La saga des mégalithes des toits

L’extraction des carrières, la transport, l’élévation et la pose des mégalithes qui recouvrent les toits de la chambre basse dite « de la reine » et de la chambre haute dite « du roi » ont été le morceau de bravoure de la construction de la pyramide de Chéops.

Dans les chapitres qui suivent je vais décrire par quelles méthodes et avec quels outils, les constructeurs auraient pu réussir cet exploit avec une économie de moyens extraordinaire, rendu possible seulement par une utilisation intelligente des lois de la nature et encore et toujours une grande précision dans l’exécution.

Dans la pyramide de Chéops, les toits de la chambre basse sont recouverts de 18 doubles chevrons de 7 m de long 2.4 m de haut et .8 m d’épaisseur qui pèsent 32 t chacun.

Au dessus de la chambre haute, un incroyable empilage de plus de 50 blocs de 6 à 7 m de long de 1.25 à 2.6 m de hauteur et de 1 à 2 m d’épaisseur, pesant de 30 à 65 t pièce, sur lequel je vais concentrer mon récit..

Chambre haute
Crédit Maraglioglio & Rinaldi

Ces mégalithes ont commencé à être posés pour fermer le volume de la chambre haute à partir de la cote 49 m, jusqu’à la cote 60 m ce qui correspond à la hauteur de 13 assises.

La vitesse moyenne d’élévation de la pyramide à ce niveau fut de l’ordre de 24 j par assise, soit ici un délai de l’ordre de deux années pour poser le toit.

Un des facteurs clés de succès de cette opération fut l’utilisation d’un processus sans reprise de charge depuis la mise à l’eau du mégalithe dans une barge individuelle à Assouan jusqu’à sa pose finale dans la pyramide.

Le bas du plateau de Gizeh  était atteint par les eaux du Nil lors de la crue annuelle, à l’altitude de 15 m les fouilles de « la ville des travailleurs » ont mis à jour des vestiges d’installations portuaires, et l’on a découvert dans les faubourgs du Caire le vestige d’une digue dont la partie haute était à 15 m d’altitude également.

C’est donc qu’il existait un port dont on ignore la configuration du plan d’eau mais une partie de celui-ci devait atteindre le site du « temple d’en bas  » de la pyramide de Chéops.

Ce plan d’eau était remplit une fois par an par la crue et son niveau était maintenu le reste de l’année par une équipe de pompage pour compenser les pertes par évaporation ( 1.5 m / an) , la consommation d’eau de la « ville des travailleurs » et celle des écluses permettant aux embarcations de ravitaillement de la ville et du chantier amenées par le canal qui faisait la liaison entre le Nil et la ville de passer du niveau variable du Nil au niveau de 15 m du plan d’eau du port.

Il est certain que le niveau de 15 m n’est pas le niveau de la plus haute crue du Nil, c’est pourquoi on trouve les bases des « temples d’en bas » au niveau 20 m.

Du point de vue du chantier de la pyramide le plan d’eau pouvait servir de stockage intermédiaire d’un certain volume de pierres flottant dans leurs barges en provenance d’Assouan ou de Turah, permettant de désynchroniser le rythme d’extraction et transport des blocs de celui de leur pose dans la pyramide.

Pour être extraites du plan d’eau, les pierres passaient dans un bassin de débarquement d’une surface suffisante pour recevoir le plus gros mégalithe dans sa barge et d’une profondeur de l’ordre de 5 à 6 m. Cette profondeur était nécessaire pour pouvoir redresser les mégalithes du toit.

Les mégalithes flottaient couchés afin que le tirant d’eau de la barge soit minimal, mais  voyageaient debout sur le chantier pour être posés en basculant sur leur emplacement définitif.

Débarqués sur leurs roulements au pied du plateau au niveau 10 m, ils avaient encore 750 m à progresser tout en s’élevant de 50 m sur la chaussée d’accès à la pyramide, puis à progresser sur la piste d’accès au monte charge qui traverse la pyramide, puis une fois sur l’assise à faire un trajet avec 2 changements de direction  avant d’être posés.

Manutentionner ces monstres en continu sans les outils de levage que l’on connait de nos jours, les faire circuler dans d’étroites galeries, les élever de 60 m dans une cage de monte charge fut un des grands défis de la pyramide de Chéops. Défis qui n’a pu être relevé que par une connaissance partie théorique, partie empirique des lois du mouvement des corps et une très grande précision d’exécution tout au long de la progression des mégalithes rendue possible par une équipement spécial prévu à l’avance.

Les chapitres consacrés au trajet maritime, au débarquement, à l’ascension de la chaussée, à l’élévation dans le monte charge, et la pose à leur emplacement décrivent avec détail comment cela aurait pu se passer.

Pour mieux comprendre le trajet des mégalithes sur le chantier, on peut examiner ci-dessous le schéma de principe de la « configuration basse » du chantier:

Plan d'ensemble

Les barges portant les blocs arrivent du Nil dans un canal de liaison avec le chantier de la pyramide.

Les barges passent du niveau constamment variable du Nil au niveau fixe du plan d’eau du port à travers un ensemble d’écluses et sont stockées en attente sur une partie de ce plan d’eau.

ArrivéeEcluses

Un bassin de débarquement communiquant avec le plan d’eau par une porte étanche et avec la chaussée d’accès à la pyramide par une autre porte étanche, reçoit les  mégalithes  un à un pour les redresser et les poser sur leurs patins de roulement, ce qui est l’affaire d’une journée de travail.

Bassin Débarquement

Ils sont pris en charge par l’équipe qui va leur faire parcourir les 750 m de la chaussée en les élevant de 50 m, qui prendra encore une journée de travail.

A l’issue de ce parcours, une « fosse à barque »

fosse E-O

qui est encore visible sur le parvis de la pyramide, va élever le bloc de 6 m pour le poser sur la piste de lancement qui va lui donner une vitesse initiale pour parcourir le trajet qui va le conduire au seuil de chargement de l’ascenseur, ce qui prendra encore une journée de travail.

Une fois sur le monte charge à flotteur oscillant du premier étage, il va être élevé jusqu’au niveau 60 m avec une procédure spéciale qui prendra encore une journée de travail.

Arrivé à son altitude de pose, il va parcourir d’une traite un circuit d’environ 80 m de long comportant 3 virages qui va conduire en quelques minutes seulement le mégalithe à son emplacement définitif.

 

De l’extraction du plan d’eau de stockage à sa pose définitive, le mégalithe aura suivit un cycle de manipulations d’une durée de 4 jours qui aura mobilisé une équipe de même pas une centaine de personnes.

 

 

Double chevrons de l’entrée

Il y a au dessus de l’entrée de la galerie descendante, une ferme en double-chevrons superposés, ce que l’on ne voit pas c’est que ceci est le vestige d’une voûte qui se prolongeait vers le nord sur une longueur de 5 m environ, il y a visible  la trace des culées sur lesquelles reposaient les chevrons et l’on peut encore voir les restes de 2 chevrons qui ont été cassés on en connait donc l’épaisseur.

Entrée GPOM
Crédit Monnier

Il est fortement probable que les chevrons manquants aient été cassés par les ouvriers d’Al Mamoun.

Cette voûte signifie que pendant la construction de la pyramide l’espace au dessus était recouvert des blocs de construction et cette voûte protégeait l’espace en dessous dans lequel pouvaient se dérouler des opérations humaines.

Cet espace était donc fermé coté nord pendant toute la construction de la pyramide par les blocs de remplissage recouverts des blocs du parement . Ce mur nord devait être traversé par un couloir dont on ne saura jamais rien permettant l’accès par l’extérieur à cette chambre et lui donnant un peu d’éclairage.

De l’autre coté du mur sud restant  le projet « Scan pyramid » a détecté la présence d’un vide, il est donc hautement probable qu’une voûte prolonge vers le sud cette ferme pour protéger ce volume dont on ne connait rien encore en attendant une prochaine exploration.

La logique voudrait que cette chambre inconnue ait +/- la même largeur que les linteaux de l’entrée, car cette construction s’enchâsse en partie basse dans une tranchée dont les blocs de maçonnerie reçoivent la même inclinaison  avec la tangente ½ que la galerie descendante, cette maçonnerie particulière s’encastrant dans les assises horizontales d’une façon assez compliquée.

Dans la partie visible 3 linteaux qui se suivent en se superposant un peu ferment ce volume, ces linteaux se situaient sous une voûte donc n’ont jamais eu à supporter une charge au dessus, pourtant ils sont très (trop) gros, le premier linteau mesurant 2.8 m de hauteur pour 3.7 m de longueur et 1 m d’épaisseur, chacun pèse de l’ordre de 20 t .

3dalles

Pourquoi cette débauche de matière en ce lieu?

Tout simplement parce qu’il fallait contenir une pression hydraulique.

Dans une phase particulière de la construction, la galerie descendante ainsi que le volume à découvrir étaient remplis d’eau,  l’entrée étant à la hauteur 15 m et le niveau d’eau dans le circuit pouvant atteindre 21 m, ces linteaux devaient repousser la pression d’une colonne d’eau de 6 m de hauteur.

Pour tenir 6 m de colonne d’eau il ne fallait pas moins que 6 / 2.5 (densité de la pierre) = 2.4 m de pierre à la verticale, mais cette dalle étant inclinée d’un angle de 26° il fallait que sa hauteur ne soit pas inférieure à 2.4 / cos (26°) = 2.7 m pour le premier linteau et maintenir la face supérieure des deux linteaux suivants au moins au même niveau que celui du premier.

Mais là encore on constate qu’au lieu de se maintenir le niveau remonte, pourquoi?

C’est qu’il y avait derrière ce mur constitué par les 3 linteaux superposés une hauteur d’eau qui pouvait dans certaines circonstances atteindre le faîte de la voûte.

Donc ces 3 dalles superposées devaient  par leur poids contenir la force horizontale crée par la colonne d’eau contenue dans le volume à découvrir. Ce mur faisant environ 7 M² la force horizontale qui le poussait alors vers le nord était de 21 t, comme les linteaux sont inclinés de 26° il fallait que le poids cumulé des trois linteaux ne soit pas moins de 21/sin 26° = 50 t .

Le poids ne faisait pas peur aux constructeurs de la pyramide, c’est le moins qu’on puisse dire et la masse des trois linteaux que l’on peut observer répond à l’exigence.

Le plancher de ce volume arrière à découvrir que l’on peut qualifier de réservoir pourrait descendre avec la même pente que la galerie descendante, constitué de linteaux recouvrant la galerie descendante de dimensions pas très différente que celles que l’on peut voir en face nord et sa longueur dans le sens NS faire de l’ordre de 7 m. L’exploration de ce volume permettra de confirmer ou non cette hypothèse.

Il serait facile de tester l’existence de ce volume en perçant juste sous le faîte de la voûte dans un joint en mortier qui s’y trouve un petit trou de même pas un mètre de profondeur, car dans cette hypothèse l’épaisseur du linteau crénelé qui se tient sous la voûte ne devrait être inférieure au mètre.

Si au bout d’un mètre et même un peu avant le percement débouche c’est qu’on est dans le réservoir (volume détecté par scan pyramid).

Sinon il faut revoir la configuration du volume arrière!

Si le trou débouche sur le vide, il faut passer un endoscope pour commencer à explorer le volume**.

Mais s’il débouche il y a une meilleure option que de passer un endoscope

On remarque dans l’angle supérieur du toit un espace qui visiblement a été obturé par un linteau portant des encoches qui manifestent des traces d’usure appelé généralement le « linteau crénelé ».

linteau crénelé

Environ 3.15 m de long, 1.87 m de hauteur, épaisseur inconnue mais probablement de l’ordre de 1 m.

Sur une profondeur de 20 à 35 cm des créneaux ont été taillés dans ce linteau, dont la fonction est resté longtemps énigmatique.

Curieusement ce linteau ne rentre sous les chevrons de la voûte en partie sud que de 20 cm ce qui est inhabituel, il repose sur un bloc en calcaire fin de Turah dont on peu constater que la surface horizontale bien lisse est percée de 3 trous de 7 cm de diamètre.

J’en fais l’interprétation suivante = c’est une porte étanche coulissante!

Voici comment, manœuvrer cette porte:

Avec une « pince monseigneur » en s’appuyant sur le linteau qui le précède, on peut pousser de 25 cm environ vers le sud cette pierre en la dégageant des chevrons, les trous auraient reçu des piges en cuivre ou en granite servant de point d’encrage à un point d’appui pour un levier qui s’engageant dans les « créneaux » auraient pu faire coulisser cette porte dans l’axe EO en libérant un passage suffisant, la porte ne faisant que 3.15 m de large et l’espace horizontal sous les poutres 3.7 m, il restait donc un triangle de passage de 55 cm de large et 1 m de hauteur, espace suffisant pour verser de l’eau dans le réservoir.

Mais il se pourrait pour des raisons d’encastrement dans la tranchée du mur sud de l’entrée (nord du réservoir), il se trouve un épaulement dans la tranchée qui accueille l’ensemble sur lequel s’appuie le mur qui libère un espace plus grand pour le déplacement de la « porte » en ajoutant de l’ordre de 0.5 m de débattement supplémentaire qui en aurait fait alors un passage « confortable »

Cette vue imaginaire depuis l’intérieur du volume présumé du réservoir permet de visualiser l’ouverture (les parois du volume ont été retirées ainsi que la demi voûte ouest

PHI-ARR Vue du sud


La galerie descendante fait 1.2 m de hauteur, étant inclinée à 26.6° la hauteur du passage pour un homme en position verticale fait 1.2/ cosinus( 26.6 ) soit 1.34 m, un enfant peu y tenir debout facilement.

G.Dormion dans son analyse de la galerie descendant a remarqué un linteau, le cinquième exactement en partant de l’entrée, dont les joints sont libres de tout mortier et qui ne fait que 75 cm de large et débouche dans la chambre au dessus. Ce linteau aurait bien pu jouer le rôle de bonde pour vider le réservoir dans la galerie descendante en maîtrisant la quantité d’eau qu’on y met afin d’obtenir le niveau désiré.

Ce « linteau bonde » aurait pu être manœuvrée facilement par un levier dans l’entrée, s’appuyant sur « la porte coulissante », ce levier aurait pu être lié à la bonde par une corde passée sous des piges engagées dans des trous proches de son sommet comme on peut en voir sur le reste de herse trouvé dans l’entrée.

Ainsi avec ce dispositif, en faisant passer l’eau de la galerie descendant au réservoir et vice versa,  le niveau d’eau dans le circuit de cet ascenseur hydraulique pouvait varier de – 27 à + 15 m permettant de faire varier à discrétion la hauteur du flotteur élévateur dans le puits  du premier étage, celui de la grotte souterraine.

Le remplissage du réservoir aurait pu être fait avec une double chaîne humaine dans la galerie descendante l’une faisant monter les seaux pleins, l’autre descendre les seaux vides, les seaux étant vidés dans le réservoir par le passage sous la voûte libéré par la porte coulissante.

On a trouvé également à coté de l’entrée une pièce de granite cassée qui aurait bien pu jouer le rôle d’une vanne pour obturer la galerie descendante en son extrémité haute, mais tout le dispositif qui devait aller avec à été emporté par les démolisseurs.

En effet il y avait besoin d’obturer le haut de la galerie descendante au niveau 15 m quand le niveau d’eau dans le circuit atteignait 21 m.

Cette vanne aurait été d’une largeur très légèrement supérieure à la largeur de la galerie et « enfoncée » à force par rotation pour obtenir l’étanchéité, puis sécurisée par une cale s’appuyant sur la maçonnerie nord.

L’ouverture de cette vanne se devait d’être brusque pour créer un front de dépression dans le circuit d’eau, cela était facile à obtenir avec un coup de masse bien placé qui aurait fait céder le blocage par frottement, après avoir retiré la cale de sécurité.

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** Depuis la découverte du « big VOID » par le projet « scan Pyramid » les tenants de la théorie des rampes recherchent dans l’entrée un passage secret qui conduirait via une hypothétique galerie secrète passant au dessus de la grande galerie au « Big Void » repéré par le projet scan pyramid.

Ils en ont un besoin absolu, car en l’absence de cette entrée suivie d’une galerie secrète, le seul accès au Big Void se trouverait à la verticale de la maçonnerie, encore inexplorée, qui se trouve autour du boyau derrière la niche de la chambre basse. Et par voie de conséquence logique il y aurait un puits vertical dans cette maçonnerie (même sans l’avoir vu) et un puits vertical au centre de la pyramide provoque le collapse total de toutes les théories à base de rampes!

Donc cette porte coulissante serait bien venue pour ces théories dont les tenants pourraient l’adopter immédiatement après avoir lu cet article, comme l’entrée secrète dont ils rêvent depuis toujours. Mais une entrée « secrète » dont le mécanisme d’ouverture s’étale aux yeux de tous, ça ne fait pas très sérieux de la part des constructeurs, bien qu’à ce jour des milliers de personnes soient passées devant sans la comprendre.

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Lecture hydraulique de la Pyramide de Khéphren

La pyramide de Khéphren est une de celles qui en dit le moins sur elle, 411 coudées de côté 274 coudées de hauteur, angle des faces avec l’horizontale est donné à 53°07′, mais l’angle le plus approchant donnant une tangente multiple de 1/28 est 53°53′ 09″ dont la tangente fait 37 / 28 , rayon de la sphère de protection 53 m, la seule chambre visible,

Chambre 14.15 x 5 x 6.83

évidemment désignées comme chambre funéraire, fait une section de 14.15 × 5 m, 71 M² de surface au sol et 6.83 m de hauteur, elle est une sorte d’hybride entre la grotte souterraine et la galerie horizontale de la chambre basse de Chéops, car prolongée par une importante galerie horizontale de 55 m de long, 1 m de large et 1.78 m de hauteur.

Cet ensemble donne une surface d’eau libre de 125 M² soit autant que la grotte souterraine de Chéops, on peut en déduire que c’est le premier étage de l’ensemble monte charge.

Le niveau d’eau à l’équilibre statique devait se situer à mi hauteur de la galerie horizontale soit à – 2.5 m sous la base.

La pyramide ne donne aucune information sur le puits vertical de cet étage, mais le complexe mortuaire se situant à 63 m de hauteur on peut anticiper deux étages pour y parvenir.

Il est permis de supposer que la vrai chambre mortuaire a une architecture identique à celle de la chambre visible, donc un point haut du mur à 60 m environ et des chevrons du toit pesant 30 t.

Soit une portée en charge de 30 m par étage et donc de l’ordre de 36 m à vide.

On peut estimer la section maximale du flotteur, car à la course maximum, il ne faut pas que le niveau d’eau dans la chambre varie de plus de 1.78 m, ce qui donne une section de l’ordre de 6 M² et un poids de 108 t  pour le flotteur.

Ce dimensionnement aurait permis en procédure « ordinaire » de placer des pierres de l’ordre de 20 t dans le complexe mortuaire. En l’état il serait vain de vouloir entrer dans plus de précisions.

Il faut noter cependant un point original dans le design hydraulique de cette pyramide, l’alimentation en eau du premier étage se fait depuis l’extérieur de la pyramide par la galerie descendante prenant naissance au niveau de la base, cette entrée restant libre d’accès pendant tout le temps de la construction.

Au plan hydraulique, la deuxième galerie descendante prenant naissance à la cote 12 m n’est d’aucune utilité. Le fait qu’elle ait été doublée d’un parement en granite suggère qu’elle n’est là que pour « simuler » l’accès à la chambre funéraire, « protégée » par une herse encore plus ridicule que celles de Chéops.

Il y avait quelque part sur le trajet de la galerie horizontale, une salle de chargement des blocs, contenant le cylindre prolongé de la cage, alimenté par une galerie horizontale dirigée vers l’est par laquelle les blocs étaient acheminés.

Pyramide achevée, roi inhumé cet équipement a été soigneusement bouché.

pyr

Les « rampistes » ont perdu la guerre mais n’osent pas l’avouer

Beaucoup d’études ont été publiées qui ont décrit des méthodes pour déplacer les pierres constitutives de la pyramides à l’aide de traîneaux glissant sur des rampes externes ou internes, ci dessous une brochettes, non exhaustive de solutions proposées:

Rampes diverses

Je vais démontrer ci-dessous qu’aucune des solutions présentées par les tenants des rampes, ne permettait même dans le meilleur des cas de réaliser la grande pyramide dans le délai, car l’utilisation des traîneaux glissant pour transporter les pierres aurait consommé trop de l’effectif  hébergé dans la ville des travailleurs.

Il faut comprendre que construire une pyramide consomme beaucoup d’énergie et que la seule ressource est l’énergie humaine, laquelle demande pour subsister sur 20 ans logement et nourriture, à l’époque de la construction le site de Gizeh était désertique et la ville la plus proche, Memphis était à des dizaines de kilomètres plus au sud, pour amener l’énergie sur le chantier il fallait construire d’abord une ville au pied du chantier avec sa logistique d’approvisionnement en eau et en nourriture.

On a retrouvé le site sur lequel se tenait la ville des travailleurs, il se tient sur une étendue d’environ 1 KM² au pied du plateau à une altitude juste au dessus de la crue du Nil, cette ville avec la logistique d’approvisionnement en nourriture dont le canal de liaison au Nil et ses écluses, est probablement la première construction faite par le chantier de la pyramide.

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AERA courtoisy

Une seule équipe d’archéologue l’AERA sous l’autorité de Marck Lehner fouille se site depuis des années et a fait un nombre important de découvertes sur les conditions de vie des travailleurs, elle a pu évaluer que cette population était entre 1 600 à 2 000 individus.

era report 2007
AERA: Giza reports 2007 volume 1
Avant ces fouilles (et hélas même après!) un certain nombre d’archéologues ont avancé SANS LA MOINDRE  PREUVE des chiffres allant de 10 000 à 100 000 ouvriers qui ne sont basés que sur leurs idées du procédé pour construire une pyramide.
Ainsi au lieu de chercher comment construire en 20 ans une pyramide avec 2 000 ouvriers, il ont décrété combien il aurait fallu d’ouvriers pour construire en vingt ans une pyramide avec leurs méthodes, ce qui est depuis les découvertes de l’AERA le contraire d’une démarche scientifique, et range leurs travaux dans la catégorie de l’archéologie fiction au même titre que le célèbre « indiana Jones »!

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Grande Galerie

47 m de long, 8 m de haut, 2 m de large 560 M³ , s’élevant sur 22 m de son point bas = le niveau du sol de la chambre basse, à son point haut = le niveau du sol de la chambre haute, la grande galerie est le plus grand volume présent à l’intérieur de la pyramide.

Comme TOUS les volumes actuellement connus, sa fonction a été de participer à la construction de la pyramide, elle n’est justifiée que par la procédure d’élévation des mégalithes du toit de la chambre haute (et du complexe mortuaire). Lire la suite

Le cuivre

D’une façon qui surprendra plus d’un lecteur, le cuivre est pour les pyramides une ressource stratégique de première importance.

Rendons lui cette justice, sans le cuivre les pyramides n’auraient jamais été construites.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer de premier abord et à ce qu’un certain nombre d’archéologues ont prétendu, le cuivre n’a jamais été utilisé pour tailler directement de la pierre en formant un arête de coupe, il n’est pas assez dur pour cet usage.

Par contre, peut être allié à de l’argent,  il a pu être utilisé pour le support et l’entrainement des arêtes de coupe en pierre dure qu’il a fallu d’abord enchâsser dans une pastille porteuse en cuivre.

Mais avant tout le premier intérêt du cuivre dans le chantier de la pyramide est sa densité de 8.9.

Les constructeurs avaient besoin de lest par dizaines de tonnes pour faire fonctionner les flotteurs élévateurs et pour donner de la force aux moteurs pendulaires.

Il en a été consommé des quantités phénoménales, probablement sous forme de lingots pesant de l’ordre de 40 KG que l’on pouvait facilement manipuler et entasser.

La consommation en été telle qu’une ligne logistique permanente fut établie entre les mines du Sinaï et le chantier, comme en témoignent les fouilles récentes de Ouadi el Jarf menées par P.Tallet de la Sorbonne.

Le deuxième usage, moindre en quantité mais pas en importance, fut de contribuer à la réalisation des pistes de roulement pour assurer le transport des blocs .

En examinant les caractéristiques des rouleaux à plots  utilisés pour transporter les blocs, on constatera que les rouleaux au contact du sol, pouvaient rapidement exercer une pression qui dépasse la résistance à la compression du calcaire à nummulites des pierres de remplissage, de l’ordre de 40 N/mm² et même du calcaire de Turah évalué à 60 N/mm², et même à la limite, du Granite d’Assouan évalué à 220 N/mm². Le cuivre alors complètement écroui présentant une résistance à la compression de l’ordre de 320 N/mm².

Les anciens égyptiens auraient donc pu utiliser cette propriété, pour réaliser par écrouissage du cuivre les sillons qui ont guidé les rouleaux sur les chaussées de transport des pierres

D’après les recherches archéologiques actuelles, à l’époque de l’ancien empire, le cuivre disponible était du cuivre « pur » avec un certain degré d’impureté d’arsenic variable suivant le lieu d’extraction du minerai et le procédé d’obtention, le bronze alliage de cuivre et d’étain et de plomb n’était pas encore en usage.

Je retiendrai pour l’ensemble de l’étude, que ce soit sous le vocabulaire bronze ou cuivre les caractéristiques physiques du cuivre à l’état écroui.

Limite de résistance élastique à la compression 300 N/mm², module de Young : 125 KN/mm², densité 8.9 T/M³.

Le symbole alchimique du cuivre se rapproche étrangement de « Ank » la clé de vie que les dieux égyptiens tiennent systématiquement à la main.

ank

 

cuivre

D’Assouan à Gizeh

 

Tout le monde admet que le seul moyen de transporter des mégalithes de 30 à 65 t d’Assouan à Gizeh était le transport fluvial.

S’inspirant souvent de fresques relevées dans certaines tombes, beaucoup d’auteurs se sont risqués à proposer de placer ces mégalithes sur le pont d’une felouque de l’époque, ce qui est complètement délirant en terme de moyens de levage et de stabilité du bateau sous une telle charge.

Les fresques des tombes et des temples sont comme les fresques et vitraux des églises catholiques, des représentations symboliques en langage visuel codé, mais pas une image fidèle de la réalité.

Pour faire flotter dans le Nil ces monstres, il n’ a qu’une solution qui soit audacieuse, simple, efficace, fiable et peu coûteuse, c’est de transporter dans une mini barge individuelle le bloc noyé qui perd ainsi immédiatement un point de densité, le mégalithe de 65 t, dans l’eau n’en pèse plus que 40.

Mégalithe dansleau

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Flotteur distributeur

Dans le trajet des blocs vers l’assise, il y a un stock intermédiaire dans lequel les blocs sont placés en ligne dans des silos en légère pente, par ordre d’expédition vers la pyramide, par une équipe de calepinage.

Les blocs à manutentionner pèsent jusqu’à 6 t, ils présentent une résistance à l’avancement de 1.5% de leur masse soit 90 KN, ce qui est faible mais devant les distances à parcourir et l’inertie des blocs, demande plus d’effort pour accélérer le mouvement.

L’idée est comme toujours d’utiliser la force de la gravité pour faire avancer les blocs.

La force de la gravité s’obtient par l’acquisition d’une énergie potentielle.

La fonction de ce distributeur est de récupérer les blocs arrivant des carrières et de les dispatcher vers des lignes de stockage provisoires.

Chaque ligne de stockage doit contenir 90 blocs, donc sa longueur est de 100 m, le trajet moyen de 50 m, auquel il faut ajouter le diamètre du distributeur qui sera pris à 6 m, donc 56 m à parcourir en moyenne.

Un bloc arrive toutes les 90 s, il faut être capable dans ce laps de temps de poser ce bloc à sa place de stockage, mais il se peut que l’on ait besoin de déplacer un deuxième bloc dans ces 90 s, donc le temps de transit d’un bloc doit être inférieur à 45 s.

En choisissant une hauteur de lancement de 0.5 m on donne une vitesse de 3 m/s au bloc qui lui fait parcourir, lancement et freinage compris les 56 m en 20 s, il reste donc 25 s pour manœuvrer la rotation et le basculement du flotteur distributeur.

Le flotteur est cylindrique, fait 6 m de diamètre et .76 m de hauteur, son tirant d’eau sans charge fait 4 cm, chargé à 6 t il passe à 0.26 cm, il lui reste 0.5 m de hauteur.

Il flotte dans un bassin de 6 m de diamètre et 1 m de profondeur, il dispose en son centre d’un trou qui reçoit une tige fixée au sol, cette tige maintient le flotteur centré lorsqu’il est basculé.

Quand les pierres sont moins lourdes, un lest garde la charge du flotteur à 6 t

Montage d’une pyramide

Le montage de la grande pyramide est une opération complexe, car il faut synchroniser beaucoup de processus qui fonctionnent en parallèle.

Dans toutes les grandes pyramides, le pierres montaient par une cage d’ascenseur centrale, le montage de toutes les assises de toutes les pyramides ne pouvait se faire autrement qu’assise par assise, un peu comme aujourd’hui une imprimante 3D construit un volume par couches horizontales successives.

TOUTES les théories de constructions par reprise de pyramides plus ou moins à degré sont CADUQUES quelle que soit la pyramide.

etapes

En sautant les 5 premières assises décrites par ailleurs, le processus général est le suivant:

Au rythme de 380 blocs par jour plus 100 M³ de sable issu de la taille, pour le remplissage, 20 blocs par jour pour les blocs de parement et quelques blocs par jour pour le soubassement et les volumes intérieurs, la pyramide se remplit ainsi pour toute nouvelle assise:

  • Extraction des blocs des carrières et acheminement vers la base de la pyramide  stockage intermédiaire des blocs et du sable dans lequel on ne conserve que deux jours de production, un pour le montage du jour, un pour préparer le calepinage du lendemain.
  • Pénétration dans la pyramide par la galerie d’accès, puis élévation des blocs depuis la chambre de chargement par les étages d’ascenseurs successifs.
  • Assemblage du soubassement et des maçonneries des galeries et chambre de cette assise
  • Pose des parements Est et Ouest incluant les quatre angles.
  • Remplissage en quatre postes de travail N-E, N-O, S-E, S-O  en commençant par les rangées les plus extérieures et se dirigeant progressivement vers le centre de l’assise en intégrant le remplissage des trous par du sable.

Assise terminée on revient au point de départ et ceci 205 fois.

Au moment de la pose des mégalithes de la chambre haute une procédure spéciale est mise en oeuvre.

Calepinage des assises

Remplissage des assises