Vanne à flotteur de la chambre des herses

Manoeuvre-Vanne-O

La construction de la pyramide a connu plusieurs phases, en particulier la mise en service progressive de 3 étage d’élévation des blocs.

Il y a eu une phase particulière un peu compliquée qui fut celle de la mise en place des mégalithes du plafond de la chambre haute et des « chambres de décharge » puis les double chevrons qui ont coiffé le tout.

Pendant cette phase seuls le premier et deuxième étage étaient en service, le troisième a dû attendre la pose du dernier chevron pour entrer en service.

Néanmoins dans cette phase, dès que les murs de la chambre haute ont eu une certaine hauteur, celle-ci a pu servir de réservoir d’eau pour les besoins des étages inférieurs, non seulement pour maintenir le niveau, mais aussi et surtout pour les manœuvres engagées pour séparer puis réunir les circuits d’eau du premier et deuxième étage quand il s’est agit d’élever les premiers mégalithes de la chambre haute.

On peut aujourd’hui observer que cette chambre communique depuis sa base avec le volume de la grande galerie par l’intermédiaire de la « chambre des herses » et de deux courtes galeries.

Pour maintenir le niveau d’eau dans la chambre haute, il a donc fallu d’abord pouvoir obturer la galerie qui fait communiquer la « chambre des herses » avec la grande galerie, mais aussi trouver un moyen pour pouvoir à la demande verser de l’eau de la chambre haute dans la grande galerie.

La pyramide nous dit comment ces deux conditions ont été remplies:

1- Boucher le corridor entre la chambre des herses et la grande galerie, ce fut la fonction du « sarcophage » qui se trouve encore dans la chambre haute.

2- Verser de l’eau à la demande, ce fut la fonction de la vanne guillotine constituée par les deux faux linteaux qui sont toujours présents dans la pyramide.

La mise en oeuvre du sarcophage fut très astucieuse, alors que sa face sud placée sous le faux linteau inférieur bouchait le volume de la chambre haute jusqu’au niveau du faux linteau supérieur, la longueur de l’évidement du « sarcophage » faisait que sa face nord débouchait dans le volume de la grande galerie en traversant de court corridor de communication de la « chambre des herses » avec cette dernière.

Ainsi une réserve d’eau dont le volume maximum était la hauteur de faux linteau supérieur multiplié par la surface de la chambre haute, soit environ 30 M³ pouvait se déverser à la demande dans la grande galerie en soulevant le faux linteau supérieur qui avait donc la fonction d’une vanne guillotine

Cette vanne à guillotine dont la lame pèse quand même 800 KG, devait pouvoir être commandée manuellement par un opérateur avec précision pour ne lâcher que la quantité d’eau juste nécessaire.

Il va de soi que les constructeurs devaient mettre en place un mécanisme amplificateur d’effort pour soulever les 800 kg de la vanne.

Cette condition aurait pu être réalisée en utilisant une bielle brisée comme actionneur amplificateur d’effort et la poussée d’Archimède pour  maintenir en permanence l’équilibre des forces pour que la vanne s’ouvre et se referme à la moindre sollicitation de l’opérateur sur le mécanisme ainsi mis en place. Lire la suite