Assise 201

Les démolisseurs d’Al Ma’mûn se sont découragés à l’assise 201, en fait 201-202-203 car il reste 3 niveaux présents au sommet de la pyramide.

Yukinori Kawae de l’Université de Nagoya a fait une communication sur une modélisation  3D de certains éléments de la pyramide de Chéops, dont le sommet dans son état actuel:

201assisegeometrie5
Nagoya University credit

les 104 pierres visibles des assises 201 à 203 ont été mesurées et modélisées.

Il ressort de ce travail une représentation précise des vestiges de ces 3 assises, ce qui m’a permis de repérer une pierre particulière qui obture une section rectangulaire de 1.07 × 2.5 m orientée Est-Ouest dont le coin Sud-Ouest est à 1 m de l’axe de la pyramide.201assisegeometrie7

Ce trou dans l’assise pourrait bien être l’orifice de la dernière cage d’élévation des pierres, qui comme toutes les autres cages à été obturée.

Sa position permet de monter les dernières pierres jusqu’au sommet et s’il y avait un pyramidion de le poser, la section de la cage autorisant un pyramidion de deux coudées de hauteur pesant 2 t s’il avait été en pierre.

pyramidion

Il y avait bien sûr des échafaudages et une plate forme de travail présents à ce moment à cet endroit, mais les constructeurs n’ont laissé aucune documentation permettant de les représenter!

On peut observer toutefois qu’au niveau de l’assise 201 il se trouve une pierre qui pèse encore 4 tonnes, mais aussi quelques unes pesant autour de 3 t. Ce qui permet de valider le dimensionnement de tous les étages d’ascenseurs pour ce poids.

Le poids de ces blocs à cette altitude permet de comprendre pourquoi les démolisseurs se sont découragés!

L’élévation d’un bloc de 4 t avec une cage de 2 M² seulement de section a été rendu possible avec les flotteurs submersible de deuxième génération, dans une procédure spéciale

 

 

Double chevrons de l’entrée

Il y a au dessus de l’entrée de la galerie descendante, protégé par un double toit à double pente un volume  qui fait 3 à 4 m de large, 5 m de haut et probablement 6 à 8  m de profondeur, qui pourrait contenir toute l’eau de la partie en pente de la galerie descendante soit environ 93 M3 auxquels il convient d’ajouter 10 m de hauteur d’eau dans la galerie ascendante soit 27 M3 ce qui peut faire 120 M3 en tout.

Si la largeur intérieur du volume faisait 4 m, sa profondeur ferait 6 m.

Le projet Scan Pyramid a trouvé un vide en ce lieu.

Il serait si facile d’en avoir le cœur net en perçant un trou de 22 mm de diamètre et 1 à 1.5 m de profondeur dans le rebouchage du haut et d’y passer un endoscope..

Ces blocs du toit pesant sans doute autour de 18 t et situés pour les plus hauts, deux assises en dessous du point haut de l’ascenseur de la grotte auraient pu être hissés dans la procédure « ordinaire ».

Vue en 3D:

On peut remarquer que ce volume est fermé au nord par une maçonnerie qui laisse un espace vide entre sa partie haute et le toit, espace qui a été muré par la suite par une maçonnerie.

Cet espace permettait d’y vider des sceaux qui étaient remplis dans la galerie descendante à l’aide de cordes, il devait exister à l’époque de la construction, une bonde en partie basse obturée par un bouchon, pour vider ce réservoir dans la galerie descendante.

Ainsi avec ce dispositif le niveau d’eau dans le circuit de cet ascenseur hydraulique pouvait varier de – 27 à + 18 m permettant de faire varier à discrétion la hauteur du flotteur dans le cylindre.

Ce processus de remplissage du réservoir était lent et fastidieux mais sans difficulté.

Il n’aurait pas été étonnant qu’il y ait eu ici une application du pendule actionnant un cabestan sur son axe de rotation, pour remonter non pas des sceaux de 15 l mais une outre de 1 M3 pour accélérer le mouvement.

En tout cas la configuration des lieux s’y prête.

Trial Passage

Trial-passage
Credit: F.Petrie

L’archéologue F.Petrie a trouvé non loin de la pyramide une curieuse structure creusée dans la roche du plateau, qu’il a appelé « trial passage », c’est en fait une maquette des galeries importantes dans la pyramide, qui a permis de tester et de régler tout le fonctionnement hydraulique de la pyramide, ce modeste vestige oublié de tous est une pièce fondamentale de la compréhension du fonctionnement hydraulique de la pyramide. Lire la suite

Herses et sarcophage factices

Sarcophage-coin

Ce sarcophage présenté par le « consensus » comme ayant contenu la momie du roi, est un des objets au monde le plus photographié, mesuré, autopsié..et interprété!

  • Pour moi, lors de la construction de la pyramide ce bloc a eu la fonction de séparer le volume de la chambre haute du volume de la grande galerie.
  • Puis pyramide terminée il a été engagé de toute sa longueur dans l’entrée de la chambre haute pour la fermer en complément des herses placées dans la’antichambre.

Il fait avec les herses partie d’un scénario « diabolique » mis en place par les constructeurs pour leurrer les futurs « visiteurs », ce scénario fonctionne encore aujourd’hui à 100%. Lire la suite

Grande Galerie

47 m de long, 8 m de haut, 2 m de large 560 M³ , s’élevant sur 22 m de son point bas = le niveau du sol de la chambre basse, à son point haut = le niveau du sol de la chambre haute, la grande galerie est le plus grand volume présent à l’intérieur de la pyramide.

Comme TOUS les volumes actuellement connus, sa fonction a été de participer à la construction de la pyramide, elle n’est justifiée que par la procédure d’élévation des mégalithes du toit de la chambre haute (et du complexe mortuaire). Lire la suite

Puits de service et canaux obliques des chambres

Chacun de ces dispositifs a eu pendant la construction de la pyramide la finalité de faire entrer de l’eau dans les chambres à partir de l’assise pour maintenir le niveau, cependant le puits de service a eu une fonction supplémentaire de surveillance de niveau pendant la construction, puis a permis aux ouvriers de s’extraire de la pyramide, roi inhumé toutes issues bouchées sauf une. Lire la suite

Percée Al Ma’mûn

 

Au IX siècle de notre ère l’histoire nous rapporte que le sultan Al Ma’mûn s’est attaqué à la pyramide de Chéops pour en prendre des pierres afin de reconstruire la citadelle du Caire mise à terre par un violent séisme. La pyramide aurait elle aussi été endommagée par ce séisme ou été elle encore intacte? l’histoire n’en dit rien.

On peut imaginer que les hommes mobilisés par le sultan pour cette tâche étaient eux même des bâtisseurs compétents, disposant de moyens d’état et de temps, leur premier acte a forcément été de regarder attentivement l’objet qu’ils venaient démonter pour chercher le point faible par où commencer le travail de sape. Ces hommes n’en étaient certainement pas à leur première pyramide visitée et connaissaient certainement le principe général, une descenderie en face nord donnant sur une chambre, ils ont dû prendre le chantier de démolition par cette face.

Le démolisseurs ont certainement « attaqué » la pyramide par le bas, pour en déchausser le parement qui en était la cuirasse car plus haut il aurait fallu des échafaudages coûteux et voire dangereux à partir des quels ils n’était pas évident de déployer des forces importantes pour déchausser les blocs de parement solidement arrimés entre eux.

Ils ont probablement rapidement repéré cette pierre de parement possiblement plus petite que les autres et qui présentait un joint légèrement plus épais que les autres sur toute sa périphérie et donc l’ont enlevée pour observer ce qu’elle pouvait bien cacher.

Comment donner crédit à la « légende » qui peut faire croire que sur un périmètre de 200 m les démolisseurs de Al Mamoun auraient trouvé, à l’aveugle, par hasard? à 1 m près le bon endroit pour tomber sur la galerie ascendante!

En fin de compte, peu importe à quel moment ils auraient retiré ce bloc du parement, par contre en connaisseurs, une fois le parement enlevé, ils ont dû vite se rendre compte que derrière cette pierre il y avait un orifice qui avait été bouché, sa maçonnerie était forcément différente de la construction massive des assises au niveau de la cinquième.

Ils ont donc dégagé l’orifice et appelé « le patron »: ON A TROUVÉ L’ENTRÉE!

Creusé dans les blocs de remplissage, le conduit devait avoir la même section que le puits de service 0.7 x 0.7 m, il était donc aisé une fois l’entrée dégagée de s’y introduire et d’aller aussi loin que possible à l’intérieur, et là ils se sont heurté à un bloc de granite, le troisième du bouchon, qui leur barrait le passage.

Là pour aller plus loin il fallait « casser » ce bouchon (que cachait-il derrière lui?) et pour ça il fallait déployer de la force, ce qui est impossible dans un boyau aussi étroit, il a donc fallu faire cette fameuse sape, jusqu’au bouchon de granite pour le casser et avoir accès par là à ce qu’il y avait derrière, et là première mauvaise surprise, ils tombent sur une galerie ascendante étroite et vide, plus haut, la galerie horizontale étroite et vide, chambre basse nue et vide, ah une niche! que cache-elle? Le puits de service est visité il donne sur la grotte souterraine, « inachevée » nue et vide, nouvelle déception. Ils remontent sur 100 m la galerie descendante pour tomber sur un bouchon qui révèle l’entrée « officielle ». La grande galerie est remontée donnant sur le bouchon de la chambre des herses, ils se sont rapidement aperçu que l’on pouvait accéder au dessus des herses, pour entrer ici il va falloir encore casser du granite. Le conduit en haut de la grande galerie est visité lui aussi, il donne sur un boyau arrivant dans la chambre Davison, petite, vide et nue elle aussi. Déception générale, mais espoir quand même de trouver le trésor derrière la niche? ou derrière les herses?

En fait les démolisseurs d’Al Ma’mûn avaient le trajet de la percée tout tracé par les constructeurs de la pyramide eux même, avec ce conduit de vidage

Le fait qu’ils aient fait une sape aussi « spacieuse » est justifié par le besoin de pouvoir déployer de la force pour casser le bloc de granite, par la suite « ils » se sont contenté de passer par les conduits de 1 x 1 m de la pyramide.

Ce conduit, fil d’Ariane des démolisseurs, ne pouvait ne laisser passer que de l’eau et rien d’autre,  les hommes d’Al Ma’mûn en ont fait l’expérience.

Pourquoi ce conduit d’évacuation dans la pyramide ?

Pour commencer la procédure d’ascension des mégalithes depuis l’ascenseur du premier étage, il fallait désactiver provisoirement le fonctionnement du deuxième étage et rétablir la communication entre la galerie descendante et la galerie ascendante, obturée par le bouchon de 3 blocs de granite.

Il fallait donc commencer par remplir jusqu’en haut la galerie descendante et faire  « une chasse » de l’eau contenue dans la galerie ascendante et la chambre basse, pour créer une brutale dépression derrière les « blocs soupape » qui poussés par la colonne d’eau de la galerie descendante se sont soulevés un bref moment, le temps nécessaire pour les caler en position d’ouverture.

A l’époque de cette manœuvre, la grande galerie n’était pas encore totalement fermée, et le volume d’air de la chambre basse communiquait avec celui de la grande galerie, il n’y avait donc pas d’effet de vide ralentissant la chasse d’eau.

Pour obtenir cette « chasse » il y avait donc OBLIGATION d’aménager au niveau du troisième bloc du bouchon, un conduit de vidage communiquant avec l’extérieur de la pyramide à un niveau légèrement plus bas pour l’écoulement complet de l’eau. Ce conduit n’a pas été maçonné, mais creusé, comme le bas de la galerie ascendante, dans les blocs de remplissage qui à cet endroit de la pyramide sont d’énormes linteaux de près de 20 t. Sa section devait donc être la même que celle du puits de service creusé lui aussi, 0.7 x 0.7 m. Mais il était préférable que ce conduit ne puisse servir d’accès à l’intérieur de la pyramide, il a été conçu pour laisser un débouché dans la galerie ascendante juste nécessaire pour le passage de l’eau.

Ce conduit, démarrait dans la galerie ascendante au niveau du plus haut des trois blocs cote 7.5 m environ et sortir de la pyramide au niveau de la sixième assise à 6.1 m de la base.

On avait donc en miniature une « sortie basse » de la pyramide, aménagée pour recevoir une vanne permettant de vider ou de laisser se remplir le volume de la galerie ascendante.

La percée dite « Al Ma’mûn » existait depuis le début de la construction de la pyramide, c’était alors un étroit boyau terminé par une vanne.

Cette vanne certainement à guillotine comme celle de la chambre des herses, devait résister à la pression d’une colonne d’eau de 18 m de hauteur ce qui avec une section de 0.5 M² conduit à une force d’éjection de l’ordre de 100 KN. Pour tenir cet effort qui n’est pas très grand au vu des proportions générales de la pyramide, mais quand même conséquent, et en plus appliqué pendant des années, il fallait inclure les glissières de cette vanne dans un linteau assez lourd et assez long, pour qu’il puisse à son tour être chargé par les blocs de l’assise supérieure, et bloqué par celui qui le supporte sur l’assise inférieure, nous sommes ici au bord de la pyramide, la pression des pierres n’est pas ce qu’elle est au centre du monument.

Ce conduit a probablement été conservé pendant toute la construction de la pyramide, car il permettait de vidanger facilement l’eau des circuits supérieurs qui se passaient l’eau en cascade jusqu’à l’étage de la chambre basse. L’étage de la grotte ayant son propre système à partir de l’entrée de la galerie descendante.

A la fin de la construction quand les étages supérieurs étaient vides d’eau venait le moment de refermer ce passage avec un bloc de parement.

Pour ce faire, il fallait pouvoir introduire dans son logement prévu à l’avance le bloc qui même plus petit que les autres devait peser pas moins de 3 t. Il est à 6 m de la base de la pyramide, il a donc fallu au moment de la construction, l’ajuster par rapport à ses voisins, puis le laisser en attente des années sur un podium à coté, posé sur un échafaudage à cette hauteur. Le podium servant aussi de plateforme pour manœuvrer la vanne du conduit.

Le moment venu, pour reboucher le trou, il a fallu faire riper le bloc sur le podium pour l’introduire dans son logement, pour ce faire il fallait laisser du jeu entre le bloc et sa mortaise, jeu qui fut comblé par du mortier, mais en laissant forcément un joint plus épais que celui des blocs voisins dont l’épaisseur de mortier est infime. Donc plus tard, ce bloc pouvait être rapidement repéré par un œil avisé.

 

 

Bouchon de 3 blocs de granite

Les trois blocs de granite ont été présentés par le consensus comme devant boucher l’accès à la grande galerie après que le cortège funéraire ait emprunté sur quelques mètres la galerie descendante, puis acrobatiquement ait pris la galerie ascendante prolongée par la grande galerie en contournant les 3 blocs en attente, pour rejoindre la chambre mortuaires en passant par la chambre des herses.

Les 3 blocs de granite, ne sont en fait (à l’échelle de la pyramide) rien d’autre qu’une soupape tarée, pouvant séparer ou faire communiquer les volumes d’eau de la galerie descendante et de la galeries ascendante, cette fonction hydraulique est leur seule justification. Il suffit de regarder la dernier bloc pour se convaincre qu’il fait un bouchon étanche au bas du couloir ascendant, la section de la galerie ascendant a été rétrécie à cet effet et le bloc est parfaitement ajusté.

Les 3 blocs de granite posés dès que l’assise de la pyramide était à leur niveau actuel, nous disent qu’il avait deux modes de fonctionnement entre l’étage de la grotte souterraine et celui de la chambre basse:

  • Un mode ou chaque étage dispose de son circuit d’eau, qui est la procédure normale d’élévation des pierres « ordinaires », les blocs bouchent la communication entre la galerie descendante et la galerie ascendante, séparant les circuits hydrauliques.
  • Un mode où les deux circuits d’eau n’en font qu’un qui est celui de la procédure d’ascension des mégalithes de la chambre haute et du complexe mortuaire. Les blocs ont été maintenus surélevés pour ouvrir la communication entre les deux galeries, puis dernier mégalithe du toit posé, le bloc le plus bas referma pour toujours la communication entre les deux galeries.

Le fait que le bloc le plus bas soit séparé du deuxième bloc par un vide de 10 cm, et ce depuis 4 500 ans nous dit clairement que ces blocs tiennent en place « naturellement » sans bouger dans la pente de la galerie ascendante qui fait 26°5.

Les manœuvres d’ouverture et de fermeture de cette soupape furent purement hydrauliques, en ouvrant des purges d’eau. Lire la suite