens qu’elle met le plus de pierres là où des intrus peuvent mettre le plus de moyens, ceux-ci diminuant au fur et à mesure qu’on s’élève. Créant un niveau de protection homogène quel que soit l’angle d’attaque.

De plus le fait de passer de faces à degrés à faces lisses tout en augmentant la hauteur rend d’autant plus difficile une pénétration par le point où l’épaisseur de pierre est la plus faible.

Plus ce rayon est grand, plus grande est la protection. Plus le volume de pierre de la pyramide est faible pour une même sphère, meilleur est le ratio coût sur protection.

Que constate-t-on :

Base x Hauteur Volume MM3 Rayon sphère m R3/V
Saqqarah

121 x 109 x 62

0,273

25

57

Meidum

144 x 92

0,636

35

65

Rouge

219 x 104,4

1,77

43

45

Rhomboïdale

190 x 104

1,47

44

58

Chéops

230 x 146

2,6

55

65

Khéphren

215 x 137

2,11

52

67

Mykérinos

104 x 65

0,237

25

66

De ceci on peut déduire la situation la plus probable de la chambre mortuaire dans chaque pyramide, proche de l’axe central, hauteur par rapport à la base égale au rayon de la sphère inscrite.

Les facteurs de forme sont très proches de la première à la dernière, avec deux exceptions, la pyramide rouge qui est de ce point de vue « un coup manqué », alors que la pyramide rhomboïdale souvent critiquée pour ses deux pentes « qui auraient été le fait d’une rectification en cours de construction » est en fait plus performante que la rouge au vu de la finalité de la pyramide, et ce n’est pas un hasard!

Le minimum du volume pour un rayon donné aurait été obtenu pour un angle de 60°, mais alors la pyramide de Chéops aurait mesuré 170 m de hauteur pour une base de 195 m, mais les constructeurs se sont limités autour de 51° ce qui rend la pyramide moins haute et plus stable pour seulement une accroissement de 3% du volume par rapport à l’optimum.

 

L’angle choisi dans la pyramide de Chéops donne ce fameux rapport 14/11 de la hauteur avec la demi base.

Valeur qui a fait couler beaucoup d’encre car le cercle qui a pour rayon la hauteur fait le même périmètre que le carré de la base avec une très faible marge d’erreur.

Mais cet angle a d’autres propriétés remarquables que personne n’a encore remarqué à ma connaissance, la tangente fait 14/11 mais le sinus 11/14 à mieux que 1/1000 et le cosinus fait le sinus² => 3/5 à 3% près, je pense donc plus pragmatiquement que cette valeur a été retenue pour son coté commode car autorisant les calculs fractionnaires qui était la méthode de calcul des anciens égyptiens.

sphèresDjoser-Chéops

A cet égard, la pyramide de Mykérinos st remarquable, sa face nord a fait l’objet d’une première attaque sous la forme d’un profonde entaille que certains attribuent aux hommes du sultan Malik al-Aziz au XII° siècle.

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Crédit Djedefre forum ddchampo.com

Ce qui apparaît moins est que l’archéologue britannique Vyse a profité de cette entaille pour creuser à 25 m du sol un tunnel dans la pyramide, tunnel qui s’enfonce horizontalement, puis plonge en direction de la chambre en sous-sol dont il en fait la découverte.

Il s’en est fallu de quelques mètres seulement pour que Vyse « tombe » sur le « vrai » complexe mortuaire de Mykérinos, car 25 m est justement le rayon de la sphère de protection de cette pyramide!

Voilà une belle opportunité pour les archéologues!

 

 

Talon d’Achille?

La pyramide est une forteresse qui signale le roi et le protège pour l’éternité, à ce jour elle s’est révélée 100% efficace sur toutes les 7 grandes pyramides.

Aucun roi n’a été dérangé, car c’est une double cuirasse qui les protège une couche physique additionnée d’une couche psychologique toutes deux très bien conçues et dont la mise en oeuvre a été quasi parfaite.

Sachant où il est, comment accéder au complexe mortuaire de Chéops ?

Mettons nous à présent dans la peau de « Indiana Jones » missionné par le « projet scan pyramid » pour aller découvrir le roi, là où les muons ET MON ETUDE l’ont placé.

  • Par le haut, il y a 86 m de pierres de remplissage au dessus du toit.
  • Par les cotés, il y a un tunnel de 60 m de long à creuser à l’horizontale dans les pierres de remplissage instables à 55 m d’altitude.
  • Par dessous, il faut « oublier » de passer par le puits auquel on peut aisément accéder via la niche de la chambre basse, car dans ce puits, il y a 30 m de pierres entassées à la verticale les unes sur les autres à recevoir sur la tête.
  • Directement par le plafond de la grande galerie? Comment travailler dans ce volume trop étroit dont la base est en pente 8 m plus bas, et en cassant la voûte se recevoir un éboulement de blocs sur la tête.

La bunker du véritable complexe mortuaire est autrement mieux défendu qu’avec les 3 herses d’opérette que les constructeurs ont laissé en pâture aux futurs « visiteurs ».

La grande pyramide cependant souffre d’une faute de conception par rapport au concept de la sphère de protection.

La grande galerie au bout de la galerie ascendante trace une route « gratuite » de 80 m de long de la base droit vers le bunker du roi , le sommet de cette dernière est à la cote 50 m alors que le bunker commence à la cote 55 m.

Certes la voûte très haute et très étroite de la grande galerie, sorte de pyramide en creux, est un obstacle important pour qui voudrait y percer un trou au dessus de sa tête.

Mais le mur vertical à l’extrémité sud de la grande galerie est son point faible, ce d’autant plus que les constructeurs eux même l’on encore affaiblit en y creusant une galerie sans la reboucher.

Avaient-ils conscience de cette lacune? 

En mettant en place une « chambre du roi » bien plus soignée que les précédentes en taille, qualité de fabrication et qualité de protection avec en prime un sarcophage, ils ont fait leur possible pour détourner les visiteurs d’aller chercher la « vrai chambre ». Il faut reconnaître que ce subterfuge a marché et chose étrange, sans déclasser les « chambres funéraires » précédentes bien plus grossières!

Chose plus étonnante encore, le très orthodoxe Gilles Dormion dans son ouvrage « la chambre de Chéops » a magistralement démontré le subterfuge, sans que ça mette en émoi la communauté archéologique. Le consensus faisant de la chambre haute la « chambre du roi » est en béton!

 

Cette forteresse aurait-elle son « talon d’Achille »?

S’il en était un, il démarrerait en haut du mur sud de la grande galerie par un tunnel étroit qui aujourd’hui encore mène à la chambre dite de « décharge » de Davison, il est à quelques mètres en hauteur et en distance du complexe funéraire.

En décaissant à la verticale sur 5 m à la sortie de la grande galerie et en creusant à l’horizontale plein nord,  5 m plus loin on tombe sur le mur de l’antichambre du haut.

Cette antichambre étant très probablement vide, devrait n’avoir de murs qu’en calcaire facile à percer pour entrer dans ce volume certainement jumeau de celui de la chambre basse et donner aux nouveaux visiteurs un espace de travail « confortable » pour entreprendre le mur en granite de 1.5 m d’épaisseur du bunker royal.

Probablement que la première phase d’exploration serait un trou de quelques centimètres de diamètre pour laisser passer un endoscope, puis qui sait? plus tard un petit drone prendrait la relève…etc..

Cependant il y a un mais...

Et si anticipant sur ces tentatives de pénétration, les constructeurs avaient « noyé le bathyscaphe royal » dans une « piscine » de sable sous pression?

A 55 m d’altitude, il reste 91 m de pierres au dessus, soit l’équivalent de la pression existante dans l’océan à la profondeur de 230 m!

Les constructeurs avaient les moyens et la compétence architecturale, pour placer le « bunker » royal dans une sorte de grande piscine, de telle façon que du sable très fin, issu de la taille des pierres dans les carrières, puisse y être entassé tout autour.

Les poutres fermant la chambre haute avec une portée de 5 m ainsi que l’incroyable entassement de mégalithes au dessus de cette chambre attestent de la capacité des constructeurs à bâtir une structure gigantesque et ouverte.

Il est donc possible que ce « mur de sable » protégeant le complexe mortuaire, ait été mis sous pression en le fermant en partie supérieure, par des dalles « flottantes »  coulissant dans des puits « ouverts » remplis de sable.

Ces puits ouverts ainsi que le complexe mortuaire s’appuyant sur la maçonnerie de la pyramide partant de la base englobant la grande galerie et montant jusqu’à la base du complexe mortuaire.

Ainsi autour du bunker royal, il pourrait se trouver un mur de sable sous 23 kg/cm² de pression, faisant une volume d’environ 1000 M³, de quoi remplir intégralement la grande galerie.

On peut imaginer ce qui se passerait, si perçant dans le plafond de la grande galerie un trou même de quelques centimètres de diamètre, une équipe tentait d’accéder au plancher de la chambre mortuaire pour y passer un endoscope.

Un trou de 3 cm de diamètre avec 26 kg/cm² de pression donne lieu à une force verticale de 2 KN impossible à contenir si cela n’avait pas été prévu à l’avance. Au moment où le forêt débouche lui et la perceuse sont éjectés et échappent des mains, une douche de sable fin sous pression s’abat sur les opérateurs et les aveugle, il est temps de déguerpir et vite!

Au bout de quelques heures, la grande galerie, la galerie ascendante, et la percée Al Ma’mûn seraient remplis de sable fin et condamnées pour un bon moment!

On peut imaginer la panique si cet événement se produisait dans l’étroit boyau creusé en haut du mur sud de la grande galerie!

Le roi est bien protégé!

 

 

Herses et sarcophage factices

Sarcophage-coin

Ce sarcophage présenté par le « consensus » comme ayant contenu la momie du roi, est un des objets au monde le plus photographié, mesuré, autopsié..et interprété!

  • Pour moi, lors de la construction de la pyramide ce bloc a eu la fonction de séparer le volume de la chambre haute du volume de la grande galerie.
  • Puis pyramide terminée il a été engagé de toute sa longueur dans l’entrée de la chambre haute pour la fermer en complément des herses placées dans la’antichambre.

Il fait avec les herses partie d’un scénario « diabolique » mis en place par les constructeurs pour leurrer les futurs « visiteurs », ce scénario fonctionne encore aujourd’hui à 100%. Lire la suite

Inhumation et rebouchage

Le jour de l’inhumation, le cortège funéraire en grande pompe arrive à la pyramide, venant du temple bas, par la chaussée d’accès au temple haut à l’Est de la pyramide.

Les célébrations terminées le sarcophage du roi disparaît derrière le rideau au fond du temple à l’ouest vers l’entrée de la galerie de chargement des blocs qui le conduit vers le royaume des ombres.

A l’époque de la construction, c’est un toboggan qui propulsait les pierres depuis une plateforme à 5 m d’altitude depuis disparue et remplacée par le temple du haut, de ce fait le niveau de chargement du monte charge était plus haut que la base de la pyramide.

Pyramide terminée, il n’était plus nécessaire de conserver la galerie d’accès Est qui devra un jour être totalement obturée avec une hauteur sous plafond de 8 m, elle a du donc être partiellement remplie en élevant sa base pour ne laisser qu’un hauteur sous plafond de 2 à 3 m.

Mais il était possible de conserver le principe du toboggan pour lancer un véhicule sur rouleaux, avec moins de hauteur, peut être 1 m seulement, 16 KM/H pour un corbillard?

Ce ou ces véhicules devant transporter le sarcophage « près du corps » du roi , ses bagages pour le voyage éternel et le cortège funéraire.

Le temple du haut ayant été totalement détruit, on ne saura probablement jamais, s’il contenait un dispositif d’élévation et son toboggan.

On ne sait donc si c’est à pied ou en voiture que le cortège parcours les 110 m de cette galerie parfaitement sombre, qui se termine par une rampe montante dans la chambre contenant le pas de chargement de l’ascenseur.

Cette chambre exiguë est le premier lieu de rassemblement du cortège.

Ne connaissant pas le protocole funéraire des anciens Égyptiens, je ne sais si le matériel funéraire, bagages du roi dans son aller simple pour l’éternité, passait avant ou après le cortège, mais peu importe aujourd’hui.

Combien étaient-ils, une dizaine, une vingtaine?

Tout ça devait tenir dans la chambre basse qui ne fait que 30 M², la galerie horizontale était déjà pleine des matériaux de rebouchage.

Avec un plateau qui fait 6 M² pour remplir 30 M² il fallait envisager de l’ordre de 5 rotations.

… Imaginons le tableau…

Dans la salle étroite du seuil de chargement au cœur de la pyramide avec 140 m de pierres au dessus de la tête, dans la chaleur humide du lieu, éclairé par quelques lampes à huile et dans un silence religieux, seulement troublé par le chuintement du flotteur en mouvement.

A moins que les pleureuses s’en mêlent…

Avant tous ces officiels, des opérateurs discrets avaient pris place dans les antichambres basse et haute pour faire les manœuvres du flotteur.

On allège le plateau qui s’élève lentement et majestueusement dans la pénombre de la salle de chargement.

Arrivés à hauteur les occupants gagnent la chambre basse par le corridor maintenant en service, ils sont remplacés sur le plateau par du lest amené par des opérateurs, qui attendaient à l’extrémité Est du corridor à coté de lingots  préalablement stockés en quantité suffisante.

Ainsi chargé, le plateau redescend, le flotteur qui le soutient coulant lentement, pour une nouvelle rotation.

Quand il est arrivé au pas de chargement, les  invités prennent place sur le plateau que les opérateurs délestent et une nouvelle ascension commence par groupe de 5 à 10 jusqu’à ce que le cortège au complet prenne place dans l’antichambre du bas qu’il serait maintenant inopportun d’appeler chambre de la reine!

Attendant dans la partie supérieure de la cage, une rallonge de la tige d’environ 31 m de long est maintenant posée sur le plateau.

Le niveau 21 m de la chambre basse qui était jusqu’alors le niveau haut de l’ascenseur, devient le niveau bas de chargement.

Des opérateurs et du lest qui attendaient en partie haute, font couler le flotteur pour amener le plateau au niveau du corridor de la chambre basse.

Un processus identique au précédent se déroule pour remplir une antichambre identique à la chambre basse située au niveau 52 m.

Quand tout le monde est rassemblé, l’inhumation du roi a lieu dans son sarcophage définitif déjà placé là au moment de la construction de la pyramide et qui doit avoir une autre allure que ce petit conteneur de chantier (maintenant écorné) qui se trouve dans la chambre haute.
Son bunker royal d’éternité, ne doit pas être si différent en architecture de la chambre basse, mais probablement plus grand en longueur, peut être plusieurs chambres communiquant entre elles?

Il est certainement comme la chambre haute en granite et complètement étanche, éternité ne rime pas avec humidité.

Probablement que tous ces objets qui l’accompagnent sont entassés méthodiquement pour finir par remplir complètement la chambre et les magasins auxiliaires?

Après un dernier adieu tous les vivants font maintenant la queue pour descendre par l’ascenseur, ils ont eu de la promotion, ils jouent le rôle du lest maintenant, les opérateurs ayant posé une tare sur le flotteur pour que cinq ou six humains soient à même de le faire couler.

Le cortège est maintenant au complet dans la chambre basse, moins le roi mort, mais avec le nouveau roi. Le roi est mort, vive le roi!

Le cortège reprend l’ascenseur pour se rassembler dans la salle de chargement des blocs avant de prendre leur wagonnet pour rejoindre le temple du haut.

……………………………………………………

Dès le caveau vidé des accompagnateurs, une poignée de spécialistes en a scellé hermétiquement l’entrée par un monolithe qui probablement attendait déjà dans l’antichambre en compagnie de la statue représentant le roi qui maintenant prend place devant l’entrée.Cet antichambre haute, contrairement à l’antichambre basse a du recevoir les peintures et les gravures rituelles et a part la statue du roi doit être vide.

Il reste à boucher maintenant, le corridor d’accès à la chambre du roi, ce qui est facile, ce corridor fait probablement la même section que celui de la chambre du bas et seulement quelques mètres de long  10 M3 tout au plus 25 t à monter, en blocs de l’ordre de un M3 qui  étaient stockés en attente depuis la fin du chantier dans la galerie horizontale de la chambre basse avec les matériaux pour obturer la cage jusqu’au pas de chargement et à la fin le corridor derrière la niche tel que nous le voyons aujourd’hui.

La partie difficile est maintenant de boucher en descendant la cage de 2 x 3 m  sur 31 m de haut soit 186 M3.

S’il est facile de boucher un puits depuis le haut en y jetant des pierres, c’est autre chose difficulté que de le remplir depuis le bas!

Faute d’avoir dégagé totalement le corridor derrière la « niche » on ne sait pas vraiment comment ils l’ont fait, ce n’est pourtant pas si loin de nous!

Faute de mieux j’imagine que ce rebouchage doit ressembler à celui que Dormion et Verd’hurt ont découvert dans la pyramide de Meidoum: une chambrette avec une voûte en espalier.

Chambrettes

Avec toutes les précautions prises jusqu’alors pour sécuriser le complexe mortuaire, il serait surprenant que les constructeurs aient laissé en partie haute un accès à cette cage pour la reboucher, ce serait mettre le loup dans la bergerie.

La partie de la cage allant du niveau 52 au niveau 60 ayant été préalablement bouchée  dès la fin de la pose des mégalithes du toit de la chambre haute, vu de l’intérieur on doit y trouver vers le niveau 55 m une première voûte en encorbellement du même type que celles que l’on a trouvé dans les « chambrettes » de la pyramide de Meidoum.

Il fallait donc depuis le niveau 21 m plancher de la chambre basse jusqu’au niveau 54/55 m boucher ce volume de 6 M² de section de bas en haut, soit 200 M3 de pierres (on est loin des 3 herses de 1 M3 de la chambre des herses!)

Depuis la salle de chargement au niveau 5 m le flotteur pouvait monter des pierres jusqu’au niveau 30 m, pour aller plus haut il fallait se reprendre depuis le niveau de la chambre basse.

Mais pour cela il fallait au paravent stocker les pierres dans la chambre basse et ses volumes adjacents, le volume à stocker étant 54 – 30 = 24 x 6 = 144 M3.

Il est peu probable que l’on empile des blocs pesant de 1 à 2 tonnes en hauteur (mais à égyptien rien d’impossible) Pour remplir un volume forcément étroit ces blocs de devaient pas faire plus de 1 m dans leur plus grande dimension, donc grosso modo, le volume de stockage occupé est égal à la surface au sol. On dispose de 30 M² dans la chambre basse, il y a bien la galerie horizontale qui fait 40 M² à coté, mais je vois mal les ouvriers déplacer des blocs de 1 à 2 t cassés en deux. Il a donc fallu procéder par étapes de 30 M3 de rebouchage à la fois, d’abord élévation depuis  la salle de chargement et stockage dans la chambre basse, puis reprise des blocs pour rebouchage.

Dans un chapitre séparé je propose une méthode de rebouchage d’un puits par le bas en laissant une voûte en encorbellement. On supposera ici le travail terminé.

Il  restait encore aux ouvriers chargés de cette tâche à boucher la partie basse de la cage jusqu’à la salle de chargement, mais maintenant en descendant depuis le niveau 21 m jusqu’au niveau 5 m encore 90 M3 de pierres, mais là plus question de faire des rotations, il fallait que les 90 M3 tiennent dans la chambre basse, donc que les pierres soient plus légères pour pouvoir les empiler. En contrepartie, il suffisait maintenant de les jeter depuis le niveau 21 m pour qu’elles s’empilent dans la cage.

Bien entendu pour procéder ainsi, il a fallu d’abord démonter et retirer le flotteur, puis combler le cylindre qui partant du niveau 3 m se prolonge jusqu’au niveau – 28 m en faisant venir les pierres de l’extérieur de la pyramide.

Ceci fait les ouvriers avaient encore à reboucher le corridor depuis la chambre basse.

Ils se trouvent maintenant isolés dans cette chambre, pour s’évader de la pyramide,  la vanne qui obturait le puits de service avait été depuis longtemps démontée, pyramide terminée, puis via ce même puits regagner la galerie descendante maintenant vide d’eau pour retrouver le soleil d’Egypte à 18 m d’altitude, mais le travail n’est pas fini, il faut encore reboucher soigneusement le parement.

Ils étaient chargé d’un lourd secret comme tous les membres du cortège, l’histoire ne dit pas ce qu’il en est advenu, mais le secret lui a été bien gardé.

En terme de protection de la chambre du roi on est très très loin des 3 herses de 2.4 t chacune!

Maintenant c’est  300 t  de pierres sur une surface de 6 M² et une hauteur de 30 m qu’il faudra déplacer depuis la chambre basse en les prenant sur la tête si l’on voulait de là passant par la niche remonter vers la chambre du roi.

Le plus audacieux des voleurs passera son chemin et des archéologues aussi.

Parallèlement il a fallu combler la galerie d’accès Est jusqu’à l’entrée et enfin sceller les dernières pierres du parement.

La pyramide  cache tous ses secrets derrière ce magnifique parement d’un blanc aveuglant sous le soleil, parfaitement lisse et mystérieux

L’intérieur de la pyramide ressemble maintenant à ce que Al Mamoun a du découvrir:

Des chambres et des couloirs tristes et vides pas très propres, quelle déception pour le premier à entrer!
Maintenant, cette chambre basse, vide, sale et triste, dans le noir complet est devenue réellement l’antichambre du roi dont la niche murée est la porte d’entrée de sa dernière demeure.

Mais il y a quand même un petit problème pour obtenir l’entrée, la « chevillette » pèse 300 t sur 30 m de hauteur!
Al Mamoun avait eu la bonne intuition en y creusant un passage, s’attendait-il à ce prix du ticket d’entrée? mais heureusement pour lui, il n’a pas compris que c’était là, le passage.

Ainsi, les volumes intérieurs « sensibles » les cylindres et cages qui permettraient même au plus timoré des architectes de comprendre que ce ne sont pas des rampes mais des ascenseurs hydrauliques qui ont monté les pierres, sont masqués.

Ainsi que la voie qui mène au saint des saints.

Il reste cependant dans un lieu anodin à 80 m de la pyramide ce « trial passage » oublié et méprisé de tous, qui vend la mèche avec son cylindre vertical.

Ils avaient quand même rempli de pierre ce cylindre, mais c’était du travail bâclé, indigne de la pyramide, ce cylindre n’a pas échappé au regard averti de F.Petrie.

Mais qui s’en soucie ?

Seuls restaient ostensiblement accessibles les énigmatiques volumes techniques vides, sales et nus des chambres et galeries et même un sarcophage factice, qui ont si bien joué leur rôle de leurre jusqu’à ce jour. Mais sans la connaissance des cylindres verticaux, ces volumes n’ont aucun sens, alors pourquoi pas chambres mortuaires!!

Mesurés et re-mesurés, photographiés ad noseum, combien ont déduit de ces volumes utilitaires, le nombre PI, le nombre d’or, la vitesse de la lumière, la circonférence de la terre, la distance terre lune et l’âge du capitaine?
Ces constructeurs quel talent, quel génie ! non seulement pour comprendre, la pesanteur et la pierre, mais aussi les fondements de la nature humaine, dans un scénario de dissimulation mis en oeuvre de Djoser à Mykérinos qui n’a pas failli pendant des siècles et qui aujourd’hui tient encore parfaitement..

Aujourd’hui au moins sept rois reposent dans leurs sarcophages et leurs chambres mortuaires intactes, quel beau trésor archéologique si bien protégé par des armures de pierre et un verrouillage psychologique tout aussi solide.

Jusqu’à ce qu’un misérable petit retraité, votre serviteur, prenne modestement la peine de démonter presque pierre par pierre le mécanisme de cette machine extraordinaire, bâtie par des gens d’exception.

Sera-t-il seulement entendu?

Il serait simple et peu coûteux de dégager le corridor existant à l’est de la niche en retirant les 3 blocs qui reposent sur le sol, on pourrait ainsi s’y tenir debout avec 1.7 m de hauteur sous plafond, il serait relativement aisé d’extraire les deux blocs superposés qui ferment la communication avec la cage.
On se trouvera alors dans l’entrée de la cage, probablement très encombrée et là il y aura de quoi s’occuper un bon moment pour nettoyer et dégager le volume, découvrir la voûte et les parois de la cage.
Par contre,  retirer la voûte, mieux vaudra renoncer, car au dessus il y a 300 t de pierres à prendre sur la tête!!
Par ici le bunker du roi est bien défendu pour l’atteindre il faudra chercher passage ailleurs!

 

 

Niche de la chambre basse

Compte tenu de ce qui suit, il ne m’est plus possible de continuer à nommer ce volume « chambre de la reine ».

Chambre-Reine

La niche a été crée en construisant la chambre, pour connecter celle-ci au boyau qui la prolonge vers l’Est.

Sa voûte en espalier, plutôt qu’en linteau, vient de sa largeur à la base 1.57 m qui dépasse la « norme » de 1.1 m pour un linteau.

Contrairement à tous les autres corridors de cette pyramide, le boyau faisait 1.7 m de hauteur au lieu de 1 à 1.2 m, c’est donc qu’il a eu une fonction de circulation pour des humains.

Ce boyau a été construit « ouvert » et utilisé tel que jusqu’à ce qu’il ait été bouché par les constructeurs eux-même une fois le roi inhumé.

Pendant toute la phase de construction sa fonction était purement hydraulique, il alimentait en eau le cylindre du deuxième étage situé dans la maçonnerie attenante au nord du boyau et à l’est de la chambre.

Une fois la construction terminée, il a été modifié pour faire communiquer la chambre basse avec la cage de l’élévateur de la grotte toute proche.

Pourquoi?

Pour acheminer le roi dans sa dernière demeure il fallait  faire une étape intermédiaire, car le complexe mortuaire du roi ne pouvait être atteint par la cage du premier étage en une seule course.

La vrai chambre du roi a son entrée à l’altitude 55 m, il est impossible en partant du niveau de base 5 m d’y accéder en une seule fois, car la course du flotteur était initialement limitée à 33 m à charge zéro.

A ce moment, la construction de la pyramide étant terminée, le puissant flotteur de l’étage de la grotte qui a élevé 2.6 millions de blocs été devenu inutile.

Il fut retiré de son cylindre et remplacé par un flotteur submersible type Saqqarah beaucoup plus léger, car la mission du flotteur a changé et les masses à élever bien plus faibles.

  • En un premier temps le nouveau flotteur devra porter la dépouille mortelle du roi, son mobilier funéraire et la suite des accompagnants dans le complexe mortuaire en faisant étape dans la chambre basse.
  • Ceci fait, le flotteur sera utilisé pour boucher la cage par le bas, car le haut est définitivement condamné.
  • Ces deux missions nécessitent un fonctionnement statique du flotteur.

Pour aller du niveau de la chambre basse au niveau du complexe mortuaire, il restait donc une course pour le flotteur de 55 – 21 = 34 m  ce qui ne colle pas avec la longueur du cylindre qui faisait initialement 33 m.

Cependant, pyramide terminée, il n’y avait plus de trafic de blocs passant dans la galerie d’accès qui faisait 8 m de haut, une telle hauteur devenait maintenant inutile et cette galerie avait de toutes façons vocation à être bouchée.

Les constructeurs l’ont comblée par le bas pour ne laisser qu’une hauteur sous plafond de l’ordre de 2 m, soit un gain de 6 m pour le point haut du cylindre.

Donc le déboucher du cylindre qui était à 5 m a pu être relevé à 11 m, la longueur du cylindre  passant alors à 39 m, laissant pour le flotteur un tirant d’eau minimal 39 – 34 =  5 m ce qui autorise un flotteur pouvant peser jusqu’à 10 t en charge.

Que constate-t-on aujourd’hui?

Centré sur la niche à 86 cm du sol, on trouve un boyau de 1 m de large, 85 cm de haut, qui visiblement a été dégagé on ne sait par qui, par l’enlèvement sur 5.5 m de longueur de pierres bien taillées qui y avaient été assemblées par les constructeurs pour finir de combler les vides intérieurs de la pyramide et celui là est particulièrement compromettant!

 

Photo1

Sur le schéma, la pierre grise en partie basse est ce qu’il reste de la maçonnerie de rebouchage non dégagée, vue en perspective vers le milieu du boyau à gauche on voit un autre bloc de 1 m de large qui donne sur la cage du premier étage.

Ce vestige NE LAISSE AUCUN DOUTE POSSIBLE, c’est bien un corridor de 5 m de long, 1 m de large, 1.7 m de haut protégé par un linteau, propre à faire circuler des hommes, des pierres et du matériel.

Il conduit OBLIGATOIREMENT vers un volume situé au nord derrière les blocs qui n’ont pas été retirés.

Ce volume aujourd’hui ne peut être que la cage du monte charge de l’étage de la grotte (pendant la construction ce boyau communiquait avec cylindre du deuxième étage).

On doit cette description très précise de l’environnement de la niche à Gilles Dormion dans son ouvrage « la chambre de Chéops ».

Ce schéma donne une vue plongeante coté Est de la chambre basse, linteau retiré, le volume moutarde du premier plan est sensé représenter une partie des pierres de remplissage.

On voit dans le prolongement de la niche la maçonnerie décrite par Dormion et en clair les pierres qui ne demandent qu’à être retirées pour donner accès à la cage du monte charge.

Vue du nord, ce corridor tel qu’il était au moment de son utilité,  il aurait pu tourner court au niveau de l’accès nord, mais il se prolonge en laissant un volume apparemment inutile, mais on verra plus loin que ce volume a servi à stocker du lest sous la forme de lingots de cuivre.

Linteaux enlevés, la vue du dispositif complet, le volume intérieur de la cage est représenté en bleu, sa maçonnerie en bistre.

 

Pour moi, il est tout à fait inattendu que G.Dormion qui par ailleurs a fait des analyses for pertinentes de l’architecture de certaines pyramides, n’ait pas cherché à approfondir la fonction d’une maçonnerie se trouvant derrière une autre maçonnerie, celle de la chambre basse, elle ne peut pas être là pour rien!

Vue du dispositif complet, la galerie d’accès Est, donne sur la salle de chargement du monte charge en bleu, dont la cage monte jusqu’au niveau 60 car elle y a acheminé les mégalithes du toit de la chambre haute et elle donne accès au complexe funéraire du roi.

En rose au premier plan le cylindre du premier étage, en rose au deuxième plan, le circuit d’eau du deuxième étage, prolongé en bleu clair par sa cage d’ascenseur, le petit volume en vert est la chambre de passage entre la cage du premier étage et la cage du deuxième étage.


…La pyramide étant maintenant terminée…

Le lourd et puissant flotteur oscillateur, a simplement été reconfiguré pour fonctionner comme un flotteur submersible suivant le principe utilisé dans la pyramide du roi Djoser.

Le puits vertical dans lequel il coulisse a été préalablement obturé en partie basse pour n’avoir à remplir ni le volume de la grotte ni le volume de la galerie descendante.

 78 M³ d’eau tiennent dans le cylindre dont le point haut arrive à la cote 11 m.

La mission qui l’attend est la suivante, d’abord élever le sarcophage du roi, son bagage et son cortège vers la chambre d’éternité.

Ceci fait, il lui faudra monter les blocs qui vont reboucher la cage qui conduit droit au cœur de la pyramide.

Cette mission se prépare:

Le roi et son cortège et surtout les bagages pesaient un certain poids qui a été fixé par avance

Pour faire fonctionner le flotteur il faut que le poids qui monte soit être légèrement inférieur au poids qui descend.

Pour faire monter tout ce qui devait se trouver finalement dans le complexe mortuaire, il fallait y stocker AVANT l’inhumation pendant que les ascenseurs fonctionnaient, le même poids sous forme de lingots de cuivre qui attendaient le jour J.

Mais où les stocker?

A la fois au niveau de la chambre basse devenue première antichambre et au niveau de l’antichambre haute, car il y avait un transport en deux étapes.

Chambre basse: dans la partie cul de sac du corridor qui fait une volume de 2.5 M³ = 1.75 x 1 x 1.5 m  pouvait contenir 22 t de lingots, le poids maximum du cortège funéraire du roi et de ses bagages pour l’éternité.

On peut penser que le même dispositif se retrouvera dans l’antichambre haute au niveau 55 m.

Pour fixer les idées si le flotteur pouvait élever 2 t de charge:

Pour le couler depuis l’antichambre basse, il suffisait d’empiler sur son plateau 2 t + 100 kg de lingots pris dans le corridor, pour ensuite faire monter 2 t de cortège et de matériel funéraire. S’il avait pesé 22 t, 11 voyages auraient été nécessaires pour transférer la totalité du cortège dans l’antichambre basse et encore autant pour arriver à l’antichambre haute.

Une fois l’inhumation terminée, le même flotteur avait la mission de boucher par le bas! les 34 m  de cage qui conduisent de l’antichambre basse à l’antichambre haute.

Avec une section de cage de 6 M² ceci représente 200 M³ , 500 t de pierres, qui n’auraient pas pu être stockées dans la chambre basse car il fallait laisser l’espace pour le cortège funéraire.

Donc les matériaux de rebouchage ont été acheminés et provisoirement stockés dans la chambre basse après l’inhumation.

J’avoue humblement ne pas savoir par quelle méthode les constructeurs ont bouché de haut en bas cette cage, mais ils n’en étaient pas à leur coup d’essai, Ils avaient déjà bouché toutes les cages verticales des 4 pyramides précédentes depuis la pyramide de Djoser et son gigantesque puits central de 49 M² de section et 20 m de hauteur, terminé en partie basse par une voûte.

Auraient-ils utilisé du géo-polymère ?