Déplacer 65 t de lest à 6 m de hauteur

Les anciens égyptiens constructeurs des pyramides ont fait un usage immodéré de lest pour soulever les pierres.

Cela peut paraître paradoxal que du poids puisse soulever du poids, mais quand on a compris le fonctionnement du flotteur élévateur submersible, ou du flotteur oscillant cela devient évident.

Les fouilles du site de Waadi el Jarf au bord de la mer rouge par le professeur P.Tallet ont fait découvrir que les constructeurs des pyramides de Gizeh avaient établi une ligne logistique entre la pyramide et les mines de cuivre situées dans le Sinaï. C’est donc que la consommation de cuivre par ces constructions était conséquente.

Une des applications importante du flotteur submersible de la deuxième génération, se trouve dans la fosse à barque située à l’Est de la pyramide à 60 m environ de sa face orientale, à peu près centrée sur celle-ci.

Fosse vue du ciel

La tâche de cette fosse fut d’élever d’environ 6 m tous les blocs en provenance de la chaussée reliant la plaine du Nil au chantier de la pyramide. Parmi ces blocs se sont trouvés une centaine de mégalithes du toit de la chambre haute, et probablement plus avec les toits du complexe funéraire encore à découvrir.

Ces « monstres » pesaient entre 30 et 65 t, il fallait donc faire couler le flotteur élévateur avec un poids pouvant légèrement dépasser 65 t, pour qu’il puisse en réaction élever le mégalithe quand celui-ci remplaçait le lest sur le plateau élévateur.

Barge-plateau
Flotteur élévateur de la fosse orientale

La configuration du plateau élévateur, ne laissant de disponible qu’une surface de 40 M² environ pour placer 65 t de lest, cela correspondait à une densité de 1.6 t / M², ce qui induit naturellement un lest fait de lingots de cuivre.

Mais avant de placer ces lingots sur le plateau du flotteur situé à environ 6 m de hauteur pour le faire couler, il fallait les élever d’autant depuis le sol sur lequel ils reposaient après avoir été précédemment débarqués du même plateau.

Les lingots de lest pouvant peser de l’ordre de 40 KG, en passant (trop) vite chacun peut penser qu’il suffisait « simplement » que des porteurs chargent un lingot sur le dos pour le monter à 6 m en prenant un escalier.

Mais pour les constructeurs cette méthode était une faute professionnelle dans l’utilisation de l’énergie produite par les ouvriers. En effet en prenant l’exemple de 60 KG pour le poids de l’ouvrier et 40 KG pour le lest, un cycle montée du lest descente de l’ouvrier, consommait 6 KJ à la monté et peut être 1 KJ à la descente, soit environ 7 KJ pour élever de 6 m une charge qui n’a pris au passage qu’une énergie potentielle de 2.4 KJ soit un rendement énergétique de l’ordre de 34%, bien en dessous de l’objectif général du chantier qui était toujours de 100%.

La méthode générique du chantier pour rechercher le 100% de rendement était de faire acquérir à l’opérateur une énergie potentielle en le faisant monter sur une hauteur, ici 6 m, pesant 60 KG cela faisait 3.6 KJ et lui faire restituer cette énergie en le laissant descendre sur un dispositif qui en échange faisait monter une charge très légèrement inférieure à son poids.

On imagine facilement une poulie située un peu plus haut que 6 m, d’un coté la corde monte par exemple 3 lingots de 40 KG et de l’autre descendent deux opérateurs pesant légèrement plus que 60 KG chacun.

Le problème est que dans toute l’histoire de l’Egypte antique on n’a jamais relevé de trace de poulie. Mais elle n’était pas nécessaire.

Il suffisait dans cet exemple de construire un fléau de balance en bois, de 7 m de long, accroché en son milieu à une corde, laquelle était retenue par une poutre placée un peu plus que la mi-hauteur, un coté du fléau monte la charge, l’autre coté descend les opérateurs.

Si un fléau de 7 m de long avait été trop compliqué à faire, les constructeurs auraient divisé la poire en deux et au lieu de faire en une fois une élévation de 6 m ils l’aurait faite en deux fois 3 m avec un fléau de seulement 3.5 m

A chaque vas et vient, on pouvait alterner opérateurs et lest, ce dispositif pouvait donc transporter deux tas de lingots espacés de 7 m du sol à une hauteur de 6 m pour être ensuite placés sur le plateau du flotteur.

La longueur de celui-ci étant de 18 m, on pouvait placer deux élévateurs de chaque coté donc 4 en tout, déplaçant 8 empilages de lingots, chacun pesant 8.125 t ( pour un peu moins que 1 M3) si la charge à élever pesait 65 t. Le complément pour faire couler le flotteur pouvant être apporté par quelques opérateurs montant sur le plateau.

Pour fixer les idées, en comptant quatre opérateurs par fléau, deux en bas au chargement , deux en haut à la réception soit 16  en tout, ceux-ci pouvant développer une puissance cumulée de 2 KW, l’énergie totale consommée étant de 3900 KJ, il fallait 1950 s soit un peu plus d’une 1/2 heure pour élever tout le lest et donc par la suite avec ce dispositif, un mégalithe de 65 t pouvait être élevé de 6 m par 16 opérateurs en moins d’une heure!

La chronologie Égyptienne au risque de son calendrier

Pour en savoir plus sur le calendrier Égyptien

La chronologie égyptienne est très confuse, car les rois avaient coutume de dater les années à partir du début de leur règne, pour s’y retrouver 4000 ans plus tard, il faut connaître tous les rois et la durée de leurs règnes, au résultat à ce jour il n’y a pas une mais plusieurs chronologies, qui sont par ailleurs tenues dans le calendrier Julien et non pas Égyptien.

Je me suis longtemps demandé, comment se faisait-t-il que des « prêtres » si précis et rigoureux, totalement informés des mouvements du ciel sachant que l’année durait 365 jours 1/4 aient promu un calendrier de 365 jours sans années bissextiles qui soit constamment en décalage avant par rapport au ciel.

La réponse m’est venue après des mois de réflexions par la datation des levers héliaque de l’étoile Sirius:

Cette étoile, la plus brillante du ciel, permet d’observer son lever un tout petit peu avant celui du soleil, ce qu’on appelle lever héliaque, c’est donc le marqueur d’une nouvelle année qui intervient tous les 365.25 jours.

La différence de hauteur dans le ciel entre Sirius et le soleil est appelée « arcus visionus » cette valeur fait que malgré l’éclairage du ciel par le soleil juste avant son lever, on peut encore observer un court moment le lever de l’étoile Sirius à l’horizon avant que le soleil ne l’éteigne. Cette valeur se tient entre 8 et 9 degrés d’arc.

Le calendrier « civil » Égyptien, parfois appelé « vague »,  ne contenant que 365 jours, prend tous les 4 ans un jour d’avance sur le lever héliaque de Sirius.

Ainsi au fil du temps, au bout de 1460 ans (période Sothiaque), la date du lever héliaque de Sirius aura parcouru tout le calendrier, ce qui fait que chaque jour du lever héliaque de Sirius est le marqueur d’un cumul d’années depuis le I Akeht 1 qui est le premier jour de la première année de mise en oeuvre du calendrier.

Il suffit de lire le jour du lever héliaque de Sirius pour connaître l’année avec une imprécision de +/- 3 ans toutefois.

Ainsi dès le départ du calendrier, on pouvait écrire toute la chronologie future fonction de la date égyptienne de l’observation du lever héliaque de Sirius.

Akhet Peret Shemou sont les 3 saisons, chacune de 4 mois, chacun de 30 jours, 5 jours supplémentaires dits épagomènes complètent les 365 jours.

Cumul LHS Absolu

Pour continuer I Akhet 1 année 2920 début de la troisième période Sothiaque de 1460 ans parfois appelée « grande année ».

Exemple: le lever héliaque de Sirius survenu le II Shemou 1 nous place soit en 1080 soit 2540 du début du calendrier, avec toutefois une imprécision de +/- 3 ans.

Il nous manque cependant une information, c’est la date de départ du calendrier Égyptien exprimée dans le calendrier Julien.

Néanmoins il est possible d’établir une synchronisation, sur une date du calendrier Julien dont on connaît le jour Égyptien du lever héliaque de Sirius.

En l’an 139 du calendrier Julien, le Grammairien Censorinus, fit l’observation d’un lever héliaque, le I Akhet 1 du calendrier Égyptien encore en service à cette époque dans l’empire.

Le lieu d’observation du lever héliaque peut être pris dans la zone d’Alexandrie, siège du pouvoir Romain/Égyptien à cette époque, ce fut donc un 19 juillet avec une arcus visionus de 9°, la nouvelle lune était alors vieille de 6 jours.

Si l’observation de Censorinus avait été exacte on aurait pu avoir un démarrage du calendrier Égyptien  -2920 années plus tôt soit 2 périodes Sothiaques.

On peut ainsi exprimer la chronologie égyptienne en années Juliennes:

Le calendrier Égyptien aurait démarré en -2781 du calendrier Julien, date d’un lever héliaque de Sirius dans la zone d’Alexandrie, du fait de la précession des équinoxes, l’observation eut été faite un 17 juillet et non pas un 19. Jour de nouvelle lune

Cerise sur le gâteau le 17 juillet -2781 était également le jour du solstice d’été.

cumul LHS Julien

Pour finir I Akhet 1 = 19 juillet 139 date de l’observation de Censorinus.

Par exemple un lever héliaque de Sirius relevé un II Shemou 1 nous met en -1701 où en -241 +/-3.

Si les quelques levers héliaques de Sirius relatés dans la longue histoire Égyptienne, avaient été observés dans un autre lieu, il aurait fallu corriger la date du jour avec le décalage de lever de Sirius entre ce lieu et Alexandrie.


Les anciens Égyptiens étaient « des malades de la précision », il est tout à fait inconcevable qu’ils aient construit un système qui laisse une imprécision de +/- 3 ans sur une date.

Pour lever cette incertitude, ils avaient un calendrier lunaire qui courrait en parallèle avec le calendrier Sothiaque, le cycle lunaire dit synodique dure 29,53058885 jours entre deux lunaisons, l’année lunaire de 12 mois durait donc 354,3670662 jours et se décalait régulièrement de 10.6329338 jour du calendrier civil tous les ans, soit 0.36006508 de cycle lunaire, ou très proche de 1 quartier 1/2 tous les levers héliaques.

Les levers héliaques successifs présentaient donc systématiquement un quartier de lune différent. Au bout de 14 ans 5 cycles lunaires complets avait été constatés le premier jour de l’an avec retour du quartier présent le premier jour de la mise en service du calendrier, plus un décalage imperceptible de 1.6 dixième de quartier.

Ce léger décalage fit qu’au bout de 25 ans on avait pu constater 9 cycles complets plus une décalage totalement invisible de 4/1000 de quartiers.

Cent cycles de 25 ans couvrant la quasi totalité de la civilisation égyptienne la correspondance entre le quartier de lune et le jour du lever héliaque se reproduisait à l’identique tous les 25 ans sur toute la durée de la civilisation.

Pendant les 25 premières années d’usage du calendrier, les prêtres avaient donc eu tout le loisir d’établir une table de correspondance entre le lever héliaque de Sirius et la phase de la lune ce jour là, table qui se reproduisait à l’identique tous les 25 ans.

Par ce double usage de la lune et de Sirius, le calendrier civil était aussi une chronologie, passée et future qui donne à chaque lever héliaque de Sirius l’année exacte depuis le départ du calendrier en fonction de la date du jour de observation prise dans le calendrier « civil » parfois appelé « vague » et de la phase de la lune.

Avec ce filet de sécurité « en béton », les anciens Égyptiens, pouvaient donc faire partir leur chronologie apparente de l’année de prise de fonction de chaque pharaon sans risquer de se perdre au fil du temps, des aléas du pouvoir et des périodes dites « intermédiaires ».


Nous pouvons maintenant faire un test de cohérence avec d’autres observations d’un lever héliaque.

La chronique nous rapporte l’observation d’un lever héliaque sous Amenhotep I an 9, le III shemou 9  en période de pleine lune.

Quelle serait la date Julienne de cette observation?

Il faut faire une hypothèse sur le lieu de l’observation, je vais opter pour Thèbes qui était à cette époque le lieu du pouvoir. L’observation du lever héliaque à Thèbes a 6 jours d’avance sur Alexandrie, je dois donc rectifier la date au III Shemou 15 pour Alexandrie.

III Shemou 15 est le jour 315 de l’année, il s’est passé 315 x 4 = 1260 +/- 3 années depuis le début du calendrier.

Ce qui place l’année Julienne de cette observation en -2781 + 1260 = -1521 +/- 3

Dans cette période, pour que la pleine lune coïncide à Thèbes avec le lever héliaque de Sirius, il faut se placer le 12 juillet -1523,  .

Donc l’observation du lever héliaque de Sirius faite sous Amehotep I eut leu à la date Julienne du 12 Juillet -1523 à Thèbes, ce qui place le début du règne en -1532

Cette observation contredit la chronologie « officielle » qui place de règne d’Amenhotep I de -1514 à – 1493.

Si l’observation du lever héliaque avait eu lieu à Héliopolis et non pas à Thèbes, les même calculs aboutissent au 16 juillet -1549 année encore plus éloignée de la période supposée pour Amenhotep I et si Assouan avait été le lieu de l’observation il n’y aurait pas eu de date compatible avec une pleine lune.

Une autre observation réputée faite sous Sethy I donne an 4 le I Akhet 1, sans mention de la phase de a lune, si le lieu avait été Thèbes la date équivalente à Alexandrie eut été I Akhet 7 à Alexandrie soit 1460 + 28 = 1486 années depuis le début du calendrier donc le 16 juillet -1295 +/- 3, donnant un début de règne en -1299 +/-3, alors que le règne de Sethy I est supposé se tenir entre -1294 et -1283. L’observation montre à minima 2 ans d’écart avec la chronologie « officielle ».

Autre observation portée sur un objet en ivoire datant du règne de Djer indique aussi le I Aket 1 sans indication de la phase lunaire, ni du lieu qui s’il s’était tenu dans la zone d’Alexandrie porterait cet événement au 17 juillet -2781 +/- 3, date du début du calendrier.

Quelque temps plus tôt une observation sous Mentouhotep II signale un lever héliaque le II Peret 21, sans mention de la phase de la lune, ni du lieu, qui s’il fut dans la zone d’Alexandrie aurait porté cette date en juillet -2097 +/- 3 . Si le lieu eut été Thèbes, il aurait fallu ajouter 7 jours donc 28 ans soit -2069 +/-3, alors que le règne de Menthouhotep est supposé s’être tenu entre – 2045 et -1994. Il y a donc incompatibilité de l’observation avec la chronologie « officielle ».

Testons l’observation sous Thoutmosis III , pleine lune, lever héliaque, an 25 le III Shemou 28.

Il faut ajouter 7 jours si l’observation avait été faite à Thèbes, soit IV Shemou 5 donc 335 jours dans l’année et 1340 ans depuis le début du calendrier, ce qui place cet événement en -1441 +/- 3.

Le lever héliaque ayant été observé à Thèbes ce fut un 12 juillet -1444 et la pleine lune avait deux jours. Le règne aurait donc dû commencer 25 ans plus tôt soit en -1469. La chronologie place le début du règne en -1472 soit 3 ans d’écart.

Testons l’observation sous Auguste an 5, III Shemou 25, l’observation aurait pu à cette époque être faite à Alexandrie. III Shemou 25 est le jour 325 du calendrier donc présente une durée de 1300 années, il faut ici ajouter une période Sothiaque de 1460 ans soit 2760 années depuis le début du calendrier soit -2781 + 2760 = – 21 +/-3, soit un début de règne en -26 ± 3. Très peut d’écart avec le règne d’Auguste de -30 à 14.

Enfin une observation nous est rapportée d’un lever héliaque de Sirius sous Ptolémée III, an 9, le II Shemou 1, sans mention de la lune, ni du lieu, qui peut être pris ici à Alexandrie. Cette date donne le jour 271 de l’année donc 1084 ans plus une période Sothiaque soit 2541 ans depuis le début du calendrier, ce qui nous conduit à un 19 juillet -240 +/-3, ce qui place le début du règne en -245 +/-3 année compatible avec le règne de Ptolémée III donné par la chronologie « officielle » pour s’être passé entre -246 et -221.

Sauf pour Mentouhotep II, et Amehotep I, le calendrier Égyptien donne des dates assez proches de la chronologie « officielle »

Le calendrier Égyptien étant lui, un instrument fidèle et de précision, certains ajustements devraient être faits dans les chronologies Égyptiennes pour en tenir compte.

Angles dans les pyramides

Tout le monde l’aura compris une pyramides est avant tout une affaire d’angles.

Mais curieusement on constate que les angles des pyramides ont au regard de nos habitudes des valeurs très quelconques, par exemple dans la pyramide de Chéops, très proches de 26°56 pour les descenderies intérieures et 51°84 pour l’angle des faces avec l’horizontale.

Ceci provient du fait que les anciens égyptiens de caractérisaient pas les angles en degrés, mais indirectement par leur tangente, sinus ou cosinus.

Donc les angles choisis avaient des valeurs de ces 3 grandeurs aussi simples que possible exprimées en fraction, car les anciens égyptiens n’utilisaient pas le calcul décimal, mais le calcul fractionnaire et encore d’une façon particulière en se servant de la somme de fractions dont le numérateur est 1 et le dénominateur est un nombre entier.

Prenons l’exemple de l’angle de la face avec l’horizontale qui a été mesuré à 51° 44′ 11″ par Pietri sur la face des pierres de  parement encore présentes.

La tangente est 1.26787 que la plus part des auteurs ont « arrondi » à 14/11  en admettant une erreur de 4/1000, le rapport de la hauteur à la demi base, mais pour les égyptiens 1 + 1/4 + 1/56 exactement, soit une coudée + une double paume – 1/2 doigt

Le sinus est 0.78516  l’inverse 11/14 avec une approximation  inférieure à 4/1000, mais pour les égyptiens 1/2 + 1/4 + 1/28, ou encore 1/2 + 2/7 soit très exactement un grand empan + une double paume.

le cosinus 0.61928 ou 4/7 + 1/21 exactement une coudée sacrée + un pouce.

Il se trouve qu’avec cet angle, le rapport du demi périmètre de la base à la hauteur soit 3.1549 très proche à 4/1000 de la valeur de PI, mais pour les anciens égyptiens le nombre PI n’avait aucun sens car ils n’utilisaient pas les nombres décimaux.

Pour les descenderies angle 26°56, la tangente fait 1/2 ou un grand empan et le sinus 0.4471 = 1/3 + 1/9  ou  3/7 + 1/56 un petit empan + 1/2 doigt et le cosinus 0.895 = 1/2 + 1/3 + 1/16 ou 6/7 + 1/56 une petite coudée + 1 doigt.

Mesures

Flotteur submersible deuxième génération

Le flotteur submersible inventé par les constructeurs de la pyramide de Saqqarah, a démontré son efficacité, mais présente certaines limitations.

En particulier, la nécessité de disposer un lest sous le flotteur pour assurer la stabilité de l’équipage mobile. Cette disposition héritée de l’architecture navale fonctionne parfaitement mais alourdit considérablement l’équipage mobile, qui pèse autour de trente fois la charge élevée, ce qui rend le déplacement du flotteur très lent avec un cycle d’environ 2 mn entre deux montées.

Cette limitation a été dépassée dans la première pyramide en plaçant 11 flotteurs en parallèle dans 11 puits toujours visibles.

Par contre dès la pyramide suivant, celle de Meidum, on assiste à un changement d’architecture, car la pyramide recèle seulement trois puits décelables mais déguisés, alimentés par le même circuit d’eau comprenant une descenderie « classique » à 26°, un couloir horizontal, une chambre et deux antichambres, schéma que l’on retrouvera dans les deux pyramides suivantes, la rouge et la rhomboïdale, cette dernière étant plus complexe que les deux précédentes.

Dans la pyramide de Meidum, ces puits ont bien entendu été en partie bouchés et masqués en chambres ou anti chambre.

Un puits a été déguisé en chambre mortuaire qui fait 15 M² de section.

Deux autres puits se présentent comme deux petites antichambres en forme parallélépipédique 5.5 M² de section, mais ils ont été démasqués par G.Dormion et JY.Verd’hurt, qui ont trouvé la voûte en encorbellement qui les coiffe.

Dans le même concept, le seul moyen pour augmenter la performance est d’alléger le flotteur au maximum, c’est à dire renoncer au lest stabilisateur et faire guider l’équipage mobile par les parois du puits et de la cage qui le prolonge.

Ce guidage occasionne un frottement, mais c’est un frottement sous charge réduite donc peu consommateur d’énergie, il obligera cependant à une construction du puits et de la cage en maçonnerie fine, très soignée en matière de régularité des dimensions, du parallélisme et de l’état de surface, qualité dont les constructeurs des pyramides ont fait abondamment preuve.

Ainsi, pour reprendre les proportions des 11 flotteurs de Saqqarah section 3.5 M², profondeur du puits 33 m, si un flotteur deuxième génération y avait été placé, bien guidé par les parois avec un tirant d’eau de 13 m il aurait pu porter une charge de 3 x 13 = 39 t dont lui même pour 9 t, soit une charge « utile » de 30 t au lieu de 1 t, pour 20 m d’élévation.

Mais alors se serait posé la question, comment charger un plateau de 3 M² avec 30 t pour le faire couler ?

Mais se présentait aussi la possibilité d’augmenter la porté à 28 m au lieu de 20 m avec 5 m de tirant d’eau pour le flotteur ce qui autorisait un poids total en charge de 15 t dont 8 t de charge utile.

On comprend sur cet exemple que le flotteur de deuxième génération ouvre un éventail de choix considérable pour les constructeurs entre la charge utile et la porté, tout en conservant des flotteurs de sections très raisonnables.

Du fait de l’allègement, le cycle de base = le temps de descente/montée du flotteur peut être divisé par 2  passant de 36 à 18 s et le rendement augmenter.

À la fin:

Pour illustrer prenons l’exemple du flotteur de deuxième génération à Meidum:

  • La section du puits de la chambre fait 15 M²
  •  La section des puits des antichambres fait 2.1 x 2.65 m, soit 5.5 M²

Cette différence entre la section de la « chambre » et des « antichambres » n’est pas normale, car ces 3 puits sont 3 étages du monte charge, ils devraient donc avoir des sections très proches sinon identiques.

Mais les constructeurs ne pouvaient décemment pas laisser une chambre « funéraire » de 5 M²!

En fait la section du puits importe peu surtout sur une faible hauteur comme celle de « la chambre funéraire » de Meidum qui ne fait que 6 m, ce qui compte c’est la section du flotteur et donc de la cage de guidage dans laquelle il se déplace.

Si la hauteur de la « chambre » est grande au point de mettre en péril de guidage du flotteur (anti chambres de la pyramide rouge, chambres de la rhomboïdale), alors les constructeurs avaient tout le loisir pendant la construction de maçonner en provisoire une mini cage de guidage noyée à l’intérieur de la chambre ou d’y placer une menuiserie de guidage.

Cage qui serait totalement démontée, pyramide terminée pour faire place nette ou partiellement démontée seulement comme dans la chambre haute de la pyramide rhomboïdale, par contre la présence de menuiserie a laissé de nombreuse traces dans beaucoup de chambres, parfois très présentes comme dans la chambre haute de la pyramide rhomboïdale.

ChambreHaute

Ainsi pyramide terminée, pour masquer les puits et cages afin de ne laisser voir que des chambres et anti chambres « funéraires », les constructeur n’avaient a reboucher que des cages de section de l’ordre de 4 à 5 M² pour fermer le plafond des chambres.

Une grande chambre de 28 M² comme les antichambres de la pyramide rouge aurait pu contenir plusieurs flotteurs et plusieurs cages.

Cylindres

Comme pour la première génération le flotteur était constitué en 4 parties, un plateau porte charges soulevé par une longue tige faite d’un treillis aussi fin que possible, pour limiter son poids, d’un corps de flotteur étanche au dessus d’une cloche d’air qui permet de compenser le volume de flottaison supplémentaire provoqué par l’enfoncement de la tige dans l’eau, par une baisse du volume de la cloche d’air provoquée par une augmentation de pression quand le flotteur s’enfonce.

Par ce procédé, le volume de flottaison, est constant tout au long de la course du flotteur ainsi que la poussée »d’Archimède », et par conséquence le poids de l’équipage mobile, flotteur plus lest, plus charge utile reste constant tout au long de la construction de la pyramide, seule la répartition entre lest, pierre et opérateurs varie.

Le lest situé sur le plateau pour sa part ajustable « au jour le jour » ou sur le flotteur pour sa part ajustable seulement dans des cas d’exception comme les grosses pierres du complexe mortuaire.

Bien entendu, l’ajustement du niveau d’élévation à l’intérieur de la portée maximale du puits, se fait, au fur et à mesure de l’élévation des assises en ajoutant de l’eau dans le puits.

Technologie du flotteur:

Que le flotteur soit en bois est une évidence, cependant on peut se poser la question de l’étanchéité sur des années à l’eau de la partie qui assure la flottaison et pire encore à l’air de la cloche, quand on constate que la barque solaire découverte au pied de la pyramide de Khéops a sa coque formée de planches de bois assemblées avec des cordes!

On ne peut ici qu’imaginer car aucun vestige archéologique n’est présent.

L’Egypte de l’époque n’était pas très riche en espèces de bois, mais ses habitants savaient commercer avec les pays de la méditerranée et ceux au delà de la frontière sud, le pays de Pount.

Ils auraient pu former la flottabilité tout simplement en utilisant du bois de faible densité comme le peuplier ou mieux encore le balsa, sans avoir à construire un volume creux étanche et pour la partie volume d’air utiliser des réservoirs naturellement étanches à l’air comme les vessies de porc ou autres animaux, qu’ils auraient gonflé et placé dans la structure du flotteur, le treillis de la tige aurait pu être un assemblage de baguettes de bois dur ou qui sait de bambou?

Pour des raisons de manutention ces flotteurs étaient probablement en plusieurs tronçons assemblées sur place.

Ils n’avaient à résister qu’à une force verticale de compression, étant guidés par des cages et les parois des puits ils ne couraient aucun risque de flambage.

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Révision de physique élémentaire

Toute l’énergie du monde est dans la matière.
La mère de toutes les énergies est la force de la gravité elle ne s’annule jamais, nulle part,
elle prend naissance au cœur de la matière, elle s’exerce sur chaque particule de matière
partout dans l’univers.


Deux corps s’attirent mutuellement avec une force proportionnelle au produit de leurs
masses et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare.

Ainsi agit la force de la gravité


Ces deux corps  disposent l’un vers l’autre de l’énergie potentielle de la gravité.
Ils se rapprochent avec une vitesse croissante, une partie de leur énergie potentielle s’est
transformé en énergie cinétique proportionnelle à leur masse et au carré de leur vitesse
relative.
Ils se percutent leur énergie cinétique s’annule comme leur énergie potentielle qui se sont transformées en chaleur, forme dégradée de l’énergie.

Ainsi agglomérés, ils forment une nouvelle masse qui se refroidit lentement, quelque part aux environs une autre masse exerce son attirance..


L’énergie potentielle de la matière est la forme la plus élevée de l’énergie.


Les corps en quantités innombrables s’agglomèrent en masses immenses, les proto-étoiles autour desquelles orbitent les proto-planètes.


La chaleur augmente à un point tel qu’une réaction thermonucléaire s’allume donnant
naissance à un soleil, nouvelle forme d’énergie prodigieuse dévorant la matière, cette énergie se transmet aux planètes par rayonnement.


Ce rayonnement par la photosynthèse fait pousser la végétation qui nourrit la faune.
Sur des milliards d’années une partie de la flore se transforme en charbon, une partie de
la faune en pétrole, énergies fossiles qui sont du soleil en bouteille, fils de la gravité.


Un humain faisant un effort physique de l’ordre de la centaine de watt est mu par le
métabolisme de la cellule musculaire qui « brûle » le glucose qu’il a dans le sang réduit par
l’oxygène que son sang transporte dans les globules rouges.


Un moteur thermique mille fois plus puissant brûle le pétrole ou le charbon avec l’oxygène de l’air.


Tous deux consomment de l’énergie solaire en bouteille, fille de la gravité, l’une
renouvelable à l’échelle de temps humaine, l’autre non.


Au temps des pyramides seule l’énergie musculaire était disponible, faible mais
indéfiniment renouvelable sur des millénaires.
Les constructeurs devaient donc en tirer le meilleur parti, sans pouvoir se permettre le
gaspillage énergétique que nous pratiquons aujourd’hui.


Pour cela ils mirent au point des méthodes de travail basées sur la conservation de
l’énergie.

De grands anciens nos ont laissé leurs pyramides témoignage de leur savoir.
Quel sera l’héritage dans cinq millénaires des énergies fossiles que nous dévorons?

 

Energie potentielle:
Soit un lecteur qui a eu l’audace de monter sur sa chaise,
Il vient d’acquérir une énergie potentielle Ep qui s’exprime par le produit de la hauteur H de la chaise, sa masse et l’accélération de la pesanteur = G.


Ep = M × H × G


Ep en joules quand M en kg , H en mètres et G = 9,81 mètres/s²

Chute des corps:

Encore plus audacieux il se laisse tomber au sol
Pendant le court instant de sa chute, il acquiert une énergie cinétique qui s’exprime par
le produit de sa masse M, le carré de sa vitesse de chute V le tout divisé par deux.


Ec = 1/2 × M × V²


Ec en joules quand M en Kg et V en mètres/ seconde


Courageux mais pas téméraire, il aimerait bien connaître sa vitesse avant de s’écraser au
sol,
Il applique, de façon simplifiée, le premier principe de la thermodynamique énoncé par
Sadi Carnot :


Dans toute transformation il y a conservation de l’énergie.


Donc en arrivant au sol, son énergie cinétique est égale à l’énergie potentielle qu’il avait
sur sa chaise.


M × H × G = 1/2 × M × V²


Placée de chaque côté de l’égalité
la masse s’élimine, il en découle finalement:


V = √ 2 × 9,81 × H
ou encore V = 4,43 × √H, H en mètres, V en m/s

ou V = 16 × √H avec H en mètres, V en km/h.


Curieux, le lecteur aimerait connaître la durée de sa chute:
Dans un mouvement linéaire à accélération constante la vitesse est le produit de
l’accélération par le temps:


V = G × T


Si l’on remplace V par G × T dans l’égalité précédente on trouve:


T = √ 2 × H/G ou T = 0,45 × √ H


Une fois au sol, le lecteur pour ne pas se casser une jambe aura pris soin d’amortir sa
chute en faisant jouer ses muscles.
Ce faisant en vertu de la conservation de l’énergie, il aura dans son corps transformé son
énergie cinétique en chaleur. Tout lecteur ayant fait du « stepping » le sait bien !



En résumé un lecteur de 70 kg montant sur sa chaise à 0.6 m vient d’acquérir une énergie potentielle de 70 × 9,81 × 0,6 = 412 joules en faisant un travail de la même valeur, ce qui lui donne droit à l’arrivée au sol à une vitesse de 3,43 m/s ou 12,35 km/h sa chute n’aura duré que 0,35 s.


S’il répète ce manège toutes les secondes, il développe une puissance de 0,412 kw, il
sera vite fatigué !
Par contre en prenant 4 s il développera
une puissance de 0,1 kw et pourrait avec un peu
d’entraînement faire ça toute une journée de travail.


Pour que le bagage soit complet on y ajoute
le principe d’Archimède que tout le monde
connaît, depuis le temps, mais qui ne s’appelait ni ne s’énonçait ainsi sous les pharaons
de la IV° dynastie :


Tout corps plongé dans un liquide, reçoit une poussée verticale dirigée de bas en haut
égale au poids de liquide déplacé.


Ce principe reçoit une traduction dynamique:
Un flotteur dont le tirant d’eau est de H mètres se met à osciller s’il est déplacé
verticalement avec une période T = 2 × √H , T exprimé en secondes

flotteur
Je viens de vous exposer tout le bagage des sciences physiques dont ont fait preuve les
constructeurs de pyramide, aujourd’hui tous les élèvent sortant du niveau des études secondaire sont sensés en savoir autant.

Les « rampistes » ont perdu la guerre mais n’osent pas l’avouer

Beaucoup d’études ont été publiées qui ont décrit des méthodes pour déplacer les pierres constitutives de la pyramides à l’aide de traîneaux glissant sur des rampes externes ou internes, ci dessous une brochettes, non exhaustive de solutions proposées:

Rampes diverses

Je vais démontrer ci-dessous qu’aucune des solutions présentées par les tenants des rampes, ne permettait même dans le meilleur des cas de réaliser la grande pyramide dans le délai, car l’utilisation des traîneaux glissant pour transporter les pierres aurait consommé trop de l’effectif  hébergé dans la ville des travailleurs.

Il faut comprendre que construire une pyramide consomme beaucoup d’énergie et que la seule ressource est l’énergie humaine, laquelle demande pour subsister sur 20 ans logement et nourriture, à l’époque de la construction le site de Gizeh était désertique et la ville la plus proche, Memphis était à des dizaines de kilomètres plus au sud, pour amener l’énergie sur le chantier il fallait construire d’abord une ville au pied du chantier avec sa logistique d’approvisionnement en eau et en nourriture.

On a retrouvé le site sur lequel se tenait la ville des travailleurs, il se tient sur une étendue d’environ 1 KM² au pied du plateau à une altitude juste au dessus de la crue du Nil, cette ville avec la logistique d’approvisionnement en nourriture dont le canal de liaison au Nil et ses écluses, est probablement la première construction faite par le chantier de la pyramide.

heitElGhurab-Plan
AERA courtoisy

Une seule équipe d’archéologue l’AERA sous l’autorité de Marck Lehner fouille se site depuis des années et a fait un nombre important de découvertes sur les conditions de vie des travailleurs, elle a pu évaluer que cette population était entre 1 600 à 2 000 individus.

era report 2007
AERA: Giza reports 2007 volume 1
Avant ces fouilles (et hélas même après!) un certain nombre d’archéologues ont avancé SANS LA MOINDRE  PREUVE des chiffres allant de 10 000 à 100 000 ouvriers qui ne sont basés que sur leurs idées du procédé pour construire une pyramide.
Ainsi au lieu de chercher comment construire en 20 ans une pyramide avec 2 000 ouvriers, il ont décrété combien il aurait fallu d’ouvriers pour construire en vingt ans une pyramide avec leurs méthodes, ce qui est depuis les découvertes de l’AERA le contraire d’une démarche scientifique, et range leurs travaux dans la catégorie de l’archéologie fiction au même titre que le célèbre « indiana Jones »!

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Comprendre le pendule

 

Rien de plus simple qu’un pendule, un poids suspendu à un fil,

mais en faisant se balancer le poids il peut rendre de grands services.

En le laissant se balancer, le pendule fait un mouvement alternatif  sinusoïdal dont en première approximation, la pseudo-période est égale à 2 x √L = longueur du fil entre l’axe et le centre de gravité du poids.

Ainsi un pendule de 1 mètre a une pseudo période de 2 secondes.

Quand l’amplitude des oscillations augmente, la période varie légèrement avec cette amplitude avec la formule T = 2 x √L x (1+(Amplitude en radians^²)/16).

Ainsi toujours pour L = 1 m avec une amplitude d’oscillation de 45° par rapport à la verticale, la période devient 2.08 s et 2.14 s avec 60° d’amplitude, ce qui change peu.

L’intérêt du pendule est qu’il se comporte comme un amplificateur de poids.

Au repos, la tension dans le fil qui le soutient est égale à la force engendrée par la masse du pendule, pour une masse M = 1 tonne, la tension T = 9.82 KN.

Mais le mouvement de la masse en rotation crée une tension supplémentaire dans le lien suivant une loi sinusoïdale fonction de l’angle de l’instant = a et de l’angle de l’amplitude maximum = A

T = 9.82 x M x (3 x cosinus(a) – 2 cosinus( A))

Ainsi avec une amplitude d’oscillation de 90° la tension dans le lien est multipliée par 3 quand le pendule fait un passage en position basse.

Par contre en position haute la tension passe à zéro.

Cette tension s’exerce sur le lien et provoque une réaction de l’axe qui soutient le lien égale à la tension.

Cette réaction peut être décomposée en deux projections, une horizontale, une verticale.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement dans les applications de pendule à la pyramide est la composante horizontale, car elle peut servir de force de propulsion.

Cette composante varie aussi suivant une loi sinusoïdale dont on trouve ci-dessous l’image pour une amplitude maximum de mouvement de 45° et 60°.

On remarquera qu’avec une amplitude de 60° le maximum de la projection horizontale est très proche 85%, de la force engendrée par le poids de la masse, 60% pour 45°.

Ce graphique se limite à une demi-période du mouvement, pour la demi période suivante, la même figure se reproduit, mais inversée.

ForceHorizontale

 

Ainsi la composante horizontale de la force engendrée par le pendule est nulle en valeur moyenne.

Si l’on veut tirer partie de la force créée dans une moitié de période, pour engendrer un mouvement, il faut naturellement bloquer le mouvement pour la demi période suivante, sinon on obtient un mouvement alternatif, qui peut être intéressant dans certains cas d’utilisation, pour faire se mouvoir une scie par exemple.

Si l’on veut faire avancer une pierre sur un chemin avec un pendule, en la bloquant au moment du recul, on obtient une avance saccadée, la pierre avance d’une longueur pendant une demi période, puis s’arrête pendant l’autre demi période, puis repart de nouveau vers l’avant etc..

Il est important de comprendre que la force horizontale exercée par l’axe du pendule, prend naissance au cœur de la matière.

ELLE N’A BESOIN D’AUCUN POINT D’APPUI POUR S’EXERCER

Par exemple s’il fallait pousser une charge sur une pente verglacée, nul besoin de pneus à clous ou de chenilles pour exercer l’effort d’avancement, par contre il faut bloquer le mouvement de retour.

 

Gestion de l’énergie:

Tant que l’axe du pendule est fixe, le mouvement du pendule ne consomme qu’une énergie infime, juste le frottement de l’air et le frottement dans la corde. Quand l’axe fait un mouvement exerçant une force, il produit un travail en consommant l’énergie emmagasinée dans la masse du pendule, si l’on ne fait rien l’amplitude des oscillations diminue rapidement et le mouvement s’arrête.

Il faut rendre à la masse du pendule l’énergie qu’elle à donné, il faut pour ça céder à la masse du pendule une certaine énergie potentielle, par exemple en faisant monter des opérateurs sur la masse au point haut qu’ils quittent au point bas. A ces deux points la vitesse verticale est nulle, donc la totalité de l’énergie potentielle des opérateurs est cédée au pendule.

Mais ici une autre solution est plus performante: laisser des opérateurs sur la masse et leur demander de se dresser sur leurs jambes puis de s’asseoir sur leurs talons en rythme avec le mouvement du pendule, tous ceux qui ont déjà fait de la balançoire comprennent ça!

C’est d’ailleurs la solution générique ultra simple à mettre en oeuvre que je propose dans mon étude.

La question qui se pose alors est la suivante comment permettre à un opérateur faisant de la balançoire de fournir une puissance maximum de 200 W digne d’un sportif professionnel entraîné?

La réponse est simple mais dépend de la morphologie de l’opérateur:

Prenons par exemple un opérateur pesant 80 KG dont la longueur de fémur fait 0.4 m et le tibia 0.4 m aussi, entre la position assis sur les talons et la position debout, son centre de gravité s’est déplacé. Pour simplifier, son corps est composé de 3 masses, celle des pieds et tibias disons 10%, celle des cuisses disons 30% et le reste du corps 60%.

Entre la position assis et debout le centre de gravité des tibias n’a pas bougé, celui des cuisses a bougé de 40 cm, celui du reste du corps de 80 cm, tout se passe comme si 75% de son poids s’était déplacé de 0.8 m, il produit donc un travail de 470 joules à chaque élévation, pour produire une puissance de 200W, il faut une période de  470 / 200 = 2.35 s donc la longueur de la corde doit faire 1.4 m, ce qui est un peut faible pour faire tenir un  solide gaillard. Lestons le à 100 KG, à chaque élévation il produit 590 KJ, la période passe à 2.95 s la longueur de la corde à 2.17 m.

Balancoire

Cet exemple nous enseigne deux choses: il est aisé entre la longueur de corde et le lest de configurer un pendule adapté à une morphologie pour en tirer la puissance voulue, si l’on veut mettre plusieurs opérateurs sur le même pendule, il faut qu’ils aient des morphologies compatibles.

Les châssis auront une hauteur de l’ordre de 2 m et une base de l’ordre de 4 m de long, pour ne pas basculer sous le couple de la composante horizontale et une largeur qui dépendra du nombre d’opérateurs que l’on veut placer sur le pendule entre 1.5 m pour deux opérateurs, 2.3 m pour 4, 3 m pour 6 et 4 m pour 8.

On peut se poser la question à quoi bon un pendule?

La réponse est très simple et évidente, le pendule exerce une force proportionnelle à sa masse, si l’on veut engendrer une grande force, il suffit d’un pendule lourd, d’une bonne corde pour le soutenir et d’un châssis assez solide pour supporter le tout.

On peut donc créer une force importante à la fois horizontale et verticale d’une façon concentrée.

Par exemple dans la fonction de pousseur d’assise, qui nécessite peu de puissance, peu de déplacement, mais une force élevée et calibrée.

Pour fixer les idées, un bloc de parement de 6 t posé sur le mortier qui va le sceller, présente une force résistante de l’ordre de 20 à 30 KN pour ripper sur sa base, un pendule (en cuivre) pesant 3 à 4 t, actionné par un seul opérateur peut y parvenir aisément mais surtout avec PRECISION.

pousseur-assise

On peut s’en servir aussi pour pousser les blocs dans les rampes d’accès du Nil au chantier.

ParementNilGizeh

 

le gain en effectif par rapport à la traction en nombre avec des cordes est faible, mais le fonctionnement est sûr et régulier car on est à l’abri de glissades collectives quand la chaussée a été polluée par la sueur des pieds des nombreux opérateurs passant à la suite sur le même parcours.

Il est important de comprendre que le pendule permet de gérer indépendamment la force exercée qui ne dépend que du poids suspendu et de l’angle d’oscillation et la puissance produite qui ne dépend que du nombre d’opérateurs faisant de la balançoire.

Ainsi un seul opérateur chevauchant un pendule peut exercer la force de 100 opérateurs et plus tirant ou poussant ensemble. Pour exercer leur force les 100 opérateurs ont besoin d’un solide point d’appui non glissant pour leurs pieds, pour exercer la même force, le pendule n’a besoin d’aucun point d’appui.

Vanne à flotteur de la chambre des herses

Manoeuvre-Vanne-O

Cette vanne à guillotine dont la lame pèse 800 KG, servait à envoyer de l’eau à la demande dans le circuit d’eau de la chambre basse, via la grande galerie, elle est commandée manuellement par un opérateur à travers un mécanisme amplificateur d’effort utilisant une bielle brisée comme actionneur et la poussée d’Archimède pour la maintenir en équilibre prête à s’ouvrir à la moindre sollicitation de l’opérateur. Lire la suite

Chargement des pierres à la volée

Le flotteur oscillant est en mouvement permanent, il ne peut pas s’arrêter pour charger et décharger les pierres, il faut donc l’équiper d’un système de chargement « à la volée » c’est à dire faire monter la pierre sur le plateau au point bas du mouvement et l’évacuer au point haut.

Le problème le plus facile est le point haut, car en perdant un cycle, c’est à dire de l’ordre de 8 s, il suffit de retenir le plateau sur des cales anti retour au point haut, alors que le flotteur redescend. On dispose alors d’un cycle pour évacuer le bloc avant que le flotteur vienne reprendre le plateau.

Mais le point bas ne nous offre pas cette facilité, néanmoins le mouvement de nature sinusoïdale du plateau est une aide importante pour faire cette opération.

En perdant un peu de hauteur de levage, on peut immobiliser le plateau avant son arrivée au point bas du mouvement sinusoïdal, on dispose ainsi d’un temps fonction sinusoïdale de la longueur de course perdue pour faire entrer le bloc sur le plateau immobilisé.

Sur une course totale de 30 m en perdant 1.5 m, le temps gagné ainsi n’est que de l’ordre de 1.14 s, ce qui est très peu, pour déplacer un bloc de 7 t d’une longueur de 1** m pour le charger sur le plateau.

**Sur l’assise pour les poser, sur leur emplacement définitif, les pierres basculent de 90° toutes seules sous l’effet de leur énergie cinétique, elles voyagent donc toujours posées sur la face correspondant à l’épaisseur de l’assise, qui ne dépasse jamais 1 m.

La solution élégante digne du frontispice du bureau d’étude de la pyramide: audacieuse, simple, efficace, fiable, peu coûteuse est d’utiliser une fois de plus les services GRATUITS de la pesanteur dans sa loi sur la chute des corps.

Par exemple dans le principe suivant, la charge posée sur son roulement est centrée sur une dalle elle même posée sur une arête de pivotement, cette dalle sert de plate forme de lancement, étant juste en équilibre, une force très faible la fait basculer.

Volée

Quand le plateau arrive, il accroche cette dalle qui pivote vers lui, puis il se pose sur son support de chargement lui même en pente, le flotteur continue sa course de 1.5 m vers le bas, il sera de retour dans 1.14 s pour reprendre le plateau.

Le bloc accélère sur la pente ainsi crée et passe en 1 s sur le plateau, son mouvement en fin de course est stoppé par une butée, une fraction de seconde plus tard le flotteur reprend le plateau dans son mouvement d’ascension.

Chargement Volée

1.5 m représente 1/10 de l’élongation de la 1/2 course, ce qui correspond à un angle de 26°, soit 52 ° avec le retour, avec une période de 7.9 s cela correspond à un temps de 1.14 s.

Si au lieu de 7.9 s la période avait été de 10 s, pour disposer du même temps la course perdue n’aurait été que de 0.9 m a lieu de 1.5.

On comprend l’intérêt d’avoir des oscillations à très basse fréquence. Mais la période d’oscillation ne dépend que de la longueur immergée du flotteur, qui elle est étroitement liée à la portée maximum de l’élévation, d’où la recherche d’une portée aussi grande que possible, limitée par la capacité technologique de l’époque pour construire des flotteurs très longs. Leur limite a été 34 m de longueur pour un poids de l’ordre de 70 t, ce qui fait déjà un beau bateau, mais vertical!

Pour l’évacuation même principe, mais au lieu de disposer de 1.14 s on dispose de tout un cycle pour faire le mouvement soit 7.9 s.

 

Conditions pour déplacer une charge sur 1 m en 1 s en utilisant l’accélération de la pesanteur:

En utilisant la formule classique de la chute d’un corps sur une pente P le temps du mouvement T = √(2 × L / (G × P)) fixant T et L il faut rechercher la pente qui satisfait à la condition P = 2 x L / (G × T²)

Pour T = 1 et L = 1 m, la valeur de la pente est de 0.20 ou 20%.

Il y a dans ce calcul une marge de sécurité, car il suffit que le premier rouleau du deuxième patin soit sur le plateau au moment où le flotteur reprend celui-ci, ce qui fait gagner 20 cm de course, le temps critique passe alors à 0.9 s.

Il fallait rajouter 1 % de pente pour tenir compte de la résistance à l’avancement du patin autonome soit 21% de pente finale et donc une hauteur de l’arête centrale de basculement de 10.5 cm pour une longueur de plateau de lancement de 1 m.

 

Utilisant couramment ce procédé d’accélération par la pesanteur pour faire se transporter leurs pierres, les anciens égyptiens ne se seraient pas embarrassés de calculs, ils avaient certainement préalablement élaboré expérimentalement des tableaux de correspondance entre la pente d’une rampe, la longueur du parcours et le temps. Le « trial passage » aurait pu être utilisé pour la mise au point précise.

La vitesse d’arrivée du bloc une fois en place est de V = √ ( 2 × G × H), la hauteur de chute est celle de la pente de la plate forme de lancement 10 cm plus l’équivalent sur le plateau du flotteur soit 0.2 m.

avec H =0.2 m  la vitesse d’arrivée est de 2 m/s ou 7.2 KM/H, si le bloc pèse 7 t son énergie cinétique sera de 14 KJ qui devra être absorbée par une solide butée fixée sur le pas de chargement.

Vidéo de la maquette preuve du concept, parcours de 1 m départ arrêté en 1.4 s avec une pente de 10%, ce qui correspond à 1 s avec une pente de 20%.

On peut remarquer que cette énergie donnée à la pierre pour monter à la volée sur le plateau est donnée par la pesanteur terrestre (mais il a fallu préalablement payer en élevant la pierre!).

Il est inutile de rappeler que ce temps de montée à la volée est indépendant de la masse du bloc, que celui ci pèse 33 t ou 300 KG, il sera toujours 1 s, par contre elle dépend de la longueur du véhicule qui doit entrer sur le plateau qui elle est fonction de la hauteur des assises qui ne dépasse jamais 1 m au delà de la septième assise..

Pour que ce principe fonctionne avec succès, il est NÉCESSAIRE que les blocs se déplacent sur roulement de façon que le frottement soit acceptable.

Étanchéité flotteur Puits

Quand le niveau d’eau dans le circuit hydraulique est plus haut que le débouché haut du puits contenant le flotteur, il faut assurer une étanchéité entre le flotteur et les parois du puits, sinon l’eau du circuit se vide par le haut du puits.

Assurer l’étanchéité du flotteur dans le puits revient à transformer le flotteur en piston car seule la tête du flotteur peut être en contact avec l’eau, le reste du flotteur est en contact avec l’air, il n’a plus besoin d’être étanche.

Cependant le puits fait entre 20 et 30 m de long, il est fait en maçonnerie, qui peut être très fine comme on peut le constater à la fois sur le parement et dans la chambre haute de Chéops, mais de là à assurer un état de surface de contact entre deux pièces en mouvement suffisamment plan sur une telle longueur pour empêcher l’eau de s’infiltrer il y a encore une marge importante.

La seule solution répondant aux cinq critères de la pyramide: audace + simplicité+efficacité+fiabilité+faible coût qui me vienne à l’esprit est de fermer le cylindre par une membrane fixée dans la paroi du puits de façon étanche à mi hauteur,  suffisamment grande pour contenir le piston et taillée de façon a pouvoir rester plaquée à la fois sur la paroi du puits et le piston dans son mouvement de va et viens.

DRAP

 

Membrane faite dans un tissu qui ressemble à celui dont on fait les outres, qui n’est pas totalement étanche, mais qui ne laisse passer l’eau qu’en très faible quantité, ce qui est suffisant comme niveau d’étanchéité.

En laissant un jeu suffisant entre le piston et le puits, par quelques centimètres  de chaque côté, la membrane sous l’effet de la pression de l’eau enveloppe le piston et se plaque contre la paroi du puits, ce qui a pour résultat que sur ces surfaces de contact elle n’est soumise à aucune contrainte.

La seule partie de la membrane soumise à une contrainte de pression est la partie située dans l’interstice piston/puits qui peut faire par exemple 2 cm de large donc une surface de 2 CM² par cm de longueur de tissus.

Avec un point haut du niveau d’eau à + 22 m et la demi hauteur du cylindre autour de – 15 m, la pression maximum sur la membrane est celle d’une colonne d’eau de 37 m de hauteur, entraînant une pression de 37 N/ CM² ce qui entraîne une force de traction sur le tissu à l’endroit ou il est en contact libre avec l’air de l’ordre de 74 N par cm de longueur, force qui se divise entre les deux laies, celle plaquée contre le cylindre et celle plaquée contre le piston, soit 37 N par cm de longueur ce qui est très peu. Le tissu n’est pas soumis à une grande contrainte et peut résister longtemps.

Etancheite

 

De plus ce tissu est mouillé, donc lubrifié dans sa déformation au cours du lent déplacement du piston ce qui accroît sa longévité.

Il est cependant certain qu’il faudra dans le temps le remplacer régulièrement comme pièce d’usure.

Par ce procédé l’étanchéité flotteur-piston / puits est assurée, SANS FROTTEMENT, entre leurs deux surfaces, il suffit alors que ces surfaces aient une planéité de bonne qualité, mais un état de surface qui peut rester rugueux donc facile à obtenir en maçonnerie fine.

Dans cette configuration, les oscillations du flotteur-piston n’entraînent qu’une consommation d’énergie très faible.

Il faut comprendre cependant que le flotteur de l’étage de la grotte fait environ 4 000 va et vient par jour, 20 millions sur la durée du projet, aucune membrane ne peut tenir aussi longtemps.

Cette solution a été réservée pour l’élévation des mégalithes dans l’ascenseur de la grotte pour booster la performance de l’élévateur, c’est à dire sur une hauteur d’assise à construire de 13 m, le reste du temps pour des millions de pierres, tous les flotteurs de la pyramide ont fonctionné sans étanchéité du flotteur dans le puits.