Double chevrons de l’entrée

Il y a au dessus de l’entrée de la galerie descendante, un toit en double-chevrons superposés, ce que l’on ne voit pas c’est que ce toit se prolongeait vers le nord sur une longueur de 5 m environ, il y a la trace des culées sur lesquelles reposaient les chevrons et l’on peut encore voir les restes de 2 chevrons qui ont été cassés on en connait donc l’épaisseur.

Il est fortement probable que les chevrons manquants aient été cassés par les ouvriers d’Al Mamoun.

Ce toit signifie que pendant la construction de la pyramide l’espace au dessus du toit était recouvert des pierres de construction et le toit protégeait l’espace en dessous dans lequel devaient se dérouler des opérations humaines.

Cet espace était donc fermé coté nord pendant toute la construction de la pyramide avec seulement un couloir dont on ne saura jamais rien pour l’éclairer un peu et y accéder

De l’autre coté du mur restant  Scan pyramid a détecté la présence d’un vide, c’est donc qu’une voûte se prolonge vers le sud pour protéger ce volume dont on ne connait rien.

Mais la logique voudrait qu’il ait +/- la même largeur que les linteaux de l’entrée, car cette construction s’enchâsse en partie basse dans une tranchée dont les blocs de maçonnerie reçoivent la même inclinaison  avec la tangente ½ que la galerie descendante, cette maçonnerie particulière s’encastrant dans le libage horizontal d’une façon assez compliquée.

On note dans la partie visible 3 linteaux qui se suivent en se superposant un peu, ces linteaux se situent sous une voûte donc n’ont pas à supporter une charge au dessus, pourtant ils sont très (trop) gros, le premier linteau mesurant 2.8 m de hauteur pour 3.7 m de longueur et 1 m d’épaisseur, pesant plus de 21 t pièce.

3dalles

Pourquoi cette débauche de matière en ce lieu?

Tout simplement parce qu’il fallait contenir une pression hydraulique d’une hauteur de colonne d’eau de 6 m, car l’entrée est à la hauteur 15 m et le niveau d’eau dans le circuit pouvait dans certaines circonstances atteindre 21 m.

Pour tenir 6 m de colonne d’eau il ne fallait pas moins que 6 / 2.5 (densité de la pierre) = 2.4 m de pierre à la verticale, mais cette dalle étant inclinée d’un angle de 26° il fallait que sa hauteur ne soit pas inférieure à 2.4 / cos (26°) = 2.7 m et maintenir le niveau de pierre constant jusqu’au mur qui ferme le réservoir au sud.

Mais là encore on constate qu’au lieu de se maintenir le niveau remonte, inutilement?

C’est qu’il y a derrière le mur une hauteur d’eau qui pouvait dans certaines circonstances atteindre le faîte de la voûte.

Donc ces 3 dalles superposées devaient « aider »  le mur sud à contenir la pression d’eau venant du réservoir pesant sur la paroi nord du réservoir qui est le mur sud de l’entrée.

La partie à l’air libre de l’entrée fait 5 m de longueur, la partie arrière probablement 7 m en arrière du mur sud, donc la hauteur de colonne d’eau passait de 6 m au niveau de l’entrée pour atteindre 6 + ((5 + 7) / 2) = 12 m au sud dans la partie la plus profonde du réservoir, soit une hauteur de dalle de 5.4 m et un poids de 42 t pour contenir cette pression.

Le poids ne faisait pas peur aux constructeurs de la pyramide, c’est le moins qu’on puisse dire, mais ils avaient dans le réservoir une meilleure option pour éviter l’escalade, c’était de laisser l’eau entrer jusqu’au niveau supérieur de 21 m et donc équilibrer la pression entre le réservoir et la galerie descendante.

Ainsi le sol de ce réservoir arrière pourrait descendre avec la même pente que la galerie descendante constitué de linteaux de dimensions « raisonnables » et sa longueur dans le sens NS faire de l’ordre de 7 m

Il serait facile de tester l’existence de ce volume en perçant juste sous le faîte de la voûte dans un joint en mortier qui s’y trouve un petit trou de même pas un mètre de profondeur, car dans cette hypothèse l’épaisseur du linteau crénelé qui se tient sous la voûte ne devrait être inférieure au mètre.

Si au bout d’un mètre et même un peu avant ça débouche c’est qu’on est dans le réservoir (volume détecté par scan pyramid).

Sinon il faut revoir la configuration du volume arrière!

Si le trou débouche sur le vide, il faut passer un endoscope pour commencer à explorer le volume.

Mais s’il débouche il y a une meilleure option que de passer un endoscope**

Vue avec les chevrons manquants::

Entrée GPOM
Crédit Monnier

On remarque dans l’angle supérieur du toit un espace qui visiblement a été obturé par un linteau portant des encoches qui manifestent des traces d’usure appelé généralement le « linteau crénelé ».

linteau crénelé

Environ 3.15 m de long, 1.87 m de hauteur, épaisseur inconnue mais probablement de l’ordre de 1 m.

Sur une profondeur de 20 à 35 cm des créneaux ont été taillés dans ce linteau, dont la fonction est resté longtemps énigmatique.

Curieusement ce linteau ne rentre sous les chevrons de la voûte en partie sud que de 20 cm ce qui est inhabituel, il repose sur un bloc en calcaire fin de Turah dont on peu constater que la surface horizontale bien lisse est percée de 3 trous de 7 cm de diamètre.

J’en fais l’interprétation suivante = c’est une porte étanche coulissante!

** Les tenants de la théorie des rampes recherchent dans l’entrée un passage secret qui conduirait via une galerie secrète passant au dessus de la grande galerie au « Big Void » repéré par le projet scan pyramid.

Ils en ont un besoin absolu, car en l’absence de cette entrée suivie d’une galerie secrète, le seul accès au Big Void se trouverait à la verticale de la maçonnerie, encore inexplorée, qui se trouve autour du boyau derrière la niche de la chambre basse. Et par voie de conséquence logique il y aurait un puits vertical dans cette maçonnerie (même sans l’avoir vu) et un puits vertical au centre de la pyramide provoque le collapse total de toutes les théories à base de rampes!

Donc cette porte coulissante sera bien venue pour ces théories dont les tenants pourraient l’adopter immédiatement après avoir lu cet article, comme l’entrée secrète dont ils rêvent depuis toujours. Mais une entrée « secrète » dont le mécanisme d’ouverture s’étale aux yeux de tous, ça ne fait pas très sérieux de la part des constructeurs, bien qu’à ce jour des milliers de personnes soient passées devant sans la comprendre.

Voici comment, manœuvrer cette porte:

Avec une « pince monseigneur » en s’appuyant sur le linteau qui le précède, on peut pousser de 25 cm environ vers le sud cette pierre en la dégageant des chevrons, les trous auraient reçu des piges en cuivre ou en granite servant de point d’encrage à un point d’appui pour un levier qui s’engageant dans les « créneaux » auraient pu faire coulisser cette porte dans l’axe EO en libérant un passage suffisant, la porte ne faisant que 3.15 m de large et l’espace horizontal sous les poutres 3.7 m, il restait donc un triangle de passage de 55 cm de large et 1 m de hauteur, espace suffisant pour verser de l’eau dans le réservoir.

Mais il se pourrait pour des raisons d’encastrement dans la tranchée du mur sud de l’entrée (nord du réservoir), il se trouve un épaulement dans la tranchée qui accueille l’ensemble sur lequel s’appuie le mur qui libère un espace plus grand pour le déplacement de la « porte » en ajoutant de l’ordre de 0.5 m de débattement supplémentaire qui en aurait fait alors un passage « confortable »

Cette vue imaginaire depuis l’intérieur du volume présumé du réservoir permet de visualiser l’ouverture (les parois du volume ont été retirées ainsi que la demi voûte ouest

PHI-ARR Vue du sud


La galerie descendante fait 1.2 m de hauteur, étant inclinée à 26.6° la hauteur du passage pour un homme en position verticale fait 1.2/ cosinus( 26.6 ) soit 1.34 m, un enfant peu y tenir debout facilement.

G.Dormion dans son analyse de la galerie descendant a remarqué un linteau, le cinquième exactement en partant de l’entrée, dont les joints sont libres de tout mortier et qui ne fait que 75 cm de large et débouche dans la chambre au dessus. Ce linteau aurait bien pu jouer le rôle de bonde pour vider le réservoir dans la galerie descendante en maîtrisant la quantité d’eau qu’on y met afin d’obtenir le niveau désiré.

Ce « linteau bonde » aurait pu être manœuvrée facilement par un levier dans l’entrée, s’appuyant sur « la porte coulissante », ce levier aurait pu être lié à la bonde par une corde passée sous des piges engagées dans des trous proches de son sommet comme on peut en voir sur le reste de herse trouvé dans l’entrée.

Ainsi avec ce dispositif le niveau d’eau dans le circuit de cet ascenseur hydraulique pouvait varier de – 27 à + 15 m permettant de faire varier à discrétion la hauteur du flotteur dans le puits.

Le remplissage du réservoir aurait pu être fait avec une double chaîne  dans la galerie descendante l’une faisant monter les seaux pleins, l’autre descendre les seaux vides, les seaux étant vidés dans le réservoir par le passage sous le toit.

On a trouvé également à coté de l’entrée une pièce de granite cassée qui aurait bien pu jouer le rôle d’une vanne, mais tout le dispositif qui devait aller avec à été emporté.

Cette vanne aurait servi à obturer le haut de la galerie descendante au niveau 15 m quand le niveau d’eau dans le circuit atteignait 21 m.

Cette vanne aurait été d’une largeur très légèrement supérieure à la largeur de la galerie et « enfoncée » à force par rotation pour obtenir l’étanchéité, puis sécurisée par une cale s’appuyant sur la maçonnerie nord.

L’ouverture de cette vanne se devait d’être brusque pour créer un front de dépression dans le circuit d’eau, cela était facile à obtenir avec un coup de masse bien placé qui aurait fait céder le blocage par frottement, après avoir retiré la cale de sécurité.

On s’interroge sur la signification de la disparition des double-chevrons ayant couvert l’entrée, je propose le scénario suivant:

les démolisseurs sont entrés dans la pyramide par la sape Al Mamoun, ils ont découverts la galerie descendante après avoir parcouru le puits de service, en la remontant ils la trouvent obturée par une vanne en granite, ils ne savent pas ce qu’il y a derrière, un trésor tant cherché?

Le granite est très dur, ils n’ont pas l’outillage pour le percer, ils ne peuvent exercer une force suffisante pour le casser car le volume dans lequel ils se trouvent est trop étroit pour ça, stop, ici il n’y a plus rien de possible.

Ils ont repéré la position de ce lieu et décident de l’attaquer par l’extérieur, ça correspond aussi à leur objectif premier, ils sont venus ici d’abord pour prendre le calcaire fin du parement.

Ils dégagent le parement et quelques pierres du remplissage et découvrent les double chevrons qui forment un toit.

Une bonne aubaine se profile car un toit préfigure une chambre secrète donc pourquoi pas un trésor!

Le seul moyen d’y accéder fut alors de casser ce toit pour accéder à la chambre, ils commencent par faire un trou pour descendre dans la chambre, mais là mauvaise surprise, cette chambre comme les autres est vide!

Entamées par le haut, les chevrons sont maintenant instables, et constituent quand même un maigre butin et sont donc retirés puis emportés, la partie supérieure de la chambre ayant été retirée, ils ont cassé le mur nord restant pour retirer les pierres de parement qui s’y trouvent en détruisant à jamais cette partie de la pyramide qu’il est maintenant impossible de reconstituer.

Leur travail de destruction ne s’arrête pas là, ils cassent le dispositif qui obturait la galerie, maintenant ils ont de l’espace pour exercer de la force et cassent la vanne en granite pour la retirer et la mettre de coté afin que la galerie descendante soit dégagée.

Fin de l’épisode