Vanne de la chambre des herses

Deux petits trous qui font toute la différence

Vanne eclaté

La pyramide s’est construite à partie de 3 étages de monte charge hydrauliques à flotteurs oscillants prolongés par deux étages de monte charges à flotteur submersible.

Pour ajuster à la bonne valeur, le niveau d’eau dans ces ascenseurs, il fallait tout un dispositif de distribution d’eau à l’intérieur de la pyramide. Cette eau montait par les ascenseurs et se stockait dans les chambres et les puits, dans cette organisation, la chambre haute et la chambre des herses eurent un rôle particulier qui a laissé des vestiges encore visibles mes énigmatiques  aujourd’hui dans la chambre des herses et la chambre haute sous la forme de deux « faux linteaux » et du célèbre « sarcophage ».

Sans entrer ici dans le détail du « pourquoi » que l’on trouvera dans d’autre chapitres, les « faux linteaux » associés au « sarcophage »   sont les vestiges encore visibles en l’état d’une vanne guillotine qui dispensait à volonté dans les étages inférieurs dans différentes circonstances la réserve d’eau de la chambre haute.

Ce chapitre explique comment aurait pu fonctionner d’une façon très simple et efficace cette vanne guillotine.

Tout d’abord il aurait fallu placer « le sarcophage » dans le corridor de sortie de la chambre des herses vers la grande galerie, sa face sud placée sous le faux linteau inférieur séparant les volumes des chambres avec celui de la grande galerie, la longueur intérieure du « sarcophage » faisait que sa face nord interne débouchait dans le volume de la grande galerie en traversant entièrement le corridor.

Ce corridor devait être isolé alors par une protubérance du mur nord de la chambre des herses qui s’appuyait sur le faux linteau supérieur. Cette disposition a disparu depuis, mais G.Dormion dans son ouvrage « La chambre de Chéops » nous informe que des traces signifient que ce mur a été retaillé pour libérer un passage entre les « faux linteaux » et la partie haute de la chambre des herses.

Ainsi en soulevant le linteau supérieur on pouvait ouvrir une vanne guillotine laissant passer l’eau de la chambre des herses vers la grande galerie via le sarcophage.

Cette vanne à guillotine dont la lame pèse quand même 700 KG, devait pouvoir être commandée manuellement avec précision par un opérateur  pour ne lâcher que la quantité d’eau juste nécessaire, mais pour soulever la lame supérieure, en plus de son poids il fallait vaincre l’effet ventouse apporté par 1.4 Kg/cm² de pression appliqué à la surface de jonction des deux lames de 3800 cm², soit potentiellement un effort total de 6 t pour soulever la lame supérieure!

Il va de soi que les constructeurs devaient mettre en place un mécanisme adéquat amplificateur d’effort pour ouvrir ce « robinet ».

Cet ici qu’interviennent les deux petits trous borgnes de 23mm de diamètre alignés en hauteur sur l’axe vertical des « faux linteaux »,  l’un sur le linteau supérieur pratiquement au droit de la jonction avec le linteau inférieur sur lequel le trou est quelques centimètres plus bas. Ces trous sont à ce jour restés une énigme pour toute la classe archéologique, l’ambition de cet article est d’expliquer quelle aurait été leur fonction. Lire la suite